lundi 20 avril 2026

Avec la fin du régime Orbán en Hongrie, la Chine perd-elle son principal allié en Europe ?

"La victoire du parti Tisza aux élections hongroises du 12 avril met fin à seize années de règne de Viktor Orbán. Au-delà du basculement interne hongrois, c’est tout l’équilibre des relations entre Budapest et Pékin qui se trouve interrogé. Investissements massifs, alignement diplomatique et coopération industrielle faisaient de la Hongrie un pivot essentiel de la stratégie chinoise en Europe. Cette recomposition politique annonce-t-elle un recul durable de l’influence chinoise sur le continent ? 

Un cycle politique semble s’être refermé en Hongrie avec la défaite du parti de Viktor Orbán aux élections législatives du 12 avril — un scrutin déterminant, dans la mesure où c’est le Parlement qui élit le président.

Avec près de 79 % de participation, soit le taux le plus élevé depuis la transition démocratique de 1990 (à titre de comparaison, les élections législatives françaises de 2022 avaient atteint 47 %), les électeurs hongrois ont accordé un mandat clair au parti d’opposition Tisza, dirigé par le député européen et ancien membre du Fidesz, Péter Magyar.

Avec 144 sièges sur 199, le parti obtient une super-majorité des deux tiers, lui permettant de modifier la Constitution hongroise. Il s’agit du plus grand nombre de voix et de sièges jamais obtenus par un parti hongrois lors d’élections libres. En conséquence, la défaite du Fidesz, parti du président hongrois Viktor Orbán, est nette (83 sièges perdus) et rend toute contestation des résultats difficilement crédible. Elle est significative à plusieurs égards, notamment au regard des relations étroites qu’il avait nouées avec la Chine de Xi Jinping, en particulier à partir de son deuxième mandat en 2014." La suite sur leventdelachine.com (article payant)

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