Teodor Gaspar
Quebécois et Hongrois, l’auteur est diplômé en science politique de l’Université McGill. Ils suit de près la politique hongroise et européenne depuis plus d’une décennie.
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"Ce qui a tout changé s’est construit autour des tables de négociation à Bruxelles et à Strasbourg.
Dans de nombreuses capitales occidentales cette semaine, libéraux, progressistes et démocrates célèbrent la fin de l’emprise de seize ans de Viktor Orbán sur la Hongrie. Les coupes de champagne se lèvent, et il y a toutes les raisons de se réjouir. La leçon qu’on en tire, de façon générale, c’est qu’un chef de l’opposition charismatique, un travail d’organisation acharné et une population enfin à bout de patience face à l’autocratie peuvent venir à bout même des régimes illibéraux les mieux enracinés. Et pas seulement en Hongrie.
Cette lecture n’est pas fausse, à proprement parler. Mais elle est dangereusement incomplète et risque de mener à de mauvaises conclusions.
Viktor Orbán n’a pas perdu parce que les Hongrois se sont lassés de son mode de gouvernement autoritaire. Il n’a pas perdu en raison de son alliance avec Donald Trump — en fait, Péter Magyar, le chef de l’opposition qui l’a renversé, a pris soin d’éviter toute critique significative à l’égard de Trump tout au long de la campagne. Dans un pays où Orbán a passé des années à cultiver une culture politique hostile à l’Occident démocratique, entretenir des liens avec le populiste autoritaire de Washington et jouer dans la cour des grands de la politique internationale n’avait rien d’un boulet électoral." La suite sur ledevoir.com
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