A ceux qui s’inquiètent du fait que M. Magyar soit un ancien membre du Fidesz et qu’il arrive au pouvoir avec une majorité écrasante de plus de deux tiers des sièges, il a aussi promis que sa priorité est « de rétablir des contre-pouvoirs », et affirmé que son parti Tisza (Parti Respect et liberté) « ne laissera pas faire » s’il se « mettait à suivre la voie d’Orban ». Comme il est le fondateur de cette formation, créée en 2024, et qu’il la contrôle étroitement, il faudra juger sur pièce, après sa nomination, début mai, s’il respecte ou non cette promesse.

A la différence de la Pologne, où le premier ministre libéral Donald Tusk éprouve des difficultés depuis 2023 à détricoter les mesures prises par ses prédécesseurs ultraconservateurs du parti Droit et justice (PiS), M. Magyar va bénéficier d’une majorité constituée de son seul parti et assez large pour pouvoir modifier la Constitution, ce qui devrait grandement faciliter sa tâche. Par ailleurs, le président Tamas Sulyok, un allié de Viktor Orban, n’a pas les mêmes pouvoirs de blocage que le chef de l’Etat polonais, Karol Nawrocki, et il pourrait être écarté par le Parlement s’il refuse d’écouter les appels à la démission répétés depuis dimanche par M. Magyar." La suite sur lemonde.fr (article payant)