mercredi 5 août 2015

Soirée des Mardis hongrois de Paris le 4 août 2015 - Les images




 

 






Leó Szilárd, l'un des concepteurs de la bombe atomique opposé à son utilisation.

Physicist Leo Szilard. Probably circa 1960. DOE Digital Archive Image 2017774. "Credit: DOE Photo"
Le 6 août, on commémorera le 70ème anniversaire du bombardement atomique d'Hiroshima. Souvenons-nous de Léo Szilárd, l'un des concepteurs de la bombe.

"Szilárd participe aux débuts du projet mais il est exclu de l’équipe de recherche après de multiples désaccords avec le général Leslie Richard Groves chargé de la direction du projet. Pacifiste convaincu marqué par les massacres civils de la Terreur blanche de la contre-révolution hongroise de 1919, Szilárd défend une utilisation strictement dissuasive de la bombe atomique. Il rassemble autour de lui des scientifiques dont beaucoup participent au projet Manhattan pour leur faire signer la pétition Szilárd qui demande à ce que les États-Unis fassent état de la puissance de la bombe atomique afin de permettre au Japon de se rendre sans avoir recours à son usage contre des populations de ce pays. Bien qu'elle eût été destinée au président Harry Truman, il n'est pas certain que le pouvoir militaire lui ait fait parvenir ce texte.
Après l'échec de la pétition et les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki des 6 et 9 août 1945, Szilárd crée avec Albert Einstein, le Comité d'urgence des scientifiques atomistes en 1946 auquel participe Linus Pauling, dont l'action contre les armes nucléaires lui vaut le prix Nobel de la paix en 1962." Source : Wikipédia.

Il semble assez vraisemblable que le 6 août 1945 le Japon était proche de la reddition et que l'usage de la bombe sur Hiroshima puis sur Nagasaki faisant plusieurs centaines de milliers de morts étaient inutiles pour l'achèvement de la guerre. En revanche sa finalité géopolitique marquant la puissance des USA vis-à-vis des autres nations paraît aujourd'hui, avec le recul historique, assez évident.

Nanterre : un concert de rock gratuit et en plein air le 5 août 2015 - Söndörgö !

"Ils vont mettre le feu aux Terrasses de l’Arche à Nanterre. Les musiciens hongrois du groupe Söndörgő donnent ce mercredi soir à 19 heures un concert gratuit en plein air dans le cadre du festival Paris quartier d’été.
C’est la dixième année consécutive que Nanterre accueille cette manifestation, avec cette fois de la musique rock des Balkans. Car, Söndörgő, ce sont trois frères, un cousin et un copain issus de familles musiciennes qui apportent un peu de modernité aux musiques traditionnelles (folklores hongrois, roumains ou tziganes). Concert de Söndörgő, gratuit et en plein air, à 19 heures, aux Terrasses de l’Arche à Nanterre, face à la mairie de quartier, terrasse 15." Source : leparisien.fr

mardi 4 août 2015

Re-Création / Marché « environnemental » Design 1-3 octobre 2015 de 9h à 19h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44




design : ERIKA VARGA - ROMANI DESIGN, photo : Barnabás Imre, Beatrix Torma
Dans le cadre de la Semaine des cultures étrangères, en partenariat avec le FICEP (Forum des Instituts Culturels Étrangers à Paris), l’Institut hongrois organise un « marché environnemental » dont la programmation s’attache à mettre en valeur le principe fondamental de la responsabilité vis-à-vis de notre environnement naturel et social. Des objets fabriqués à base de matériaux naturels et recyclés par des personnes en difficulté seront proposés au public qui sera également invité à une réflexion sur les obligations qui nous incombent à l’endroit de notre milieu naturel, urbain, culturel, spirituel ou social.
Participants (entre autres) : ReCreativity et Romani Design.
Entrée libre

Des chômeurs requis pour construire la barrière anti-immigration

"Hongrie - Environ 500 chômeurs ont été requis pour construire la barrière anti-immigration que déploie actuellement la Hongrie à la frontière serbe. Si les chômeurs refusent ce travail, ils perdront leur allocation de chômage, explique le journal britannique The Telegraph.
Depuis la mi-juillet, les autorités hongroises ont débuté la construction d'une barrière physique de 4 mètres de haut sur les 175 km de frontière avec la Serbie. Cette barrière, fortement critiquée par les partenaires européens, a pour objectif d'empêcher les migrants de rejoindre la Hongrie, porte d'entrée de l'Union européenne." La suite sur 7sur7.be

Le Hongrois Gergely Antal s'est imposé à l'Open d'échecs de Martigny 2015

"Septième joueur classé sur la ligne de départ, le grand maître (GM)hongrois Gergely Antal a damé le pion à tous ses adversaires lors du 24e Open d’échecs de Martigny.
Loin d’être considéré comme le favori du tournoi, le grand maître (GM) hongrois Gergely Antal a dominé de la tête et des épaules le 24e Open international d’échecs de Martigny qui s’est achevé ce lundi 3 août avec 6,5 points sur un total idéal de 7. Septième sur la ligne de départ, Antal a su déjouer les embûches dressées sur son parcours pour s’imposer sans coup férir devant les autres têtes d’affiche que sont le Français Christian Bauer, l’Allemand Matthias Bluebaum, l’Espagnol Oleg Korneev et le Croate Marin Bosiocic, autant de GM mieux classés que lui dans la hiérarchie échiquéenne mondiale." La suite sur lenouvelliste.ch

lundi 3 août 2015

Championnats du monde: Katinka Hosszú enlève le 200m 4 nages et améliore le record du monde

"Comme il y a deux ans à Barcelone, la Hongroise Katinka Hosszú a remporté le 200m 4 nages des Championnats du monde. Lundi à Kazan, elle s'est imposée en 2'06''12, battant également le record du monde (2'06''15 par Ariana Kukors le 27 juillet 2009 à Rome). La Japonaise Kanako Watanabe (2'08''45) et la Britannique Siobhan O'Connor (2'08''7) complètent le podium." Source : lequipe.fr

Melle : arnaque à l'essence en monnaie hongroise

"C'est une ruse bien connue : quelqu'un vous interpelle pour l'aider dans sa galère de panne d'essence, vous propose en échange des devises ou des bijoux en dédommagement… mais le compte n'y est pas. L'arnaque a fait une nouvelle victime, hier matin.
Les faits se déroulent à Melle, en plein centre-ville, ce dimanche en fin de matinée. Un Mellois est interpellé par le conducteur d'une auto immatriculée dans les pays de l'Est." La suite sur lanouvellerepublique.fr

Söndörgö au Parc Clichy-Batignolles Martin Luther King le 2 août 2015



































A ne pas manquer !
Après le Jardin du Luxembourg et le Parc Clichy-Batignolles Martin Luther King, le groupe Söndörgö se produira dans le cadre de Paris Quartier d'été

Photo : Robert Capa a-t-il paniqué durant le D-Day?

"Un ancien critique du “New York Times” remet en question l'histoire des clichés pris par le célèbre photographe de guerre lors du débarquement de Normandie. Une polémique qui vise à écorner le mythe.
Accusé Capa, levez-vous ! Tel Kenneth Starr réglant son compte à Bill Clinton en 1998, A.D. Coleman, ancien critique photo du New York Times, livre depuis plus d'un an, sur son blog Photocritic International, un réquisitoire sans appel contre le plus mythique des photographes de guerre. Dans sa ligne de mire, ses célèbres photos du débarquement." La suite sur telerama.fr

dimanche 2 août 2015

La politique de reconquête de souveraineté de Victor Orbán en Hongrie

"Au pouvoir depuis 2010, après une première expérience en 1998, la politique menée par la Fidesz et son leader Viktor Orbán s’est caractérisée par des mesures fortes en faveur d’une centralisation du pouvoir et des intérêts nationaux. Dans son argumentaire, Orbán fait le constat d’une Europe au modèle libéral failli, qui a couté cher à la Hongrie. Il promeut donc un modèle unique à la Hongrie, en marge de la politique des autres Etats membres." La suite sur reseauinternational.net

Hongrie : des bénévoles défient le président Orbán et accueillent les réfugiés à bras ouverts

"Confrontée à une arrivée massive de réfugiés à sa frontière avec la Serbie, la Hongrie a durci sa législation sur le droit d’asile. Dans un climat politique de plus en plus hostile aux migrants, des bénévoles leur viennent en aide.
Un soleil de plomb écrase le parvis de la gare de Szeged, chef-lieu de département de 160 000 habitants dans le sud-est de la Hongrie, par un après-midi caniculaire de juillet. De rares passagers descendent du tramway climatisé flambant neuf et se hâtent vers la grande bâtisse ombragée. À quelques mètres de là, une quarantaine de réfugiés afghans attendent en plein soleil : quelques familles avec enfants en bas âge, des petits groupes de jeunes hommes ou d’adolescents. Au milieu de la place, trois éviers font office de bains publics : à tour de rôle, on vient s’y brosser les dents, se raser avec un écran de smartphone en guise de miroir, ou simplement s’y asperger le visage dans des éclats de rire." La suite sur france24.com

La Hongrie durcit sa procédure de demande d'asile

"La Hongrie a durci de façon drastique samedi son système de demande d'asile, en réduisant la procédure de demande à 15 jours. Amnesty International estime que le gouvernement de droite conservatrice au pouvoir à Budapest nie de cette manière les Droits de l'homme, dans le sens où la courte durée de la procédure ne permet plus de mener des enquêtes approfondies." La suite sur rtbf.be

Janos Ber : Des fusains Exposition du 17 septembre au 24 octobre 2015 Institut hongrois

Vernissage : 17 septembre à 19h
Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

Janos Ber : sans titre, 2009

Janos Ber, né à Budapest en 1937 vit et travaille à Paris et ses environs depuis 1957. En même temps qu’à la peinture, il montre un intérêt particulier au dessin qui peut être considéré dans son oeuvre comme une activité d’égale importance, parallèle, co-existante L’exposition tente de donner aux spectateurs un « petit résumé provisoire » de son histoire avec les fusains.
« …Pour parler des fusains.
Le fusain au bout des doigts est un outil si simple qu’on l’oublie parfois. Parfois le dessin se fait comme si c’était sans instrument, la main plongée directement dans la matière de la vie, et la fouaillant, à la recherche de quelque chose qui vaille la peine.

C’est de la nuit que naissent les formes.
Dans ces dessins, les grandes masses sombres et opaques correspondent aux dépôts de la mémoire, matière noire, dont l’origine et l’ancienneté importent peu ici…
Mais qu’un trait les parcoure et elles s’animent, s’ouvrent, entrent en résonance. Une place, un haut et un bas, une verticalité, une étendue… des correspondances. Puis une tension, des contraintes, l’espace en souffrance, peut-être des formes… Une intelligence émerge. Ce sont des images qui remontent.
Pour retourner bientôt dans la nuit qui les garde. » (Janos Ber : Un rouge ciel , 1997)
Entrée libre

Instantanés amateurs - La Voïvodine au début du 20e à travers les yeux d’une femme photographe amateur

Exposition du 17 septembre au 24 octobre 2015
Vernissage : 17 septembre à 19h
Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44




Flora Alföldi : Récolte du foin, avant 1907
Flóra Alföldy se fait un nom aux débuts des années 1900 en tant que femme photographe amateur grâce à ses clichés de la région de Sombor et de ses environs. En 1905, à l’occasion d’une exposition de photographies amateurs rassemblant plus de 500 œuvres, elle fut la seule femme récompensée pour une photo intitulée Idylle en Sikara. Le Musée ethnographique de Budapest ne possède que quelques douzaines de tirages de ses clichés réalisés dans la région de la Batchka et de la Baranya qui illustrent dans toute leur diversité les habitants de sa ville natale et de la campagne environnante. Témoignant d’une sensibilité résolument féminine, ses photographies reflètent les différentes strates sociales de ces communautés et nous plongent dans l’univers quotidien et festif de cette région multiethnique.
L’exposition est le fruit de la collaboration entre l’Institut hongrois de Paris et le Musée ethnographique de Budapest.
Commissaire de l’exposition : Hanga Gebauer
Entrée libre

La Hongrie à vol d’oiseau Cinéma 26 septembre à 16h, 17h, 18h et 19h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

L’Institut hongrois vous invite à une découverte insolite de la Hongrie et de ses merveilleux paysages filmés à partir d’un drone.
16h : La Hongrie à vol d’oiseau – Budapest (VO, 55’35)
17h : La Hongrie à vol d’oiseau – La région du lac Balaton (VO, 54’06)
18h : La Hongrie à vol d’oiseau – Pécs et Baranya (VO, 58’43)
19h : La Hongrie à vol d’oiseau – Eger et les monts Bükk (VO, 55’38)
Programme en langue hongroise.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Danse : Jonah Bokaer / Daniel Arsham : Other Myths 19 octobre 2015 à 20h Mona Bismarck American Center

Mona Bismarck American Center 34 avenue de New York 75116 Paris
Informations : www.monabismarck.org
+33 1 47 23 38 88


photo : ©Livio Deponte
 
Le chorégraphe Jonah Bokaer ouvre le bal de "In Process" la programmation hors-les-murs de la FIAC avec la première française de Other Myths. Cette pièce dialogue avec une installation réalisée par l’artiste américain Daniel Arsham, les danseurs l'intègrent pleinement et exploitent également les singularités architecturales du Mona Bismarck American Center. Dans cette pièce, les cinq danseurs re-explorent les myths et mythologies de la région de la mer noire et de l'Europe de l'Est.
Jonah Bokaer reçoit en 2015 la bourse de la Fondation John Simon Guggenheim Memorial. Il a collaboré avec Merce Cunningham, John Jasperse, David Gordon, Deborah Hay et Tino Seghal, Robert Wilson, (de 2007 à aujourd'hui). Il collabore avec l'artiste Daniel Arsham depuis 2007, leur travail a été présenté au New Museum de New York, au MOMA-PS1 de Brooklyn, à l’IVAM en Espagne, ainsi qu'au Festival d’Avignon en France.
Danseurs : Zoltán Grecsó, Evin Hadžialjević, Katharina Illnar, Szabi Pataki, Karolina Šuša

Musique: Soundwalk Collective.
Entrée libre

Journée européenne des langues 26 septembre 2015 de 16h à 20h Institut hongrois

Institut hongrois 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : accueil@instituthongrois.fr
+33 1 43 26 06 44

À l’occasion de la Journée européenne des langues, l’Institut hongrois vous invite à une « journée portes ouvertes » qui vous donnera l’occasion de découvrir une langue rare mais fascinante et de vous y initier auprès de professeurs expérimentés et de langue maternelle hongroise. Vous pourrez vous inscrire sur place aux cours de hongrois du semestre d’automne et tester votre niveau de connaissance de la langue auprès de nos professeurs.
Entrée libre

John von Neumann, prophète du 21e siècle

"Synopsis de John von Neumann, prophète du 21e siècle
Le mathématicien hongrois John von Neumann a élaboré des théories qui ont changé le cours de l'humanité. Installé aux Etats-Unis à partir de 1930, ce mathématicien et physicien a contribué aux découvertes les plus fondamentales du siècle dernier et a initié la révolution informatique. Sous une bonhomie apparente, l'homme cachait en réalité une vision cynique et pessimiste de l'humanité. C'est lui qui calcule l'altitude optimale d'explosion pour obtenir les plus grandes destructions avec la bombe atomique lancée sur Nagasaki. Pionnier de l'informatique, il conçoit Maniac, un calculateur utilisé pour tester la première bombe à hydrogène." La suite sur telerama.fr
Mardi 4 août de 22:30 à 23:30 sur Arte

samedi 1 août 2015

LOUKOUMI Par Adam Biro

    
Photo n° 3 d’un voyage aux États-Unis, avril 2015
(Brooklyn).
     Le texte qui suit est extrait d’une histoire écrite en 1981, lors d’un séjour de cinq semaines à Koroni avec Karin, Julie et Yaëlle, dans la maison de Christiane. C’est mon amie Florence qui l’a publiée dans sa maison d'édition, La Chambre d’échos. Il décrit un autre séjour grec de deux mois, en 1965, dans l’île de Serifos recommandée par Roland qui l’a vue depuis un bateau et en était saisi. J’y suis allé avec Paul et Christiane dont c’était la première rencontre avec la Grèce. Elle en est tombée amoureuse au point d’y faire construire une maison. C’était mon deuxième voyage en Grèce. Le premier, en 1962, avec Étienne, nous a conduits à l’hôpital d’Athènes pour dénutrition, après une expérience d’écrivains publics puis de mendiants rue Ermou. Maintenant, cinquante ans après le séjour dans les Cyclades et trente-quatre ans après le Péloponnèse, maintenant que la Grèce fait la une des journaux et au moment où nous nous apprêtons à passer deux semaines dans les Sporades, j’ai envie de céder à la nostalgie.
     « (…) À Serifos, dans les Cyclades, j’ai connu, si je peux dire, un vendeur de loukoums.
     À Serifos, dans les Cyclades, il n’y avait rien. Pas d’eau courante, pas d’électricité. Deux cafés. Nous louions une maison ‘’meublée’’ de quatre lits de fer avec des matelas remplis de son, nus, sans literie. Ni chaises, ni armoire, ni volets, ni rideaux, ni rien, ni tout. Pas d’eau, pas de cuisine, pas de toilettes, même pas un trou. Des bougies nous éclairaient et la lune au-dessus d’une mer sans rivages, immense, immense. Les Grecs de Serifos, c’étaient les Grecs de Serifos. Il n’y a absolument rien à en dire. Je pense qu’ils ne l’avaient pas choisi. Des mères de famille, des enfants, des vieillards… Dans les deux cafés, des toilettes (hm…), mais rien à manger ou presque rien, des dolmades en boîte, des oeufs. Jamais de poisson. Aucun hôtel — pour qui ? Nous étions les seuls touristes, objets de curiosité. Un pêcheur que nous n’avons plus revu nous a loué sa maison pour 1 franc 50 par jour, les deux mois payables d’avance. Elle jouxtait la mer ; à deux mètres. (…) D’après la légende, le Cyclope habitait cette île. À Serifos, ni douceur, ni volupté. Seule la vue de la lune tremblante, seule la mer, l’immobilité totale. Une seule route, empruntée par la seule voiture-triporteur de l’île et des ânes, toujours les mêmes, aux mêmes heures. C’était le Sud, bêtement, loin de mon Làbas, de mon Europecentrale (en un mot), un peu inhabituel, un peu bizarre, mais si quotidien.
     À l’époque, j’en étais, de ce Sud-là. Des heures immobile sur un rocher dans la mer, indifférent au soleil. Des jours des jours des jours non mesurés au café, à regarder la mer, figée, inquiétante et rassurante parce qu’elle est là (au présent). Le jeu de jacquet, les komboloï tintent, la poussière s’infiltre, couvre et fige, comme le sucre du loukoum, crissant. J’étais un peu grec. Aujourd’hui, en Grèce à nouveau, je n’ose plus. À Serifos, à peine adulte, il ne s’agissait que de durer. Aujourd’hui, la disparition semble possible.
     À Serifos-sur-Danube, pendant des heures, je regardais un bateau, rien. Là, on pouvait. Le café coûtait trois drachmes, nous attendions le prochain bateau. Toute l’île l’attendait, il devait arriver à midi, il apparaissait à huit heures, à minuit. À l’arrivée, il déversait un pope puis repartait. Le lendemain, il revenait — ou non —, pour gober un autre pope. Le vendeur de loukoums était au port à chaque arrivée et à chaque départ. Il n’en manquait aucun. Il criait loukoumiiiii en poussant son chariot jusqu’au bout de la jetée puante. Il passait le reste de la journée au café, sa chaise adossée au mur, son pied droit posé sur une autre chaise. Une fois par jour, le vendeur de loukoums saisissait sa voiturette remplie de boîtes de loukoums, et d’un pas mesuré, il se dirigeait vers le débarcadère, loukoumiiiiii loukoumiiiiii ! (…)
     Je peux vous affirmer que pendant deux mois jamais personne n’a acheté au marchand de loukoums de Serifos la moindre boîte de loukoums, ni une demi boîte, ni un simple morceau de loukoum, ni la moitié, ni le quart d’un morceau. Jamais personne ne lui demanda le prix d’une boîte. Jamais personne ne lui demanda quoi que ce soit.
     Cela s’est passé il y a fort longtemps. S’il n’y avait, hormis nous, aucun touriste, c’est parce qu’il n’y avait rien à touristiquer. Il n’y avait ni ceci, ni cela. Aujourd’hui, les agences de voyage incluent l’île dans leurs croisières. J’en déduis qu’il y a maintenant l’eau courante, la TV et ceci et cela. Les bateaux doivent arriver à l’heure et repartir de même, et les marchands de ceci–cela doivent ruiner le commerce florissant du marchand de loukoums, qui a dû, je présume, se trouver un travail plus lucratif sinon plus enrichissant.
     Ici, maintenant. En passant à midi plein sur le mauvais chemin qui va de notre maison au village, je respire l’odeur un peu écoeurante des raisins qui sèchent, je vois autour de moi le vert de la vigne et des oliviers, le tout couvert par l’indescriptible bleu de la mer qui commence au bas du chemin, au pied de la vigne, et monte jusqu’au ciel pour s’y perdre. Un cyprès partage l’horizon.
     Une infinie paix.
     Le désordre libre dans l’ordre préétabli.
     Tout va bien.
     Il va falloir partir, sans avoir compris. Retourner là-bas.
     Des larmes me montent aux yeux ; je les laisse couler, je suis seul.

     Koroni, août 1981»

     adam biro
     août 2015
     biroadam4(AT)gmail.com

Drame de Mayerling : les lettres d'adieu de Mary Vetsera retrouvées

"L'amour est éternel et cette découverte vient encore de le prouver «Je n'ai pas pu résister à l'amour» : 126 ans après son suicide aux côtés de son amant Rodolphe de Habsbourg à Mayerling en 1889, considéré comme l'un des plus romantiques du 19e siècle, les lettres d'adieu de Mary Vetsera ont été retrouvées dans le coffre d'une banque autrichienne." La suite sur leparisien.fr

En Orbánistan, les soldats du Christ sont bien décidés à repousser les migrants

"En attendant les barbelés, des illuminés plantent une barrière de croix chrétiennes pour repousser les migrants à la frontière entre la Hongrie et la Serbie. Vade Retro Satana !
L’association pour une « Hongrie du Christ et une Europe qui protège la vie » (Krisztusi magyarságért és az életvédő Európáért) a entrepris de faire de sa foi une barrière pour tenir hors de la terre magyare les exilés d’Afghanistan, du Pakistan, de Syrie et d’ailleurs." La suite sur hu-lala.org