jeudi 18 septembre 2025

La demande de levée de l’immunité de l’eurodéputée de gauche Ilaria Salis divise le Parlement européen

"Une commission du Parlement européen devrait recommander la levée de l’immunité de l’eurodéputée Ilaria Salis la semaine prochaine avant de renvoyer l’affaire devant la plénière pour décider si l’ancienne militante antifasciste de gauche doit être jugée en Hongrie. 

Ilaria Salis a été arrêtée en février 2023 suite à sa participation à une manifestation contre un rassemblement de néonazis après une altercation avec des militants d’extrême droite. Elle a été accusée d’avoir participé à une agression et d’appartenir à une organisation d’extrême gauche.

Elle a passé plus d’un an dans une prison hongroise dans des conditions difficiles et risque une peine de onze ans de prison. Sa détention avait suscité un tollé dans toute l’Europe après que des images d’elle menottée au tribunal ont fait le tour des médias et des réseaux.

La femme de 40 ans, qui a nié toutes les accusations, a finalement été libérée après avoir remporté un siège au Parlement européen lors des élections de l’année dernière, grâce à une initiative des Verts et de l’Alliance de gauche italiens. Pour l’heure, bien qu’elle fasse toujours l’objet de poursuites par un procureur hongrois, elle bénéficie de l’immunité parlementaire." La suite sur euractiv.fr

Duolingo fait l’objet d’une enquête hongroise pour allégations trompeuses

"L’autorité de la concurrence de la Hongrie a lancé une enquête sur Duolingo concernant des allégations potentiellement trompeuses sur l’efficacité de son programme d’apprentissage des langues.

Le régulateur hongrois a déclaré dans un communiqué que l’entreprise américaine pourrait induire les utilisateurs en erreur quant à l’efficacité de sa plateforme pour l’apprentissage des langues. L’autorité a également allégué que Duolingo exerce une "pression psychologique" sur les utilisateurs, particulièrement lorsqu’elle les encourage à souscrire à des services payants.

L’enquête examinera également les messages marketing directs et non sollicités envoyés par l’entreprise." La suite sur investing.com

Begaj en Hongrie, rencontre avec le Premier ministre Orban : Intensification du dialogue politique entre les deux pays

"Le président Bajram Begaj, qui a effectué une visite officielle en Hongrie, a été reçu aujourd'hui lors d'une réunion spéciale par le Premier ministre de ce pays, Viktor Orban.

Au cours de la réunion, selon la présidence, le chef de l'État a apprécié le soutien ferme de la Hongrie à l'adhésion de l'Albanie et des Balkans occidentaux à l'Union européenne, soulignant en particulier son rôle clé pendant la présidence du Conseil de l'Union européenne en 2024 pour faire avancer les négociations, ainsi que son plaidoyer continu en faveur d'un processus d'élargissement stratégique, juste et fondé sur le mérite.

La conversation entre le président Begaj et le Premier ministre Orban a porté sur l'intensification du dialogue politique entre les deux pays en tant qu'alliés au sein de l'OTAN et bientôt au sein de l'UE." La suite sur gazetaexpress.com

Défense - La Hongrie déclare ne pas avoir besoin du soutien de l’OTAN pour protéger son espace aérien

"Le ministère hongrois de la Défense a indiqué mardi 16 septembre que les nouveaux déploiements de l’OTAN sur le flanc est de l’Alliance ne concernaient pas la Hongrie. Toutefois, Budapest suit de près la menace posée par les drones russes récemment observés en Pologne et en Roumanie. 

Vendredi dernier (12 septembre), le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et le commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), Alexus G. Grynkewich, ont annoncé de nouveaux déploiements pour la défense aérienne sur le flanc est de l’Alliance.

Cette initiative, baptisée Eastern Sentry, « couvrira tout le flanc est de l’Alliance, du Grand Nord à la mer Noire et à la Méditerranée, partout où nous pourrions voir une menace de la part des Russes », a expliqué Alexus G. Grynkewich, tout en ajoutant que l’accent restait mis sur la Pologne.

Le Premier ministre Viktor Orbán a reconnu que la guerre en Ukraine créait des « risques », mais la Hongrie, souvent réticente à condamner les attaques russes, estime pouvoir protéger son espace aérien avec ses propres moyens." La suite sur euractiv.fr

mercredi 17 septembre 2025

Handball. « Des abrutis, des imbéciles », déplore la Française Sako victime de racisme en Hongrie

"Victime de racisme en Hongrie, la gardienne française Hatadou Sako a déploré des comportements « d’abrutis » et « d’imbéciles » lorsqu’elle a été interrogée ce lundi 15 septembre à la Maison du handball du Créteil.

Victime d’insultes lors d’un match de championnat de handball en Hongrie la semaine dernière, la gardienne Hatadou Sako a fait face « pour la première fois » au racisme lors d’une rencontre, une situation qui l’a conduite à s’exprimer sur les réseaux sociaux. Interrogée à l’occasion du stage de l’équipe de France lundi 15 septembre à la Maison du handball de Créteil (Val-de-Marne), la gardienne des Bleues, qui évolue à Györ, s’est désolée de voir « des gens qui nous insultent par rapport à nos couleurs de peau, mais qui achètent des billets pour venir nous voir ».

« Il faut dénoncer ce genre de choses »

« C’est la première fois que je fais face au racisme, donc cela a été surprenant et, en même temps, je me dis qu’il y a toujours, désolée du terme, des abrutis, des imbéciles sur terre qui pensent encore être supérieurs à d’autres », a-t-elle déclaré." La suite sur ouest-france.fr

Sako, la gardienne des Bleues, victime de racisme en Hongrie

"Hatadou Sako, gardienne du club hongrois de Györ ainsi que de l'équipe de France, a été la cible de gestes et propos racistes de la part de supporters adverses lors d'une rencontre du championnat local. La Fédération Française de Handball a publié un communiqué pour dénoncer ces comportements.

La réaction de la Fédération Française de Handball était attendue. Elle ne s'est pas fait attendre. Samedi, l'instance nationale a publié un communiqué de soutien à Hatadou Sako, gardienne des Bleues et victime de gestes et propos racistes lors d'une rencontre du championnat hongrois. « Mercredi passé, lors du match disputé à Mosonmagyarovar comptant pour le championnat hongrois, la gardienne de Györ et de l'équipe de France, Hatadou Sako, a été la cible de cris et d'insultes racistes de la part des supporters adverses, a rappelé la FFH dans un tweet publié sur X, anciennement Twitter. La FFHandball apporte tout son soutien à Hatadou et tient à rappeler son engagement à lutter face à toutes les formes de violences. » Mercredi donc, la native de Tournan-en-Brie a été prise à partie et a subi des cris de singe et des injures de la part des supporters adverses dans la salle." La suite sur sports.orange.fr

Ce pays européen oblige les parents à choisir parmi une liste pour désigner le prénom de leur enfant : voici pourquoi

"La Hongrie a décidé de fournir une liste officielle de prénoms autorisés pour les nouveau-nés.

Il n'est jamais évident de choisir le prénom de ses enfants. En Hongrie, il sera désormais plus facile à répondre à cette question puisque le gouvernement du Premier ministre  Viktor Orbán vient d'imposer depuis peu une liste officielle dans laquelle il faudra puiser pour remplir la carte d'identité de sa progéniture auprès des institutions." La suite sur parismatch.be (article payant) 

En Hongrie, le bourg de Pilis met en œuvre la préférence locale de Viktor Orban

"REPORTAGE - Pour s’installer dans cette petite ville au sud de la capitale Budapest, il faut n’être ni criminel, ni chômeur, ni drogué, et... plaire au maire.

Pilis est une ville très « select ». Depuis le 1er septembre, cette localité de douze mille habitants, située à une petite cinquantaine de kilomètres au sud-est de Budapest, impose des conditions drastiques à quiconque prétendrait s’y installer. Pour acheter une maison et devenir « pilisien », il faut un casier judiciaire vierge, bénéficier depuis plus d’un an de la Sécurité sociale et occuper un emploi au moins au salaire minimum, ne pas avoir de dettes, pour ce qui concerne les dirigeants d’entreprise, et parler hongrois. Ces conditions remplies, le ou la candidate doit passer un entretien individuel devant le conseil municipal, qui se réserve le droit discrétionnaire de l’accepter ou non." La suite sur lefigaro.fr (article payant)

Procès Un couple hongrois condamné à Zurich pour trafic d'êtres humains

"Le tribunal de district de Zurich a condamné mardi un couple de Hongrois à des peines de prison pour traite d'êtres humains et encouragement à la prostitution. Les accusés avaient forcé plusieurs femmes compatriotes, dont des membres de leur famille, à se prostituer.

La femme de 29 ans, considérée comme le «cerveau» du couple de proxénètes, écope d'une peine de 7 ans et demi de prison, son compagnon âgé de 39 ans est condamné à 5 ans et 8 mois. Une fois leur peine purgée, tous deux seront expulsés de Suisse pour dix ans.

Les faits se sont déroulés entre 2020 et 2022. Les victimes sont originaires de la même région que les accusés et certaines mêmes parentes. Selon l'acte d'accusation, le couple exploitait leurs conditions de vie précaires pour les amener, sous la menace, en Suisse, les obligeant ensuite à se prostituer dans le quartier de la Langstrasse à Zurich." La suite sur bluewin.ch

Les États-Unis sont « plus compréhensifs » que l’UE au sujet des importations d’énergie russe, estime un ministre hongrois

"Washington se montre plus compréhensif que Bruxelles concernant la poursuite des importations de gaz et de pétrole russes par la Hongrie et la Slovaquie, a déclaré mardi 16 septembre le ministre hongrois des Affaires européennes, János Bóka. 

Les États-Unis exhortent l’Europe à mettre fin à toutes les importations d’énergie russe — qui pourrait être remplacée par des alternatives américaines — le plus rapidement possible. Le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a déclaré que si l’UE voulait que les États-Unis renforcent les sanctions contre Moscou, ses États membres devaient cesser d’importer du pétrole et du gaz russes.

Toutefois, contrairement à l’UE, Washington reconnaîtrait « la position particulière de la Hongrie et de la Slovaquie [ce sont des pays enclavés, NDLR] », a affirmé János Bóka à Bruxelles." La suite sur euractiv.fr

Les États-Unis réintègrent la Hongrie dans leur programme d’exemption de visa

"Washington lève les restrictions imposées aux détenteurs de passeports hongrois, saluant les mesures prises par Budapest pour renforcer la sécurité.

Les États-Unis ont annoncé ce mardi 16 septembre qu’ils rétablissaient pleinement le statut de la Hongrie dans leur programme d’exemption de visa, affirmant que ce pays d’Europe centrale avait pris des mesures pour améliorer sa sécurité.

Washington avait critiqué à de multiples reprises le système de naturalisation accélérée mis en place par le dirigeant nationaliste Viktor Orban, qui a permis à environ un million de personnes de devenir citoyens hongrois depuis 2011, le jugeant sujet à des « failles de sécurité ». La plupart de ces nouveaux citoyens viennent de pays voisins de la Hongrie, où vivent environ 2 millions de Hongrois de souche, un héritage du traité de l’après-Première Guerre mondiale qui a réduit les frontières du pays." La suite sur sudouest.fr

mardi 16 septembre 2025

Judit Elek et le Studio Béla Balázs Aux limites du cinéma documentaire - Ateliers Varan 28 septembre 2025 à 10 h


Ateliers Varan - 6 impasse Montlouis 75011 Paris

"Judit Elek et le studio Béla Balázs : aux limites du cinéma documentaire"
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Ce Dimanche de Varan est en partenariat avec la Cinémathèque
du documentaire à la Bpi, dans le cadre du cycle "Judit Elek - L’art des yeux ouverts", qui a lieu du 17 septembre au 23 novembre 2025. La séance prend la forme d'une conférence avec projection d'extraits de films.
 28 septembre 2025 à 10h
Ateliers Varan (Paris 11e)
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Judit Elek occupe une place de choix au sein de ce qu’on pourrait appeler la « modernité cinématographique hongroise ». Entrée à l’École Nationale de Théâtre et de Cinéma de Budapest à l’automne 1956, elle a fait ses classes aux cotés d’István Szabó, Zoltán Huszárik ou encore Zsolt Kézdi-Kovács, autant de camarades qui contribuent dans les années 1960 à renouveler en profondeur les thèmes et l’esthétique des films hongrois.
Cette génération prend notamment la direction d’un studio autogéré dédié à l’expérimentation cinématographique sous toutes ses formes : le studio Béla Balázs. S’orientant immédiatement vers le documentaire, et plus spécifiquement vers ce qu’on nomme alors l’école du « cinéma direct », Judit Elek y joue un rôle important.
Ce Dimanche de Varan est consacré aux productions de ce studio se jouant souvent de la frontière entre fiction et documentaire afin d’interroger le « réalisme » des images, dans un pays où le « réalisme socialiste » est la doctrine esthétique du pouvoir. Nous verrons comment l’œuvre de Judit Elek illustre ces tendances, allant jusqu’à entremêler, dans les années 1970, la vie personnelle de la cinéaste et celle de ses « personnages », confusion qui l’amène à interroger la limite éthique des pratiques documentaires. La question de la responsabilité de l’auteur·ice traverse ainsi l’ensemble de ce parcours au sein de la filmographie de Judit Elek et du cinéma documentaire hongrois.
par Damien Marguet Maître de conférences co-responsable du département cinéma / ESTCA Paris 8 Vincennes Saint-Denis
Rendez-vous le dimanche 28 septembre 2025 !
Ateliers Varan, 6 impasse de Mont-Louis (Paris 11e)
▶️ 5€ / Étudiant·es, -26ans, RSA : 2€
Café et viennoiseries offertes à partir de 9h45. Début de la séance à 10h.

Judit Elek, l'art des yeux ouverts 17 septembre au 23 novembre 2025 à 19h30 au Forum des images

Forum des images - 2 Rue du Cinéma, 75001 Paris

A partir du 17 septembre, le Forum des Images présente l'intégrale documentaire consacrée à la grande Dame du cinéma hongrois, Judit Elek, en partenariat avec le National Film Institut de Budapest et l'Institut Liszt Paris.

« Le cinéma de Judit Elek lui ressemble : courageux, sensible, sans concession. Seule femme à être admise en réalisation à l’École nationale de Théâtre et de Cinéma de Budapest en 1956, Judit Elek est marquée, dès les débuts de sa formation, par le soulèvement d’octobre. L’insurrection vient travailler en profondeur sa réflexion politique et sa manière de faire. Avec ses camarades de classe, elle crée un espace de production à part : le Studio Béla Balázs, en hommage à celui qui considère le cinéma comme “l’art des yeux ouverts”.

Elle y fait ses premiers pas et réalise des films qui inscrivent son œuvre au sein d’un cinéma direct encore à ses balbutiements. Elle y déploie, avec talent, une capacité à capter les existences qui s’apprêtent à basculer, se plaçant aux seuils des portes qui s’ouvrent et se referment. Avec attention, elle observe la difficulté des trajectoires imposées, la pénibilité des vies de labeur, le désir de s’en sortir, l’instant fragile des rencontres et la possibilité de trouver des joies, malgré les deuils.

Toutefois, en mesurant la responsabilité qu’elle doit endosser, en éprouvant les limites de ce qui se joue entre l’équipe de tournage et les personnes filmées, elle décide de ne plus entrer dans la vie des gens. Elle ne retourne au documentaire qu’après de nombreuses années, pour tisser autrement ce qu’elle a déjà tramé dans ses fictions. La parole s'ouvre alors sur l’obscurité de l’histoire hongroise et, surtout, la douleur d’une mémoire juive dont Judit Elek, survivante du ghetto de Budapest, se fait passeuse, par l’archive et le témoignage. »

Marion Bonneau, programmatrice du cycle Judit Elek

 

Judit Elek sur le tournage de Mémoires d'un fleuve (Tutajosok) © NFI Filmarchivum

Séance d'ouverture :

Où finit la vie ? (Meddig él az ember ?) de Judit Elek
Documentaire / Hongrie / VOSTF / 1968 / 57 min
Mercredi 17 septembre à 19h30

Après quarante années de travail, un ouvrier prend sa retraite mais ne trouve ni but ni sens à sa nouvelle vie. Un jeune paysan quitte son village pour aller apprendre un métier à la ville. Dans une société qui mesure la valeur d’un être humain à sa productivité, Judit Elek se penche sur deux personnes qui traversent un moment charnière, à la frontière d’un monde, celui du travail.

En présence de Patrice Verry et Carine Bach, fondateurs de la société d’édition vidéo indépendante Extralucid Films.

Les autres séances en septembre :

Le cinéma direct de Judit Elek

Discussion avec Caroline Zéu, spécialiste du cinéma direct,
suivi de la projection d'Un village hongrois de Judit Elek
Samedi 20 septembre à 18h

Une histoire simple
de Judit Elek
Samedi 20 septembre à 20h30

La Dame de Constantinople
de Judit Elek
Dimanche 21 septembre à 18h

Pour la suite du monde 
de Michel Brault, Marcel Carrière, Pierre Perrault
Dimanche 21 septembre à 20h30

La Vraie Vie
de Ekiem Barbier
Guilhem Causse
Mercredi 24 septembre à 19h30

Dire l’indicible - La Quête d’Elie Wiesel
de Judit Elek
Samedi 27 septembre à 18h

Un homme libre - La Vie d’Ernö Fisch
de Judit Elek
Samedi 27 septembre à 20h30

Cinéma hongrois 2 : Vivre et filmer en Hongrie

de Jean-Louis Comolli
Dimanche 28 septembre à 18h

Le Studio Béla Balàzs:
Le monde nous appartient de Ferenc Kardos
Maternité de Ferenc Grunwalsky
Dimanche 28 septembre à 20h30

En partenariat avec le National Film Institut de Budapest 

lundi 15 septembre 2025

Le goût de la salade sucrée Hugo Fonyo, je crie ton nom ! par Muriel Klein-Zolty

 

Résumé

Quand j’ai fait part à ma mère de mon projet d’écrire un livre sur Hugo, son visage exprima une intense émotion. Sans un mot, elle approcha une échelle de l’armoire de sa chambre à coucher et se mit à grimper. Elle resta un long moment, comme suspendue en l’air, avant de redescendre avec un dossier brun, rempli de documents. « Ils t’appartiennent, murmura-t-elle. Mon père les a apportés de Hongrie dans ses pérégrinations, sur les routes de l’exil ». J’étais frappée par l’étrange similitude du sort réservé aux souvenirs, relégués dans l’antre sombre, et celui de ces papiers, conservés au fond d’une armoire.

Muriel Klein-Zolty part sur les traces de son grand-père Hugo Fonyo, juif hongrois réfugié en France, disparu dans la Shoah. De Budapest, jusqu’en Alsace, en passant par Vienne et Paris, elle le fait surgir du néant et du silence. Entre reconstitution historique et quête impossible, elle raconte l’Europe de la première moitié du XXème siècle, ses cafés, ses théâtres et ses révolutions. C’est à Drancy, au seuil de l’innommable qu’elle abandonne son personnage. Dans cette recherche, elle l’a voulu vivant.
Docteur en sociologie, Muriel Klein-Zolty a enseigné la philosophie puis est devenue écrivain public-biographe. Elle est l’auteur d’ouvrages consacrés à la mémoire collective. 
Date de parution 17/11/2024
Editeur Ampelos
Collection Temoigner
Nombre de pages 132 

Stockholm accuse Orbán de "mensonges scandaleux" sur des crimes commis par des mineures

"Les Premiers ministres suédois et hongrois s'affrontent sur les réseaux sociaux après que Viktor Orbán a affirmé que 280 jeunes filles mineures suédoises avaient été arrêtées pour des crimes graves tels que le meurtre. Des chiffres retoqués par le Conseil suédois de prévention du crime.

Le Premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a publiquement réfuté un message posté sur le réseau social X par son homologue hongrois, Viktor Orbán, selon lequel des gangs criminels suédois exploitent et forcent des jeunes filles mineures à devenir des assassins.

Le Premier ministre hongrois a publié lundi matin une vidéo citant un rapport du journal allemand Die Welt selon lequel des gangs suédois recrutent des adolescentes pour commettre des crimes violents tels que des meurtres ou des attentats à la bombe.

"Le gouvernement suédois nous fait la leçon sur l'État de droit. Pendant ce temps, selon un article de Die Welt, des réseaux criminels exploitent des enfants suédois pour en faire des tueurs, sachant que le système ne les condamnera pas. Un pays autrefois réputé pour son ordre et sa sécurité est en train de s'effondrer : plus de 280 jeunes filles mineures arrêtées pour meurtre, des familles vivant dans la peur. C'est déchirant. Le peuple suédois mérite mieux !" a écrit Viktor Orbán." La suite sur euronews.com 

En Hongrie, la communauté juive se déchire sur la guerre à Gaza

"Une pétition signée par 1 500 juifs hongrois dénonçant « la destruction totale » de l’enclave palestinienne a lancé un débat dans la plus grande communauté d’Europe centrale. 

A Budapest, Ujlipotvaros est devenu le lieu d’une vive controverse autour de la guerre à Gaza. Depuis la publication, le 25 août, d’une pétition signée par 300 personnalités juives hongroises dénonçant, pour la première fois en Hongrie, « la destruction brutale » et « la famine » à Gaza, une grande partie des juifs libéraux de ce quartier de tradition bohème et intellectuelle de la rive gauche du Danube ne se parlent plus qu’à coups de tribunes, de contre-tribunes et de posts rageurs sur Facebook.

Jusqu’à récemment réputés pour leur engagement à gauche et leur opposition au premier ministre nationaliste, Viktor Orban, les 80 000 à 100 000 juifs hongrois, première communauté en Europe centrale, se déchirent au grand jour autour de la guerre que mène Israël à Gaza en représailles à l’attaque du 7 octobre 2023 par le Hamas, et du soutien indéfectible apporté par le gouvernement hongrois au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Se revendiquant « à la fois projuifs et propalestiniens », les auteurs de la pétition reprochent au gouvernement hongrois d’interdire toute manifestation propalestienne et « aux organisations juives hongroises » leurs « propos extrémistes et partiaux ».

A l’initiative d’une musicienne, Vera Jonas, ce texte veut donner la parole aux « acteurs juifs qui ne représentent pas la position du gouvernement extrémiste israélien ». Il a été signé par plusieurs personnalités, comme l’historien spécialiste de la Shoah Laszlo Karsai. Même si elle évite d’aborder la question sensible des accusations de crimes de guerre ou de génocide visant l’Etat hébreu, la pétition a déclenché un tollé chez d’autres personnalités juives, également connues pour leur engagement à gauche. Le philosophe des religions György Gabor a publié une longue tribune accusant les signataires de ne pas avoir rappelé « le droit d’Israël de se défendre », et de se cacher derrière « un faux humanisme » pour « collaborer avec..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

« La Hongrie signe avec Shell pour 2 milliards de m³ de gaz » : ce contrat géant défie l’Europe et maintient le lien russe intact

"La Hongrie, tout en signant un contrat gazier historique avec Shell, réaffirme sa loyauté envers la Russie, démontrant une stratégie énergétique audacieuse et controversée.

EN BREF

  • La Hongrie signe un contrat de dix ans avec Shell pour livrer deux milliards de mètres cubes de gaz à partir de 2026.
  • Ce partenariat est qualifié de plus important avec un partenaire occidental par le ministre hongrois des Affaires étrangères.
  • Malgré cette diversification, la Hongrie maintient ses liens avec la Russie et son contrat de 15 ans avec Gazprom.
  • La stratégie hongroise soulève des questions sur l’équilibre entre diversification énergétique et dépendance à la Russie. 

La suite sur le-gaz.fr 

UE : L’adhésion de l’Ukraine toujours en stand-by, la Pologne accuse la Hongrie de « chantage »

"BlocageLe ministre polonais des Affaires étrangères ne cache pas son exaspération à l’égard de la Hongrie, qui bloque toujours le processus d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

L’Ukraine reste bloquée dans la salle d’attente. Le pays a déposé sa candidature pour rejoindre l’Union européenne quelques jours après le début de l’invasion russe en février 2022, mais le dossier est au point mort. Le nœud du problème se nomme Viktor Orban, proche du Kremlin.

Au grand dam du ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, qui a dénoncé l’attitude de la Hongrie samedi. « Vous pouvez faire du chantage à toute l’UE avec vos problèmes bilatéraux, mais il y a des limites », a-t-il lancé lors de la conférence annuelle Yalta European Strategy à Kiev. « À notre avis, la Hongrie est allée au-delà ce qui est raisonnable. »" La suite sur 20minutes.fr

Ödön von Horváth – Ein Kind unserer Zeit [Un fils de notre temps]


"L’exemplaire de Ein Kind unserer Zeit (Un fils de notre temps) que j’ai emprunté à ma bibliothèque préférée – celle des langues étrangères, à Budapest – est une édition dtv de 1968, entrée au catalogue de la bibliothèque au plus tard en juillet 1984. Un beau tampon aux couleurs un peu passées et portant l’ancien nom socialiste de la bibliothèque, l’Állami Gorkij Könyvtár (bibliothèque d’Etat Gorki) orne la toute première page, avec son étoile à cinq branches juchée au-dessus des deux gerbes de blé entourant les trois bandes de couleur du drapeau hongrois. Au bas de la dernière page, juste en dessous des derniers mots de l’éloge funèbre de Carl Zuckmayer à l’écrivain tout juste décédé (1938), qui font office de postface, un deuxième tampon a été apposé, comme si le ou la bibliothécaire avait voulu indiquer son satisfecit officiel avant de mettre le livre entre les mains des lecteurs. Ce serait amusant de penser qu’entre le tampon de la première et celui de la dernière page le ou la bibliothécaire avait aussi lu le texte – avec un bon niveau d’allemand et pas d’interruptions, c’est l’affaire de quelques heures – et j’aime bien me l’imaginer, le menton dans la paume et le tampon comme une cigarette entre les doigts, en train de tourner les pages de cette nouvelle acquisition, jusqu’à la dernière, et là, un bon coup de tampon et au suivant.


C’est un autre type de marque qu’a laissé un autre (vrai) lecteur ou une autre (vraie) lectrice à l’intérieur du livre. Depuis la première phrase (« Ich bin Soldat ») jusqu’à la dernière (« er war eben ein Kind seiner Zeit »), le livre est impitoyablement parsemé de soulignements verticaux dans la marge et horizontaux entre les lignes, de cercles et de rectangles et d’annotations visant à faire ressortir certains mots, expressions, phrases, paragraphes. En regardant ces mots et ces phrases que cette lectrice – le graphisme me fait penser que c’est sûrement une lectrice – si attentive et irrespectueuse a sélectionnées, j’essaie de me représenter le fil de sa pensée, le pourquoi de tel mot ou phrase plutôt que tel autre, mais en vain. Sauf à un moment, page 110, vers le début du chapitre « Anna, die Soldatenbraut », lorsqu’apparait cette phrase : Qui suis-je donc ? Au lieu du simple trait au crayon plus ou moins émoussé, la phrase a été soulignée trois fois, de manière un peu appuyée, comme si cette lectrice pensait avoir mis le doigt sur le point central du livre. J’ai un peu envie de lui donner raison." La suite sur passagealest.wordpress.com

La justice européenne remet en cause un projet nucléaire russe en Hongrie et embarrasse Budapest

"Un arrêt de la Cour de justice de l'UE annule le feu vert qu'avait donné la Commission à la construction de deux réacteurs. Et bouleverse les relations internationales de la Hongrie.

Jeudi, la Cour de justice de l'UE (CJUE) a porté un coup au gouvernement du Premier ministre Viktor Orbán et à sa stratégie de se poser en pivot entre Est et Ouest. Dans un arrêt, elle a annulé la décision de la Commission européenne de donner le feu vert à la construction de deux réacteurs nucléaires par l'entreprise d'État russe Rosatom, à la centrale de Paks. " La Commission aurait dû vérifier si l'attribution directe du marché de construction des deux nouveaux réacteurs à une entreprise russe est conforme aux règles de l'Union relatives aux marchés publics ", ont justifié les juges de Luxembourg." La suite sur lalibre.be (article payant)

Sébastien Lecornu : le nouveau Premier ministre n’est pas entré seul à Matignon


"Nommé chef du gouvernement le 9 septembre, Sébastien Lecornu s'est installé à Matignon accompagné de Tiga, sa chienne braque hongrois âgée de trois ans.

Tennis - Coupe Davis - Spiros invente un « ace » venu de nulle part, son adversaire humilié a failli exploser

"Le joueur hongrois Spiros a inventé un nouveau coup et si nos confrères de Tennis Legend parlent de génie, d’autres observateurs ne sont pas du même avis.

Après le service à la cuillère qui n’est plus une surprise, le Hongrois a donc décidé d’innover avec un coup venu de nulle part mais et qui ressemble à celui des enfants qui débutent dans les fameuses écoles de tennis." La suite sur welovetennis.fr

Le long de la frontière avec la Serbie, les gardes champêtres hongrois démunis face à l’immigration clandestine

"RÉCIT - Régulièrement, des groupes parviennent à franchir la barrière installée en 2015 par le gouvernement hongrois. Depuis, les flux ont diminué. Mais les agents déplorent le manque de moyen et de solidarité européenne.

Le gros pick-up Ford au capot siglé « Patrol » se joue des ornières dans le chemin de sable défoncé qui longe la clôture. À son bord, Erik et Sandor les gardes champêtres de la bourgade frontalière, Ásotthalom, veillent au grain.

Gardes champêtres avec peu de droits et prérogatives, mais au look de rangers américains sur la frontière mexicaine, avec leurs carrures, treillis, lunettes noires, et le fusil à pompe sur l’épaule. « Regardez, ils ont encore taillé la clôture » montre Sandor. Entre les deux grillages, des hommes descendus d’un véhicule de l’administration pénitentiaire colmatent une brèche de la hauteur d’un homme, ouverte il y a quelques heures. Interdiction de les interroger et de les photographier. Ce sont peut-être des détenus, comme ceux qui ont été envoyés en urgence à l’été 2015 pour déployer des barbelés à la hâte, puis ériger un véritable obstacle.

Deux murs de grillage

Deux murs de grillage de quatre mètres de haut, séparés d’une dizaine de mètres pour laisser passer les engins de..." La suite sur lemonde.fr (article payant)

dimanche 31 août 2025

Ce qui luit dans les ténèbres : Souvenirs de la vie d'un narrateur de Péter Nádas

Traduit du hongrois par Sophie Aude
Éditions NOIR sur BLANC
date de sortie le 04/09/25

À partir de détails qui le hantent, de fragments qui luisent dans l'obscurité du passé, de la mémoire, de l'inconscient, Péter Nádas a composé la plus singulière des autobiographies, à la fois dans sa forme et dans sa méthode, inspirée de l'interprétation freudienne des rêves. Images, textures, éclats de voix, mots-valises, autant d'éléments employés comme des clés pour comprendre (comprendre, c'est le maître-mot de cette oeuvre) les bouleversements de l'histoire et les forces, parfois très anciennes, qui agissent sur chacun de nous.

L'héritage libéral des Juifs assimilés d'Autriche-Hongrie, la Shoah, la petite enfance dans les ruines de Budapest, les parents juifs et communistes, la culture du secret et bientôt celle du mensonge, la mort de la mère, le suicide du père, la révolution de 1956, tout cela, l'infime et le monumental, nous est livré hors de tout principe chronologique, mais avec la pertinence indiscutable du geste d'un artiste.

L'Iran et la Hongrie célèbrent 100 ans de relations diplomatiques

"Taghrib(APT)– Le ministre hongrois des Affaires étrangères souligne l'engagement de la Hongrie à développer sa coopération avec l'Iran dans divers secteurs.

À l'occasion du 100e anniversaire des relations diplomatiques entre l'Iran et la Hongrie, les ministres des Affaires étrangères Abbas Araghchi et Peter Szijjarto ont affirmé leur engagement à renforcer les liens bilatéraux.

Lors d'un entretien téléphonique vendredi, M. Szijjarto a félicité l'Iran et exprimé l'engagement de la Hongrie à développer sa coopération dans divers secteurs." La suite sur taghribnews.com 

La mue spectaculaire d’Orbán, de démocrate à chef de file de l’extrême droite

"Le 16 juin 1989, à Budapest. Sur la symbolique et monumentale place des Héros, noire de monde, on célèbre les martyrs de la révolution hongroise de 1956. Le bloc de l’Est, dont fait partie la Hongrie, est en ébullition démocratique, au seuil de la chute. Sur la scène où s’enchaînent les discours passionnés s’avance un jeune homme aux cheveux mi-longs, la mi-vingtaine. Peu le connaissent alors. Il s’appelle Viktor Orbán et, plusieurs années plus tard, deviendra premier ministre de la Hongrie. Membre de l’Alliance des jeunes démocrates (Fidesz), le jeune homme prononce une allocution qui restera dans les annales. Chantant les louanges de la démocratie, acclamé par la foule, le jeune homme appelle au « départ des troupes russes ».

Trente ans plus tard, le retournement idéologique d’Orbán est spectaculaire, à l’aune de la volte-face national-populiste qu’il a choisi d’opérer. De démocrate europhile, le patron du parti Fidesz s’est mué en chef de file de l’extrême droite européenne. Disposant d’une majorité sans interruption depuis 2010, il a fait main basse sur la presse, la justice et la Constitution, s’engageant dans un conflit ouvert avec Bruxelles.

Mais, avant de devenir le leader de droite radicale qu’il est maintenant, il a connu une mue progressive, qui s’est étirée sur une vingtaine d’années. C’est lorsqu’il arrive à la tête du Fidesz, en 1993, que se révèle son visage d’autocrate. Entre gestion verticale et finances du parti jugées douteuses, des querelles intestines éclatent. Rompant avec l’identité centriste du Fidesz, le jeune Orbán adopte de manière unilatérale une ligne franchement conservatrice, ce qui cause une vague de défections. Le noyau dur demeure." La suite sur ledevoir.com

Cinéma : Mostra de Venise 2025 : “Orphan”, de László Nemes, une atmosphère de mauvais rêve éveillé

"Dans son troisième long métrage, en compétition, le réalisateur du “Fils de Saul” aborde une nouvelle page sombre de l’Histoire hongroise. Malgré une mise en scène virtuose et la prestation de l’acteur français Grégory Gadebois, notre critique est mitigé.

Hirsch. Andor Hirsch. C’est son nom, il le clame plus d’une fois, il y tient plus qu’à la prunelle de ses yeux. Pour rien au monde, il ne voudrait en changer. C’est ce qui fonde une part de son identité. Cet Andor Hirsch, casque châtain de cheveux frisés, cicatrice à la joue, est un garçon juif d’une dizaine d’années qui a été placé dans un orphelinat pendant la Seconde Guerre mondiale et que sa mère a récupéré quelques années plus tard. On les retrouve en 1957 à Budapest, un an après l’échec de la révolution hongroise.

Ambiance écrasante de liberté surveillée et précarité générale dans la ville, en ruines à certains endroits. La mère travaille dans une épicerie. Son garçon vient parfois..." La suite sur telerama.fr (article payant)

La poutinisation à marche forcée de la Hongrie d’Orbán

"Comment meurt une démocratie, au XXIe siècle, en plein cœur de l’Union européenne (UE) ? Certainement pas dans le vrombissement des chenilles d’un char ni dans la terreur d’un coup d’État fomenté ; non, plutôt que par brutalité et persécution, l’autocratie s’enracine insidieusement, tel un poison lent. C’est en usant des mêmes outils que ceux qui ont permis son arrivée au pouvoir que l’homme fort de Budapest a bâti son projet autoritaire, sans truquer les élections ni écrouer l’opposition. Laboratoire du populisme avant l’heure, depuis 15 ans, la Hongrie de Viktor Orbán persiste, tête baissée, dans son démantèlement de l’État de droit, au risque de faire des émules, et de menacer l’intégrité du projet européen.

Peu avaient imaginé, en 2010, que le premier ministre s’acharnerait à miner les contre-pouvoirs, à nouer des liens étroits avec Moscou et Pékin, à s’engager dans un violent bras de fer avec Bruxelles. Après 15 années de pouvoir sans discontinuer, le Fidesz — sa formation national-conservatrice — est parvenu à ériger la « démocratie illibérale » dont il rêvait, réécrivant la Constitution à sa guise.

Pays aussi membre de l’OTAN, la Hongrie a fait le choix de l’isolationnisme, adoptant une politique étrangère prorusse, résolument hostile à Kiev. Le petit pays d’Europe centrale, d’une population à peine supérieure à celle du Québec (9,6 millions d’habitants), est vénéré par Donald Trump et sert d’inspiration à d’autres potentats en herbe. Faire « Budapest à Varsovie », telle était, par exemple, l’ambition polonaise du parti Droit et Justice (PiS), qui a multiplié les violations démocratiques de 2015 à 2023." La suite sur ledevoir.com

L’homme qui pourrait faire tomber Viktor Orbán

"Le soleil chauffe le béton de la vaste place Zsigmond-Móricz, dans le 11e arrondissement de la capitale hongroise, en un après-midi bouillant de juin. Là, au milieu du va-et-vient des tramways et des passants s’enfonçant dans le sous-terrain du métro, on aperçoit un petit groupe de militants faisant le pied de grue, prêts à dégainer des tracts. Quelques badauds s’arrêtent et tendent l’oreille, certains plus longuement que d’autres. « Ce sont normalement des sympathisants qui viennent à notre rencontre », explique Balázs Kovács, un bénévole de 38 ans à l’abord sympathique, derrière ses lunettes de soleil. « Mais il arrive parfois que des gens viennent nous insulter, nous traiter d’ennemis à la nation… La propagande du pouvoir demeure forte, elle a lavé le cerveau de beaucoup de Hongrois. »

Lui et ses camarades cherchent à promouvoir un parti politique — et en particulier son leader, une étoile montante de la politique hongroise : l’eurodéputé Péter Magyar, qui aspire à renverser le règne de Viktor Orbán. Charismatique, la chevelure bien peignée, le politicien de 44 ans est à la tête de Tisza, une formation de centre droit en vogue comme jamais, caracolant en tête de certaines enquêtes d’opinion, avec 10 points d’avance sur le Fidesz au pouvoir.

Alors qu’approchent les élections législatives du printemps 2026, jamais le premier ministre Orbán n’a fait face à un tel défi. Après 15 années de démocratie « illibérale » et d’apathie croissante, un vent de dégagisme souffle sur la Hongrie. Nombre de détracteurs d’Orbán placent leurs derniers espoirs en la personne de Magyar, perçu comme capable de rallier les déçus du Fidesz. Même à gauche, certains voteront pour lui par pragmatisme afin de déloger pour de bon le tout-puissant dirigeant." La suite sur ledevoir.com 

samedi 30 août 2025

HEARTKILLER – Üdv A Világomban


"Heartkiller
est un groupe hongrois, né en 2011 dans la ville de Debrecen (NDR : à 220 km à l’est de Budapest). De manière plutôt étrange, le quintette semble avoir fait ses classes dans le milieu de la Pop Rock avant de durcir le ton et de s’affilier  à la scène Metal. Entre l’année de sa formation et 2023, il a publié huit EPs, mais sa véritable aventure métallique ne semble avoir démarré qu’avec « Élvezd », le cinquième d’entre eux, paru en mai 2017.

Paru le 15 août dernier sur le label finlandais Inverse Records,  “Üdv A Világomban” (NDR ‘Bienvenue dans mon monde’) est donc le premier album de la formation hongroise. Nous y découvrons un étonnant mélange de Hard Rock mélodique, de Death mélodique et de Metalcore mélodique (NDR : vous l’aurez compris, le mot clé est ‘mélodique’)." La suite sur musicinbelgium.net

CONDOR et 4iG créent un hub de solutions non létales en Hongrie

"CONDOR, acteur brésilien de référence dans les technologies non létales et membre du groupe EDGE, a signé un protocole d’accord avec 4iG Space and Defence Technologies (4iG SDT) afin d’établir en Hongrie un pôle régional dédié aux solutions à impact limité. L’initiative vise à renforcer l’écosystème industriel hongrois de défense et à soutenir la sécurité européenne grâce à des capacités locales.

L’accord prévoit l’étude et la mise en place d’une production sur le sol hongrois, assortie de transferts de technologie, de programmes de formation, de montée en compétences et de projets de recherche partagés. L’objectif est d’offrir des solutions adaptées aux besoins des forces de l’ordre d’Europe centrale, avec des chaînes d’approvisionnement régionalisées et des délais de mise en service réduits.

Pour Frederico Aguiar, directeur général de CONDOR, ce partenariat s’inscrit dans la stratégie portée par EDGE:  »Avec l’appui du groupe, notre coopération avec 4iG SDT constitue une étape clé pour faire progresser l’industrie hongroise de défense et contribuer à l’architecture de sécurité européenne. »" La suite sur defensehere.com

Opinion / La politique étrangère hongroise à la croisée des chemins

"László Szerencsés / BIRN, article publié le 19.08.2025 sur le site BIRN - Balkan Insight, traduit et adapté par Bon pour la tête.

Pour la première fois en 15 ans, Viktor Orban est confronté à la possibilité de perdre le pouvoir, le parti d'opposition de Peter Magyar étant en tête dans les sondages. Le résultat pourrait remodeler la politique étrangère de la Hongrie, avec des implications directes pour l'Union européenne. 

Deux discours prononcés le 26 juillet ont présenté des visions totalement différentes de la politique étrangère hongroise. Le Premier ministre Viktor Orban, dans son traditionnel discours estival, a attaqué l'Union européenne et répété ses propos anti-occidentaux habituels. Le chef de l'opposition, Peter Magyar, en revanche, a déclaré sans équivoque: «La Hongrie appartient à l'Occident».

Si le parti Tisza de Magyar remporte les élections générales du printemps 2026, un changement de ton et d'approche est probable: moins de blocages par veto, fin de l'isolement diplomatique délibéré et attitude plus constructive envers les alliés. Mais sur les questions de migration et d'adhésion de l'Ukraine à l'UE, la ligne de Magyar est plus prudente. L'héritage d'Orban continue de façonner le débat et l'UE devrait en prendre note." La suite sur bonpourlatete.com

Pourquoi le "M. Drone" ukrainien se retrouve dans le collimateur de Viktor Orban

"La Hongrie a décidé d’interdire l'entrée sur son territoire à un célèbre commandant ukrainien, Robert Brovdi. Ce dernier, commandant des forces dronistes ukrainiennes, avait supervisé l’attaque d’un oléoduc russe fournissant du pétrole à la Hongrie. Une crise d’autant plus aiguë que Robert Brovdi a des origines hongroises. 

Viktor Orban s'en prend à un héros de guerre ukrainien. Robert Brovdi, un militaire ukrainien aux origines hongroises, a été déclaré, jeudi 28 août, persona non grata en Hongrie.

Celui qui est parfois surnommé le "M. Drone" de l'Ukraine a été accusé d’avoir orchestré "une attaque contre la souveraineté hongroise", a assuré le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjarto dans un message posté jeudi sur X." La suite sur france24.com

Entre le gouvernement hongrois de Viktor Orban et l’Ukraine, des accrochages verbaux à répétition

"Budapest a décrété une interdiction d’entrée sur le territoire contre le commandant de l’unité de dronistes ukrainiens qui a bombardé un oléoduc permettant d’acheminer du pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie. 

Les tensions récurrentes entre la Hongrie et son voisin ukrainien ont atteint un nouveau sommet, jeudi 28 août. Connu pour sa proximité avec Moscou, le gouvernement nationaliste hongrois de Viktor Orban a décrété une interdiction d’entrée sur le territoire contre le commandant de l’unité de dronistes ukrainiens qui a mené une campagne de bombardements, dans la nuit du 21 au 22 août, contre un oléoduc permettant notamment d’acheminer du pétrole russe vers la Hongrie et la Slovaquie, via le territoire ukrainien.

Qualifiant cette attaque, qui a privé la Hongrie d’approvisionnement en pétrole russe pendant une semaine, « d’extrêmement grave », le ministre hongrois des affaires étrangères, Péter Szijjarto, a accusé l’Ukraine et le commandant en question, Robert Brovdi, d’avoir menacé « la sécurité et la souveraineté énergétique de la Hongrie ». A contre-courant des efforts européens pour sortir de la dépendance aux sources énergétiques russes, la Hongrie continue, en effet, de s’approvisionner massivement auprès de Moscou pour son gaz et son pétrole, avec l’oléoduc Droujba..." La suite sur lemonde.fr (article payant) 

Un bâtiment de l'UE endommagé à Kiyv par une frappe russe : Budapest refuse de condamner

"Le haut représentant de l'UE a publié une déclaration qualifiant les attaques meurtrières de crime de guerre et appelant à un soutien accru à l'Ukraine. Le document a été signé par 26 États membres, sans la Hongrie.

La Hongrie a refusé de signer une déclaration de l'UE condamnant la dernière attaque russe contre l'Ukraine. Le document, préparé par la haute représentante Kaja Kallas, a été soutenu par les 26 autres États membres.

La Russie a attaqué la capitale ukrainienne dans la nuit de mercredi à jeudi, tuant 23 personnes, dont plusieurs enfants. Il s'agit de la deuxième plus grande attaque aérienne contre l'Ukraine depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine." La suite sur euronews.com

vendredi 29 août 2025

Hockey sur glace, Tournoi des 4 Nations Les Bleues dominent la Hongrie pour leur premier match de la saison

"L'équipe de France féminine a battu la Hongrie ce jeudi soir à Albertville (4-2) en ouverture du tournoi amical des 4 Nations. Une bonne entrée en matière dans une saison qui mènera les Bleues à leurs premiers Jeux Olympiques.

C'est un joli symbole à moins de six mois des premiers JO de son histoire à Milan-Cortina (6-22 février 2026) : l'équipe de France entame sa saison par un tournoi des 4 Nations dans la Halle olympique d'Albertville (même si cette dernière n'avait pas accueilli le hockey mais le patinage artistique et le short-track aux Jeux de 1992). Ce jeudi, les Bleues, 14es au classement de la Fédération internationale, ont disposé en ouverture du tournoi de la Hongrie (4-2), 9e au classement mondial mais non qualifiée pour les JO." La suite sur lequipe.fr 

Hongrie: Budapest sanctionne un commandant ukrainien après les livraisons perturbées de pétrole russe

"Dans la nuit de jeudi 28 à vendredi 29 août, d’importants bombardements russes sur la capitale ukrainienne ont fait au moins 19 morts, dont quatre enfants, et ont été vivement condamnés par la communauté internationale. Mais au lieu de protester contre l’attaque russe, le gouvernement hongrois critique l’Ukraine. Ces derniers jours, des drones ukrainiens ont endommagé à trois reprises le pipeline russe « de l’amitié » qui alimente la Hongrie en pétrole. Bien que les livraisons aient repris et n’aient causé aucune pénurie en Hongrie, le gouvernement annonce des représailles contre Kiev.

La Hongrie a déclaré jeudi 27 août persona non grata un haut gradé ukrainien qu'elle accuse d'avoir perturbé ses approvisionnements en pétrole russe, alors que Moscou intensifie ses bombardements.

Pas un mot de compassion pour les civils ukrainiens tués par des missiles russes, ni de condamnation de la Russie. Le ministre hongrois des Affaires étrangères Péter Szijjarto préfère s’en prendre à l’Ukraine qui a frappé l’oléoduc Droujba russe. Les frappes n’ont que brièvement interrompu le flot de pétrole vers la Hongrie. « C'était une attaque contre la souveraineté de la Hongrie, mettant en danger notre sécurité énergétique », a assuré le ministre sur son compte X." La suite sur rfi.fr

Exposition Claire Vasarely, Une vie dans la couleur à la Fondation Vasarely du 14 juin jusqu’au 15 février 2026

 ©Fondation Vasarely

Longtemps éclipsée par la notoriété de son mari Victor Vasarely, Claire Vasarely retrouve aujourd’hui la pleine lumière. Formée au Műhely de Budapest, surnommé le « Bauhaus hongrois », elle explore dès les années 1930 la peinture, les arts décoratifs, le dessin de mode, l’affiche publicitaire ou la tapisserie.

Cette exposition d’envergure dévoile un parcours audacieux et multiforme, où se dessine le portrait d’une figure majeure de l’avant-garde hongroise et d’une artiste indépendante, libre et visionnaire. Archives inédites, œuvres rares et regard neuf font enfin émerger une voix féminine essentielle du XXe siècle.

Fondation Vasarely
Du 14 juin jusqu’au 15 février 2026
1 avenue Marcel Pagnol, Aix-en-Provence

Source : arts-in-the-city.com

La Hongrie se retire du Motocross des Nations 2025

"Avec Noel Zanocz, Bence Pergel et Aron Katona, la Hongrie avait de quoi afficher de belles ambitions pour le Motocross des Nations 2025. Malheureusement, Pergel et Katona se sont blessés — le second alors qu’il détenait la plaque rouge sur l’Europe 125 — et les effectifs ont dû être modifiés. Mark Szoke et Kristof Jakob ont donc été nommés aux côtés de Zanocz, qui anime l’Europe 250 cette année. Malheureusement, ce petit monde ne se rendra pas à Ironman en octobre prochain, faute de moyens.

Les Hongrois espéraient prendre part à leur 18ᵉ Motocross des Nations cette année — leur tout premier MXDN en dehors d’Europe. Pour ce faire, l’équipe nationale avait ouvert une cagnotte dans l’espoir de récolter des fonds afin de couvrir une partie des frais inhérents à leur participation. Une cagnotte plafonnée à 23 000 € qui n’a jamais décollé. Faute de budget, les Hongrois se voient contraints de se faire une raison et ne participeront pas au Motocross des Nations 2025. Dommage, surtout que la Hongrie n’a plus participé à un seul MXDN depuis 2017 et l’édition disputée à Matterley Basin." La suite sur dailymotocross.fr

Critique de Venise - « Orphan » : László Nemes dans le brouillard hongrois

"Dix ans après « Le fils de Saul » le cinéaste présente à Venise « Orphan » son troisième film, en partie inspiré par son histoire familiale. Avec un Grégory Gadebois effrayant.

Le synopsis

Il s’appelle Andor Hirsch. On le découvre à 4 ans, caché dans les décombres d’un orphelinat près de Budapest. Andor doit s’estimer heureux, puisque sa mère est venue le récupérer, quatre ans après la fin de la guerre. Pourquoi ont-ils été séparés ? Et où est passé le père d’Andor ? On retrouve le jeune homme en 1957, alors que les Russes mettent la main sur le bloc de l’Est. Andor a grandi, a une meilleure amie, Sari, mais ne comprend pas très bien pourquoi son père n’est toujours pas revenu. Serait-il mort ? De vieux amis lui font espérer l’inverse, certains hommes exilés pendant la guerre ont bien fini par réapparaître, d’autres ont même réussi à s’échapper des camps. Alors il joue avec les anciens tickets d’entrée aux spectacles que vendait « monsieur Hirsch », pour passer le temps…. Secrètement il va dans la cave de leur immeuble parler à son père, lui donner de ses nouvelles. Jusqu’à ce qu’un homme déboule sur un side-car. Surnommé le boucher, il est visiblement une vieille connaissance de sa mère. Imposant son immense carrure, il affirme être son géniteur, et entend bien trouver sa place dans un foyer déjà bringuebalant. Mais ça, le jeune garçon n’est pas prêt à l’accepter…" 

La critique de Paris Match (2/5)" La suite sur parismatch.com

Budapest poursuit l'UE pour avoir utilisé les avoirs gelés russes pour l'aide à l'Ukraine

"Le gouvernement hongrois, qui entretient des relations chaleureuses avec la Russie, a pour habitude de bloquer régulièrement le soutien de l'UE à l'Ukraine, ce qui a tendu les relations entre Budapest et plusieurs autres pays de l'Union.

Le gouvernement hongrois a intenté un procès contre l'Union européenne suite à sa décision d'accorder des milliards d'euros d'aide à l'Ukraine à partir d'avoirs russes gelés.

L'action en justice, intentée contre la Facilité européenne pour la paix (FEP), a initialement été plaidée devant la Cour de justice de l'UE, mais a depuis été portée devant le Tribunal." La suite sur euronews.com

Polémique. En Hongrie, l’encombrant “mini-Versailles” d’Orban

"À trente kilomètres de la capitale, Budapest, une ancienne propriété des Habsbourg réhabilitée en manoir de luxe reflète l’enrichissement du clan du Premier ministre hongrois. Un chantier au cœur de la polémique cet été, relatent les médias magyars.

Un jardin rappelant l’époque de Louis XIV, une salle à manger, des bâtisses clinquantes, une bibliothèque, des garages souterrains, deux piscines… Bienvenue à Hatvanpuszta, un immense manoir fastueux proche du village d’enfance du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, présenté par Telex dans une vidéo récente. Le pouvoir “cache aux curieux” cette “résidence de luxe” dans laquelle le dirigeant “recevrait membres du gouvernement et hommes d’affaires”, indique le média.

Dans une première vie, Hatvanpuszta était une “ferme modèle de 13 hectares construite dans les années 1830-1840 par l’archiduc Joseph d’Autriche”, précise Atlatszo. En 2011, “une société immobilière du père de Viktor Orban rachetait à l’État” cette ancienne propriété des Habsbourg nationalisée sous le communisme. Des travaux significatifs “ont démarré en 2019” sur le domaine, qui compterait 6 120 m2 de surface utile, poursuit le média d’investigation.

Le député Akos Hadhazy, documentant sans relâche le chantier, s’est immiscé dans la cour du manoir lors d’une visite indiscrète révélée mercredi 27 août, relate 24.hu. Le 2 août, le même député avait organisé une manifestation devant la demeure dissimulée par des barrières opaques et protégée par la police. Ce jour-là, il proposait d’observer Hatvanpuszta depuis des..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

Les dimanches de Varan - Judit Elek et le studio Béla Balázs : aux limites du cinéma documentaire


"Judit Elek
, cinéaste née en 1937 à Budapest, occupe une place de choix au sein de ce qu’on pourrait appeler la « modernité cinématographique hongroise ».

"Où finit la vie ?"

Entrée à l’École Nationale de Théâtre et de Cinéma de Budapest à l’automne 1956, elle a fait ses classes aux cotés d’István Szabó, Zoltán Huszárik ou encore Zsolt Kézdi-Kovács, autant de camarades qui contribueront dans les années 1960 à renouveler en profondeur les thèmes et l’esthétique des films hongrois. Cette génération prendra notamment la direction d’un studio autogéré dédié à l’expérimentation cinématographique sous toutes ses formes : le studio Béla Balázs. S’orientant immédiatement vers le documentaire, et plus spécifiquement vers ce qu’on nomme alors l’école du « cinéma direct », Judit Elek y jouera un rôle important dans les années 1960-1970 avec la réalisation de plusieurs films, notamment le très beau Où finit la vie ? (1967), présenté à Cannes en 1968.

Cette séance sera consacrée aux productions de ce studio (avec des extraits de films de Sándor Sára, Judit Ember, Ferenc Kósa…), se jouant souvent de la frontière entre fiction et documentaire afin d’interroger le « réalisme » des images, dans un pays où le « réalisme socialiste » fut longtemps la doctrine esthétique du pouvoir. Nous verrons comment l’œuvre d’Elek illustre ces tendances, allant jusqu’à entremêler, dans les années 1970, la vie personnelle de la cinéaste et celle de ses «personnages». 

L'éthique en question

Avec Un village hongrois (1973) et Une histoire simple (1975), la réalisatrice dit précisément avoir franchi une limite éthique dans cette confusion l’amenant à se détourner du documentaire. La question de la responsabilité de l’auteur·e traversera ainsi l’ensemble de ce parcours au sein de la filmographie d’Elek et du cinéma documentaire hongrois.

Rendez-vous le dimanche 28 septembre 2025 à 10h aux Ateliers Varan

Animé par Damien Marguet Maître de conférences, co-responsable du Département Cinéma / ESTCA, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Ce Dimanche de Varan est en partenariat avec la Cinémathèque du documentaire à la Bpi, dans le cadre du cycle Judit Elek - L’art des yeux ouverts du 17 septembre au 23 novembre 2025.

  • Ateliers Varan, 6 impasse de Mont-Louis (Paris 11e)
  • Participation : 5€ / Étudiant·es, -26ans, RSA : 2€. Sans inscription.
  • Café et viennoiseries offertes à partir de 9h45. Début de la séance à 10h.
  • Événement Facebook

Source : ateliersvaran.com

jeudi 28 août 2025

En Hongrie, une pétition contre le gouvernement israélien et en solidarité avec la Palestine

"Les signataires veulent briser l’omerta qui règne au sein de la communauté juive hongroise et faire entendre leurs critiques contre le gouvernement de Benyamin Netanyahou.

« L'histoire juive hongroise nous a appris le prix du silence. C'est pourquoi nous ne nous taisons pas. Nous défendons la paix, la justice et les droits humains des Israéliens et des Palestiniens ».

Trois cents personnes « avec diverses racines juives » et attachées « à la tradition juive hongroise » ont lancé une pétition intitulée Pour l'Humanité Commune des Palestiniens et des Juifs. Parmi elles se trouvent des athées, des chrétiens et des juifs religieux, certaines sont engagées dans des communautés juives, tandis que d'autres n'ont que des liens familiaux ténus avec le judaïsme.

« Nous, peuple juif hongrois, signataires de cette lettre, exprimons notre solidarité avec tous ceux impliqués dans le conflit..." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr 

La Hongrie annonce une reprise test des livraisons de pétrole via l'oléoduc Droujba dès jeudi

"Les livraisons de pétrole brut à travers l'oléoduc Droujba, reliant la Russie à la Hongrie, pourraient reprendre jeudi en mode test avec des volumes réduits, a déclaré mercredi le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, dans un message publié sur X.

Vendredi dernier, la Hongrie et la Slovaquie avaient indiqué que l'approvisionnement en pétrole via Droujba risquait d'être suspendu pour au moins cinq jours, à la suite de la dernière attaque de l'Ukraine contre des infrastructures énergétiques russes.

« Le vice-ministre russe de l'Énergie, Pavel Sorokin, m'a informé qu'après un travail intensif, une solution temporaire avait été trouvée, permettant ainsi la reprise des livraisons de pétrole à la Hongrie dès demain en mode test et à des volumes réduits », a écrit Szijjarto sur X." La suite sur zonebourse.com

Donald Trump menace de poursuivre en justice le milliardaire philanthrope George Soros et son fils

"Haï par les ultra-conservateurs et cible régulière d’attaques aux relents antisémites, le milliardaire a été accusé par ses détracteurs d’avoir financé des manifestations violentes, œuvré à renverser des gouvernements ou fabriqué une crise migratoire en Europe.

Donald Trump a demandé mercredi 27 août que le milliardaire philanthrope George Soros, devenu la cible des ultra-conservateurs et des complotistes, ainsi que son fils, soient poursuivis en justice pour avoir soutenu, selon Trump, des manifestations violentes à travers le pays.

Ils «devraient être poursuivis en vertu de la loi RICO pour leur soutien aux manifestations violentes, et bien plus encore, partout aux États-Unis d'Amérique», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social, faisant référence à une loi fédérale sur les organisations criminelles. George Soros, 95 ans, et «son groupe de psychopathes ont causé d'énormes dégâts à notre pays!», a ajouté Trump, sans donner plus de détails. L’organisation Open Society Foundations (OSF) a de son côté condamné mercredi les accusations «scandaleuses et fausses» de Donald Trump, dans un communiqué transmis à l’AFP." La suite sur lefigaro.fr

Trump a convaincu Orban de cesser de bloquer l'adhésion de l'Ukraine à l'UE

"Le président américain Donald Trump a persuadé le Premier ministre hongrois Viktor Orban, opposé à l'adhésion de l'Ukraine à l'UE, d'assouplir sa position sur l'adhésion de Kiev. Armenpress rapporte, citant la BBC.

« La partie américaine a exprimé l'espoir que l'impasse concernant l'adhésion de l'Ukraine puisse être surmontée dans les prochains mois, compte tenu de la pression exercée sur Budapest », indique l'article." La suite sur armenpress.am

À Salzbourg, les “Trois sœurs” d’Eötvös fascinent

© SF/Monika Rittershaus

"L’opéra du compositeur hongrois, disparu en 2024, est servi par une production à l’expressionnisme décapant, une distribution sans faille et une direction d’orchestre impeccable.

À peine avait-il été créé à Lyon en 1998 que l’opéra Trois sœurs s’installait au répertoire des théâtre lyriques, sans jamais le quitter, devenant très vite un classique du XXe siècle. C’était pourtant le premier de Peter Eötvös : un coup de maître. Un demi-siècle après, la magie opère toujours. Pas un instant l’attention ne se relâche pendant ces deux heures de musique que le compositeur hongrois divise en trois « séquences », axées sur Irina, André et Macha, le frère devenant l’une des principales figures de l’œuvre. Il a restructuré la pièce de Tchekhov, préférant à la chronologie des événements un jeu de miroirs à travers trois destins – ainsi voit-on deux fois l’incendie, ou le Docteur casser la pendule. Et la fin devient un prologue ouvrant sur l’espoir d’un avenir plus heureux dont la suite montre l’impossibilité." La suite sur diapasonmag.fr

Une vidéo d'un luxueux «palais» d'Orban déchaîne les passions

"Les images ont été diffusées par un député indépendant connu pour son combat contre la corruption.

Une vidéo d’un «palais» appartenant au père du premier ministre hongrois Viktor Orban a enregistré mercredi 700'000 vues sur un réseau social, après avoir été postée par un député indépendant connu pour son combat contre la corruption.

Ces images, où figurent notamment un jardin soigné, une piscine et une immense salle à manger, prouvent qu’il s’agit «d’une propriété de luxe», et non d’une humble ferme comme le prétend son propriétaire, a estimé l’élu indépendant Akos Hadhazy, qui explique avoir tourné ces images la semaine dernière, après s’être invité sur place.

Elles montrent qu’«Orban et ses complices se construisent un palais» avec l’argent des contribuables, a écrit un internaute dans un commentaire publié sous la vidéo, qui a atteint 700'000 vues sur le réseau social Facebook." La suite sur lematin.ch

mercredi 27 août 2025

Géopolitique. Les attaques ukrainiennes contre l’oléoduc Droujba révoltent la Hongrie

"Les frappes ukrainiennes contre les trois infrastructures de l’oléoduc Droujba ravivent les tensions autour de l’approvisionnement énergétique en Europe centrale. Budapest et Bratislava, toujours dépendants du pétrole russe, redoutent les conséquences géopolitiques de ces attaques.

Depuis la mi-août, l’oléoduc Droujba (“amitié”, en russe) est devenu le nouveau point de friction entre Kiev, Budapest et Bratislava. Principale voie d’exportation du pétrole russe vers l’Europe, sa branche sud traverse l’Ukraine, la Slovaquie, la Hongrie et la République tchèque, rappelle la rédaction russophone de la Deutsche Welle. Aujourd’hui, seuls Budapest et Bratislava achètent encore du pétrole russe, une dépendance qui rend la Hongrie et la Slovaquie particulièrement vulnérables aux frappes ukrainiennes.

Or, selon les autorités hongroises, “Kiev a frappé à trois reprises – le 13, le 18 et le 22 août – la section sud de l’oléoduc”, rapporte le quotidien économique russe Kommersant, provoquant ainsi plusieurs arrêts temporaires d’approvisionnement. Ces frappes ukrainiennes visent à “provoquer une certaine agitation à Moscou”, estime Ivan Lizan, économiste interrogé par le journal pro-Kremlin Vzgliad. Pour Budapest et Bratislava, en revanche, elles représentent une menace directe pour leur sécurité énergétique.

Des actes “révoltants et scandaleux”

C’est dans ce contexte déjà fragile qu’a éclaté un bras de fer politique. Le 24 août, lors d’une conférence de presse, Volodymyr Zelensky a été interrogé sur le veto hongrois à l’ouverture des négociations d’adhésion à l'UE..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

Hamilton apporte son soutien à la communauté LGBTQ+ en Hongrie

"Le septuple champion du monde a publié un message sur Instagram, dans lequel il critique ouvertement la loi anti-LGBTQ+ du gouvernement hongrois.

À la veille du Grand Prix de Hongrie, Lewis Hamilton a publié, en story Instagram, un message dans lequel il critique la loi discriminatoire envers la communauté LGBTQ+. Cette nouvelle législation, votée en juin dernier, interdit la diffusion et l’utilisation de contenus scolaire qui font la promotion de l’homosexualité et du changement de genre.

« À vous tous dans ce pays de la Hongrie, je veux partager avant ce week-end de Grand Prix mon soutien aux personnes touchées par la loi anti-LGBTQ+. »

« Il est inacceptable, lâche et déplacé pour ceux au pouvoir de suggérer une telle loi. Tout le monde mérite d’avoir la liberté d’être lui-même, peu importe qui il aime ou comment il s’identifie. »

« Je demande au peuple hongrois à voter lors du prochain référendum pour protéger les droits de la communauté LGBTQ+, ils ont plus que jamais besoin de notre soutien. »" La suite sur motorsinside.com

mardi 26 août 2025

Hongrie : les victimes d'une fuite massive de pétrole peinent à obtenir une compensation

"Les vaches n'ont plus de lait, les puits sont devenus impropres à la consommation et toute une zone de villégiature s'est transformée en exploitation agricole. Telle est l'étendue des dégâts causés par la marée noire à Gardony, et plus encore.

À la mi-octobre de l'année dernière, les habitants de Gardony, dans le centre de la Hongrie, ont remarqué que les animaux ne buvaient plus l'eau des puits et que l'air sentait le diesel. La MOL, compagnie pétrolière et gazière hongroise privée,* est alors intervenue, en creusant la zone et, après avoir constaté que l'oléoduc Budapest-Pécs avait été endommagé, a déclaré l'état d'urgence.

Selon une enquête, la compagnie pétrolière hongroise était au courant de la panne depuis 40 jours, mais qu'elle avait initialement sous-estimé l'ampleur du problème et n'avait pas arrêté l'oléoduc. Ce retard a entraîné le déversement de 487 mètres cubes de carburant dans l'environnement, a expliqué Tibor Horányi, président de l'ONG Alba Natura, qui œuvre à la protection du lac de Venise." La suite sur euronews.com

«Permettre aux jeunes de se produire» : les Musiques Vagabondes promeuvent la jeunesse à Tocqueville

"Du 25 au 30 août 2025, l’église de Tocqueville (Manche) accueillera le festival de musique classique Louis Kentner, proposé par les Musiques Vagabondes. Une série de concerts pour ouvrir les portes aux futurs virtuoses internationaux.

Créée en 2019, l’association des Musiques Vagabondes s’est donnée comme but de promouvoir et d’ouvrir une scène aux jeunes musiciens issus des conservatoires internationaux. « C’est notre volonté de permettre à de jeunes musiciens de se produire devant un public », soulignent Philippe et Hugo Haag, président et directeur artistique du festival de musique classique. Il sera proposé au grand public du 25 au 30 août 2025 dans l’église de Tocqueville (Manche). Cet été, l’événement portera le nom de Louis Kentner. « Nous le considérons comme un grand musicien Hongrois », explique Philippe Haag." La suite sur ouest-france.fr 

Zelensky : « L’adhésion rapide de l’Ukraine à l’UE dépend de sa réponse aux attaques contre le gazoduc hongrois »

"Principaux renseignements

- Zelensky a établi un lien entre la candidature de l’Ukraine à l’UE et la réponse de la Hongrie aux attaques de drones visant l’oléoduc Druzhba, une voie d’acheminement essentielle du pétrole russe vers l’Europe.

- La situation s’étend au-delà de la Hongrie, car la Slovaquie dépend aussi fortement de l’oléoduc Druzhba et les deux pays cherchent à obtenir l’intervention de la Commission européenne. 

- La Hongrie a condamné les actions de l’Ukraine, exigeant la fin des actes hostiles contre sa sécurité énergétique, tandis qu’Orbán a cherché le soutien du président américain Trump." La suite sur businessam.be

Attelage : La Hongrie championne du monde en paire

"Aux championnats du monde d’attelage en paire de Beekbergen (Pays-Bas), la Hongrie s’est parée d’or à la fois par équipes et en individuel, notamment grâce à Martin Hölle.

Nette et sans bavure. C’est ainsi qu’on peut qualifier la victoire de Martin Hölle, sa cinquième consécutive aux championnats du monde d’attelage en paire et la septième, consécutive également (mais la onzième au total !), de son pays. Ainsi, Martin Hölle et ses coéquipiers György Fekete Jr. et Marcell Dani ont largement dominé la concurrence (286.61 points). Tous trois comptent près de vingt points d’avance sur leurs dauphins au classement par équipes. Les Britanniques se retrouvent ainsi médaillés d’argent, avec 305.66 points. Les Néerlandais complètent le podium, après avoir totalisé 311.30 points." La suite sur chevalmag.com

La diplomatie hongroise irritée par cet éclat de rire de Volodymyr Zelensky

"Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a éclaté de rire lors d’une conférence de presse après une question sur le bombardement d’un oléoduc russe alimentant la Hongrie et la Slovaquie en pétrole. Le ministre hongrois des Affaires étrangères a réagi avec une vive irritation, qualifiant l’incident d’“intimidation”.

La conférence de presse d’hier a été assez mouvementée pour Zelensky. Un journaliste lui a demandé si les attaques ukrainiennes contre l’oléoduc Droujba, crucial pour l’approvisionnement en pétrole de la Hongrie, conféraient à l’Ukraine une plus grande influence sur le Premier ministre Viktor Orbán et son veto à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE.

Des images de la conférence de presse montrent Zelensky riant et répondant par un jeu de mots. Le nom du pipeline – “Droujba” – signifie “amitié”, et il utilise ce terme pour se moquer de la situation.

Amitié

“Nous avons toujours soutenu l’‘amitié’ (Droujba, NDLR) entre l’Ukraine et la Hongrie”, a-t-il déclaré. “La survie de cette ‘amitié’ dépend désormais de la position de la Hongrie.”

La semaine dernière, l’Ukraine a mené plusieurs attaques contre l’oléoduc Droujba, perturbant l’approvisionnement en pétrole de la Hongrie et de la Slovaquie pendant plusieurs jours." La suite sur 7sur7.be