lundi 12 avril 2010

"Art proscrit" - "Száműzött művészet" - Exposition à Budapest du 17 avril au 15 août 2010

Exposition des oeuvres de

Edit Bán Kiss (1905- 1966)
Béla Mészöly Munkás (1889-1942)
Zsigmond Wittmann (1909-1944)

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Edit Bán Kiss (1905- 1966)

Béla Mészöly Munkás (1889-1942)

Zsigmond Wittmann (1909-1944)

Paris ne me lâche pas ?1

Au cours du 20ème siècle, les plus grands représentants hongrois dans le domaine des sciences et de la littérature ont travaillé au-delà des frontières de leur pays. Parmi eux, nombreux sont ceux qui ont, par choix personnel, décidé de poursuivre leur carrière à l’étranger mais une autre partie, et ils n’étaient pas moins nombreux, ne pouvait pas à partir des années 1920-1930 rester en Hongrie à cause de leurs origines. Plusieurs décennies ont passé et quelques uns d’entre eux ont été intégrés à part entière dans la culture et la pensée hongroise ; néanmoins, des œuvres et des destins importants et extraordinaires restent encore inconnus et attendent d’être découverts. La tâche du Centre mémorial de l’Holocauste, par le biais de sa série d’expositions Száműzött művészet [« Art proscrit »], est de faire connaître ces artistes au public hongrois, nuançant ainsi les schémas liés à l’Holocauste et rendant plus personnelles nos connaissances sur la période précédant le fascisme.

Comme l’écrit Tamás Ungvári dans la préface de l’un de ses livres2 : « La seule encyclopédie pour laquelle le critère d’intégralité ne peut être exigée est l’encyclopédie de l’oubli. Ce qui ne s’y trouve pas, c’est ce qui a été oublié. Même si on en avait une trace jadis, le sable de l’oubli l’a enseveli. » C’est certainement mue par des pensées similaires que Katalin S. Nagy a écrit son livre intitulé Emlékkavicsok3, qui a pour sujet les artistes hongrois proscrits et victimes au cours du 20ème siècle : la présente exposition aimerait libérer du sable de l’oubli des artistes hongrois que le sort a amenés en France et dont la mémoire, le nom et l’œuvre ont été complètement oblitérés non seulement de la mémoire publique hongroise, mais aussi de son histoire de l’art. Zsigmond Wittman est tombé en tant que volontaire des Forces Françaises Libres, Béla Mészöly Munkás est mort en déportation à Auschwitz, Edit Bán Kiss a été poussée au suicide par la grave dépression qui la torturait suite aux horreurs qu’elle a traversées.

Le sort tragique de Zsigmond Wittmann et de Béla Mészöly Munkás constitue des exemples typiques de Juifs originaires d’Europe centrale et de l’est – et parmi eux, des ressortissants hongrois – réfugiés en France pour échapper au fascisme ou y vivant depuis un certain temps. Voyant le fascisme gagner de plus en plus de terrain, des milliers de Juifs, en grande partie des intellectuels, parmi eux de nombreux artistes et écrivains, cherchent refuge en France dès le début des années 1930, et leur nombre va aller en augmentant au fil des années. Le pays de la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » est cependant caractérisé durant ces années par une étrange dualité, bien illustrée par le fait qu’en 1936, lorsque le pays choisit un Premier ministre juif en la personne de Léon Blum, l’un des parlementaires, qui sera le commissaire des affaires juives du gouvernement de Vichy, peut le traiter ouvertement d’ « infâme talmudiste ». Les successeurs des antidreyfusards donnent libre expression à leur antisémitisme par des écrits au ton violent et des caricatures de mauvais goût, et bien que cela empoisonne l’opinion publique, les Juifs, français comme émigrés, jouissent à l’époque d’une relative tranquillité.

Tout comme les émigrés hongrois, la majorité des Juifs français ne croyaient pas que, citoyens honorables et fidèles patriotes qu’ils étaient, puissent être en danger. Par contre, parmi les Juifs lituaniens, polonais, ukrainiens, ceux qui ont fui le Berlin d’Hitler ou la Hongrie de Horty, nombreux sont ceux qui ont compris ce que l’avenir réserve à l’Europe et n’ont pas attendu l’accomplissement de la tragédie. Ceux-là, comme nous pouvons le lire dans les mémoires de l’homme de lettre Endre Bajomi Lázár qui vit à l’époque à Paris, se préparent à quitter l’Europe avant même que la guerre n’éclate : « Et maintenant, au printemps 1939, les plus prévoyants et les mieux avertis jetaient déjà des regards en coin vers l’Amérique : Marcell Vértes, André Kertész, Imre Kelen, Gábor Peterdi et beaucoup d’autres qui avaient hérité de cet instinct de fuite inscrit dans leur sang, se promenaient sur les boulevards avec un visa américain en poche. »4 En plus des personnes citées par Bajomi Lázár, ont également quitté Paris à temps l’artiste peintre Árpád Szenes, qui s’exile au Brésil, et le compositeur Lajos Lajta, qui se réfugie en Suède.

Les mots menaçants vont bientôt se transformer en actes : le gouvernement de Vichy commence l’introduction de lois restrictives concernant les Juifs dès 1940. Dès le 31 octobre 1940, tous les commerces dont le propriétaire est juif doivent arborer une enseigne portant l’inscription « commerce juif » en allemand et en français, les Juifs ne peuvent plus remplir la fonction de chef d’entreprise, ne peuvent plus être propriétaire d’imprimerie, directeur de cinéma ou de théâtre, fonctionnaire d’Etat, metteur en scène, caméraman ou professeur, pour ne nommer que quelques-unes des professions interdites. La mesure la plus grave et ayant les conséquences les plus fatales fut cependant le recensement : le paragraphe 3 du décret du 27 septembre 1940 oblige les Juifs à s’inscrire à la gendarmerie de leur domicile sur la « liste spéciale ». C’est cette liste que la police française utilisera pour la première razzia du 14 mai 1941, puis pour la série de toutes les autres razzias et arrestations qui suivront. Selon la loi du 4 octobre 1940, les Juifs de nationalité étrangère sont amenés dans les camps d’internement de Pithiviers, Beaune-la-Rolande, Compiègne et Drancy, d’où partiront bientôt les premiers transports de déportation. Les terribles conditions de vie qui règnent dans les camps d’internement sont illustrées par le fait que près de 4 000 détenus meurent pendant leur séjour en camp d’internement français. Parmi les 75 000 Juifs déportés de France, 1 200 étaient d’origine hongroise, et seules 2 500 personnes survivent.5

Certains choisissent de lutter, de résister, d’autres de se cacher. Le peintre Alfréd Réth, par exemple, se réfugie loin de Paris ; le sculpteur Miklós Schöffer, pionnier de l’art cybernétique, Alexandre (Sándor) Trauner, qui obtiendra plus tard l’Oscar du meilleur décorateur-maquettiste, ainsi que le compositeur Joseph Kosma (József Kozma) seront également contraints à la clandestinité. Il est vrai que ces derniers travaillent en secret – sous le nom d’autres artistes – au film de Marcel Carné Les visiteurs du soir.

En 1945, peu avant la fin de la guerre, une exposition intitulée « Artistes hongrois d’hier et d’aujourd’hui » est inaugurée à la Galerie Beaux-Arts de Paris. Sur la première page du catalogue de l’exposition, on peut lire l’envoi suivant : « In memoriam des artistes hongrois : Ferenczy, Hegedűs, Tamási, Wittmann tombés à l’ennemi, Bíró, Krauter, Mészöly, Vágó-Veisz (sic), Vándor déportés en Allemagne. » Les artistes mentionnés ont été envoyés dans les camps de la mort depuis Drancy. Le sculpteur et céramiste Nándor Vágó-Weisz part avec le transport 03 du 22 juin 1942 avec 934 autres personnes, dont seuls 34 hommes et 5 femmes resteront en vie. Béla Mészöly Munkás part à Auschwitz le 28 septembre 1942 avec le transport 38, dont l’intégralité des passagers finit immédiatement dans les chambres à gaz à l’exception de 123 hommes et 48 femmes déclarés aptes au travail. Le peintre Jacob Krauter (Jenő Krauter) est envoyé à la mort avec un millier d’autres – dont 13 seulement survivront – par le transport 31 en septembre 1942, puis le caricaturiste Ernest Biro (Ernő Bíró) avec le transport 64 en décembre 1943. Le nom du peintre et graphiste Endre Vándor (Wolff) est mentionné dans plusieurs encyclopédies hongroises, sans cependant que celles-ci fournissent de détails concernant le lieu et la date de son décès : il a été déporté de Drancy à Auschwitz avec le transport 77 en juillet 1944.

Toujours dans la préface de ce catalogue d’exposition de 1945, le sculpteur István Beőthy, qui a participé à la Résistance, écrit ce qui suit : « Oui ! Même les artistes. Nous, qui sommes des individualistes : malgré nous, malgré nos habitudes, à un moment donné, nous nous sommes retrouvés avec tous les autres dans le même combat universel mené pour la liberté. » Une partie de ces combattants évoqués par Beőthy luttent contre le fascisme en tant que soldats volontaires, avec parmi eux parmi plusieurs centaines de hongrois : l’historien et publiciste François Fejtő, le compositeur Tibor Harsányi, l’écrivain et journaliste Miklós Bándy, le poète et traducteur László Gereblyés, l’artiste peintre Géza Szóbel, l’écrivain et critique András Hevesi, ainsi que Zsigmond Wittmann. Les volontaires sont mobilisés avec la mention « pour la durée de la guerre » selon l’arrêté du 27 mai 1939, ce qui permet de les distinguer des Légionnaires, dont le contrat est valable pendant cinq ans. La majeure partie des émigrants a d’abord été motivée au service volontaire par le fait qu’ils obtiendraient la nationalité française à leur démobilisation. Or, l’avancée des Allemands relègue de plus en plus à l’arrière-plan les points de vue individuels et l’unique but de ces hommes devient la victoire sur le fascisme, la libération de la France et de l’Europe. Les soldats des Forces Françaises Libres ont livré des batailles acharnées dans diverses régions de France, mais également en Afrique où ils remportent leur plus grand succès militaire en Lybie, à Bir-Hakeim, contribuant grandement par celle-ci à la défaite de l’armée de Rommel à El-Alamein. Une partie des volontaires luttent en tant que soldats jusqu’à la défaite finale des Allemands, tandis que d’autres poursuivent le combat dans les rangs de la Résistance.

En comparaison avec la résistance hongroise, le mouvement de résistance français est nettement plus étendu et efficace. Une grande partie des résistants organisés en petits groupes pour la plupart indépendants, et surtout présents dans les régions de Lyon, Grenoble, Marseille et Toulouse, étaient de jeunes immigrés juifs, avec parmi eux de nombreux hongrois : Imre Epstein dans le groupe hongrois de Toulouse, György Vadnai, le futur grand rabbin de Lausanne, à Lyon, l’écrivain Emil Szittya à Limoges, mais on peut également mentionner l’artiste peintre Sándor Józsa, le sculpteur István Hajdú (Etienne Hajdu), le journaliste László Kőrösi, Imre Gyomrai, le photographe d’art Andor (André) Steiner, Lucien Hervé et Ervin Marton, le typographe de renommée internationale, László (Ladislas) Mandel, sans oublier Tamás Elek (1924-1944), Imre Békés Glasz (1902-1944) et József Boczor (1905-1944), exécutés pour avoir été membres du légendaire groupe Manoukian. Les Allemands ont exécuté environ 1 100 résistants juifs de diverses nationalités pendant l’occupation de la France, sans compter les résistants morts en action.

Bien qu’à travers le sort de ces artistes, nous évoquions l’un des chapitres les plus sombres de l’histoire du 20ème siècle, cette exposition n’en demeure pas moins un événement principalement artistique. Elle présente les œuvres d’artistes qui ont aujourd’hui totalement sombré dans l’oubli ou qui n’ont jamais été connus en Hongrie, les œuvres de trois artistes différents quant au déroulement de leur carrière, à leur milieu culturel et à leur style : l’orientalisme et le fauvisme sont perceptibles dans la peinture basée sur les traditions postimpressionistes hongroises de Béla Mészöly Munkás, marquées par les impressions recueillies dans les nombreux pays qu’il a visité, tandis que les lavis de Wittmann démontrent l’influence des écoles allemandes des années 1920-1930 et ses paysages « cubisants » des influences françaises. Les dessins et tableaux d’Edit Bán Kiss, une artiste déportée de Hongrie qui ne se retrouve en France que dans les années de l’après-guerre, témoignent d’une artiste qui voit et pense en trois dimensions. Les œuvres de Bán Kiss, la seule à avoir survécu à la guerre, témoignent de toutes les horreurs vécues, horreurs qui ne sont présentes dans les œuvres de Wittmann et Mészöly Munkás qu’en tant que visions.

Le nombre réduit de travaux exposés ne suffit guère qu’à fournir un aperçu de l’œuvre des trois artistes, il en faudrait bien plus pour former une connaissance approfondie de leur travail. Elles permettront cependant de les remémorer, de nous enrichir des expériences agréables, moins agréables et terribles qu’elles communiquent, de découvrir leurs valeurs artistiques et d’éveiller le désir d’organiser des expositions plus exhaustives.

Béla Mészöly Munkás, Zsigmond Wittmann, Edit Bán Kiss : trois carrières, trois destins, trois univers artistiques différents. Ils sont cependant liés par la France, par le fait que leur vie prend fin loin de leur patrie et car ils ont été exclus de leur pays d’origine et mis de côté dans le monde de l’art.


Bibliographie :

Hersch Fenster : Undzere Farpainikte Kinstler (Nos artistes martyrs) Paris, 1951.

Serge Klarsfeld : Vichy – Auschwitz, le rôle de Vichy dans la solution finale de la question juive en France – 1942, 1983, Fayard, Paris

Endre Bajomi Lázár : Tramontana, magyar önkéntesek Franciaországban [« Tramontana, volontaires hongrois en France »], Zrínyi Katonai Kiadó, 1984.

Montparnasse déporté, Artistes d’Europe (exposition réalisée et catalogue édité par le Musée du Montparnasse dans sa collection Mémoires du Montparnasse), Paris, Musée de Montparnasse, Paris, 2005.

1 Le titre fait référence au livre de Endre Lázár Bajomi intitulé Párizs nem ereszt el (Paris ne me lâche pas) , Szépirodalmi Könyvkiadó, Budapest, 1975.

2 Tamás Ungvári : A feledés enciklopédiája [« L’encyclopédie de l’oubli »], Scolar Kiadó, Budapest, 2009.

3 Katalin S. Nagy : Emlékkavicsok, Holokaust a magyar képzőművészetben 1938-1945 [« Cailloux-souvenirs, l’Holocauste dans les beaux-arts hongrois 1938-1945 »] , Glória Kiadó, Budapest, 2006.

4 Endre Bajomi Lázár : Párizs nem ereszt el [« Paris ne me lâche pas »] Szépirodalmi Könyvkiadó, Budapest 1975.

5 141 000 personnes ont été déportées de France, 75 000 environ à cause de leurs origines, 66 000 pour diverses raisons – 42 000 d’entre eux pour avoir participé à la Résistance.



Pour plus d'informations
Török Zsuzsanna
Holokauszt Emlékközpont
H-1094 Budapest, Páva u. 39
Email: communicatio@hdke.hu
communicatio@hdke.hu
www.hdke.hu/

Hongrie : Elections sans surprise et festives

"Comme prévu, la droite a largement remporté ce premier tour des législatives. La gauche est nettement distancée, là aussi sans surprise, mais n'est pas dépassée par l'extrême droite contrairement à ce qui avait été pronostiqué. Le Jobbik entre néanmoins au parlement avec une progression qui peut être interprétée comme une victoire." La suite de l'article sur podcastjournal.net

dimanche 11 avril 2010

Élections législatives : les premiers résultats vers 23 h 30

De notre envoyé spécial les résultats provisoires :

Fidesz (droite conservatrice populiste): 52,71 %
MSZP (Parti socialiste, majorité sortante): 19,29 %
Jobbik (Extrême droite, ouvertement raciste): 16,71 %
LMP (La politique autrement, proche des verts): 7,42 %
Forum démocratique (Centre droite) : 2,65 %

Élections législatives en Hongrie : dernière minute

De notre envoyé spécial des Mardis hongrois à Budapest
Décidément, c'est Clochemerle ! Même Courteline n'aurait pu trouver mieux et n'aurait pas tant d'imagination.
La divulgation des résultats est bloquée.
Raison: des groupes importants se sont présentés devant certains bureaux juste avant la fermeture. (Fermeture officielle: 19 heures).
Or la loi prévoit que l'on doit encore laisser voter les personnes qui sont "dans le bureau ou son antichambre au moment de la fermeture". La queue sur le trottoir est-elle considérée comme antichambre? Pour moi, non. Mais la commission électorale a décidé de les laisser voter. Le problème: à certains endroits, ils sont arrivés d'un coup à 600 étudiants, comme par hasard!!! . On se demande si ce n'est pas un coup monté...
Du coup, la Commission électorale a prolongé l'interdiction de commentaire. Le problème: elle ne l'a fait savoir que tardivement. Or, des chaines et personnalités avaient déjà commencé à commenter dès 19 heures. On peut donc les poursuivre pour non respect du silence, etc...
Dans certains bureaux de vote de la capitale on ne s'attend pas à une clôture des urnes avant 3 heures du matin vu l'affluence dans la rue...

Hongrie, ultradroite dans ses votes

"Avant les élections législatives de dimanche, voyage dans le nord-est du pays, où les nationalistes du Jobbik séduisent par leurs discours irrédentistes et anti-Roms.

Par FLORENCE LA BRUYÈRE Envoyée spéciale au Borsod (Hongrie)

A l’entrée de la maison de la culture, un stand propose des douzaines de pin’s et stickers représentant la Grande Hongrie, celle d’avant 1920, qui allait jusqu’à l’Adriatique. C’est le dernier meeting du Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik, extrême droite) dans cette banlieue de petits immeubles proprets, que le parti a écumée sans relâche.

En pantalon noir et sweat-shirt Warrior pour l’un, gilet Lonsdale pour l’autre, deux marques fétiches des ultras, Tamas, 22 ans, et Attila, 23 ans, jettent un œil satisfait sur la salle où affluent commerçants, petits entrepreneurs du bâtiment, et beaucoup de jeunes. Si le Jobbik, simple mouvement étudiant fondé en 2003, est devenu un parti national, c’est grâce à ces milliers de jeunes militants. Tamas, étudiant en histoire, veut un changement radical :«La question tsigane n’est pas un problème social ou économique, c’est génétique. Il faut créer un Service du travail obligatoire ou les expulser du pays.» Attila, étudiant en anglais, se dit «contre la démocratie parlementaire, plutôt pour la monarchie constitutionnelle. Il faudrait réserver le droit de vote aux gens instruits». L’Union européenne ? «Elle est dans les mains des capitalistes juifs.»

La suite de l'article à lire sur Libération du 9 avril 2010

Plongée dans l'extrême droite de Hongrie

"Les élections de ce dimanche devraient confirmer la montée d'une extrême droite qui recrute large, des couches populaires aux étudiants.
Discrédités par les scandales et le clientélisme, contraints d'imposer une politique d'austérité après des années de laxisme budgétaire, les socialistes hongrois, au pouvoir depuis huit ans, seront sans nul doute les grands perdants des élections législatives des 11 et 25 avril. Mais, derrière la victoire annoncée de la droite conservatrice se profile un radicalisme qui réveille de vieuxdémons. "La Hongrie et la Bulgarie sont les deux pays européens dans lesquels la montée de l'extrême droite constitue un vrai risque", prévient le politologue Krisztian Szabados, directeur du think tank indépendant Political Capital." La suite de l'article dans lexpress.fr

La Hongrie s'apprête à basculer à droite

"La Hongrie, qui exercera au premier semestre 2011 la présidence de l'Union européenne, se prépare à un bouleversement de son paysage politique lors des élections législatives des 11 et 25 avril. Tous les instituts de sondage prédisent une majorité absolue, peut-être même des deux tiers, à la principale force de l'opposition de droite, le Fidesz, de l'ancien premier ministre Viktor Orban.

L'autre enjeu de ce scrutin législatif, le sixième depuis la fin du communisme il y a vingt ans, sera de confirmer ou non la poussée du parti d'extrême droite Jobbik, qui a capté d'emblée près de 15 % des voix aux élections européennes en 2009, déjouant alors tous les pronostics. Sur sa lancée, le parti de Gabor Vona et de Krisztina Morvai, ses deux figures de proue, s'est donné pour objectif de décrocher la deuxième place au Parlement, devant MSZP, le Parti socialiste hongrois. Au pouvoir depuis 2002, ce dernier est usé par des affaires de corruption qui ont écœuré l'opinion publiqu, et par la politique de rigueur budgétaire qu'ils ont dû se résoudre à mener, avec le secours du Fonds monétaire international, pour sauver le pays de la banqueroute." La suite de l'article sur lemonde.fr du 11 avril 2010

Les Hongrois renouvellent leur parlement, la droite favorite

"Huit millions d'électeurs hongrois ont commencé à voter pour le premier tour d'élections législatives dont le parti d'opposition de centre droit Fidesz est le grand favori.

Le Fidesz, dirigé par Viktor Orban, 46 ans, a déjà dirigé le pays entre 1998 et 2002. Il obtiendra selon les enquêtes la majorité absolue à l'assemblée, et peut-être même les deux tiers des sièges qui lui permettraient de lancer d'ambitieuses réformes structurelles." La suite de l'article sur nouvelobs.com

La Hongrie, après 8 ans de socialisme, se prépare à la victoire de la droite

"La Hongrie, après huit ans de socialisme, se prépare à une victoire de la droite aux législatives dimanche, le parti Fidesz de l'ex-Premier ministre Viktor Orban étant donné grand favori par les sondages, tandis que l'extrême droite devrait faire son entrée au parlement.
Le dernier sondage publié vendredi par le quotidien Népszabadsag créditait le Fidesz de 62%, le Parti socialiste MSZP de seulement 20% et le Jobbik (extrême droite), créé en 2003, de 13%.
Selon d'autres sondages, le Jobbik pourrait même devenir la deuxième force politique du pays, devant les socialistes, dans ce nouvel échiquier politique réduit à trois partis." La suite de l'article sur lesechos.fr du 10 avril 2010

samedi 10 avril 2010

Le SNS propose de renforcer les contrôles á la frontière hongroise

"Le parti national slovaque veut renforcer les contrôles á la frontière entre la Slovaquie et la Hongrie. Le SNS demande au ministre de l´intérieur, Robert Kaliňák, des contrôles frontaliers plus stricts. La vice-présidente du SNS, Anna Belousovová ne veut pas, selon ses propres termes, que se baladent dans le sud de la Slovaquie des fascistes hongrois du parti extrémiste Jobbik. Le leader du SNS, Jan Slota a déclaré que si son parti en avait eu le pouvoir, un contrôle absolu de cette frontière aurait été mis en place depuis longtemps. Les nationalistes réagissent ainsi au passage en Slovaquie de membres de la Garde hongroise ou de Jobbik que Jan Slota qualifie de néo-nazis." Source Radio Slovakia International

Pécs, la cité des musées

"La ville hongroise de Pécs est cette année une des capitales européennes de la culture, où l’histoire et les religions s’entremêlent.

Une ville moyenne de 160 000 habitants perdue dans le sud-ouest agricole de la Hongrie, à trois heures de train de Budapest, peut-elle espérer être un jour « capitale européenne de la culture » ? Certainement, puisque en 2010 Pécs (prononcer « Petsch »), que l’on surnomme « la ville des musées », a été honorée de ce titre (aux côtés d’Essen et d’Istanbul).

Conservateurs de musées, réalisateurs de spectacles ou simples paveurs de rues mettent les bouchées doubles pour finir les travaux. « Nous serons prêts d’ici quelques semaines pour accueillir des milliers de visiteurs, notamment les Européens », assure Csaba Rúzsa, manageur de Pécs 2010. Se tiendront alors quantité de spectacles, expositions et manifestations culturelles – théâtre, danse, arts plastiques, musique, photographie, poésie. Et l’on pourra visiter, leur réfection étant terminée, les musées des peintres Csontváry (1853-1919), le Van Gogh hongrois, et Vasarely (1908-1997), le père de l’art optique." La suite de l'article sur la-croix.com du 9 avril 2010

La Hongrie et son nationalisme

"La compagnie Suez, géant français de l'eau, ferait-elle les frais du nationalisme hongrois? C'est la question que ce sont posés les observateurs quand, en octobre dernier, elle a été évacuée brutalement de la gestion de l'eau par la ville de Pecs. Car cette ville est dirigée par un maire FIDESZ, la Fédération des jeunes démocrates, un parti qui fait justement campagne sur des thèmes nationalistes." A écouter sur France24.com

Les ultranationalistes du Jobbik prospèrent

"Des dizaines de milliers de Hongrois s'apprêtent à voter pour l'extrême droite lors des législatives de demain. Après avoir obtenu près de 15 % aux européennes de 2009, le parti nationaliste Jobbik pourrait au moins rééditer ce score.
Un drapeau rouge-blanc-vert sur la façade de sa villa, un autocollant de la «Grande Hongrie» (1) à l'arrière de sa Volvo, un bracelet tricolore au poignet gauche. C'est peu de dire que Gusztav Tolnay est patriote ! «J'éprouve simplement le besoin de montrer que je suis hongrois, proclame ce débonnaire chef d'entreprise de 64 ans, qui se sent, depuis quelques années, submergé par ses sentiments nationalistes»." La suite sur lefigaro.fr du 9 avril 2010

Voir aussi un autre article paru dans lefigaro.fr du 9 avril 2010
La droite hongroise reprend la main à Budapest

Voir aussi l'article paru dans l'Humanité du 9 avril 2010
"Vague de droite et d’extrême droite attendue sur la Hongrie
Face à un pouvoir socialiste miné par les scandales et usé après avoir mis en musique un super plan d’austérité 
du FMI, les conservateurs ultralibéraux et « patriotes » du Fidesz partent archifavoris du scrutin législatif de dimanche."

Dans le nord déshérité de la Hongrie, en pays rom

"Rend : ce mot, qui signifie "ordre" en hongrois, se détache en gros caractères sur des affiches électorales, en bordure de la route qui mène de Miskolc à Edelény, dans le nord déshérité de la Hongrie. Pour mieux souligner leur sérieux sécuritaire, trois candidats du Parti socialiste hongrois (MSZP) ont posé sans l'ombre d'un sourire. Avec, dans les mains, des heaumes de policiers antiémeute.

A Budapest, où le gouvernement socialiste n'est plus au pouvoir que pour quelques jours, le MSZP prétend malgré tout incarner une tradition de gauche et être un rempart contre les tentations autoritaires à la veille d'élections législatives qui devraient donner à la droite une majorité historique.

Mais on entre ici dans un autre pays. Celui qui n'a pas gagné au change quand s'est effondré le système communiste. Qui est frustré de voir passer les poids lourds modernes immatriculés en Slovaquie ou en Roumanie, ces voisins qu'il regardait jadis de haut. Celui qui craint le présent autant que l'avenir. Et pour qui la menace la plus visible a désormais le teint mat, le cheveu noir, l'allure souvent misérable des Roms, les Tziganes sédentarisés depuis cinq siècles." La suite de l'article sur lemonde.fr

vendredi 9 avril 2010

Vers un raz-de-marée de droite en Hongrie ?

"Les sondages prédisent un raz-de-marée du parti d'opposition de centre droit Fidesz aux élections législatives des 11 et 25 avril en Hongrie, ainsi que l'entrée en force au parlement de la formation d'extrême droite Jobbik.

Ce scrutin législatif, dans un pays confronté à la récession économique, sera le sixième depuis la chute du communisme en 1989.

Il devrait bouleverser le paysage politique et renvoyer dans l'opposition les socialistes du MSZP au pouvoir depuis huit ans mais qui étaient minoritaires depuis la défection de leurs alliés libéraux en 2008." La suite sur fr.reuter.com

L'inquiétant héritage de la "souffrance hongroise", par Joëlle Stolz

"Pour bien des Français, le mot de Trianon évoque la résidence champêtre, au fond du parc de Versailles, où Marie-Antoinette jouait à la bergère. Pour les Hongrois, il est synonyme d'une catastrophe dont, à quatre-vingt-dix ans de distance, ils ne sont pas encore guéris.

L'Europe a-t-elle pris la mesure de ce passé qui revient hanter, au sein de l'Union européenne, les relations entre des pays jadis unis sous la férule communiste ? A la veille des élections législatives, les 11 et 25 avril, où devraient triompher la droite et l'extrême droite hongroises, la question prend une soudaine acuité." La suite de l'article sur lemonde.fr du 9 avril 2010

Pécs, "capitale de la culture" en sursis

"On flaire encore un air d'Orient à Pécs. Ce n'est pas seulement à cause de son minaret ni de la mosquée du pacha Kazim Gazi, si insolite avec sa croix plantée au-dessus du croissant musulman, qui domine la grande place baroque de cette ville méridionale de la Hongrie.

Il y a aussi les volutes un peu lourdes de certains immeubles Art nouveau, le paon en mosaïque qui orne l'entrée de l'Hôtel Palatinus, rue Kiraly, ou la fontaine à quatre têtes de taureaux irisées, créée par la manufacture de porcelaine Zsolnay. Cent cinquante ans de présence ottomane ont laissé des traces subtiles dans cette vieille cité où l'on parle magyar, allemand et croate, où se croisent le souvenir de l'Empire romain et celui du communisme.

Proclamée capitale culturelle de l'Europe en 2010, Pécs (prononcer Pétch) se veut une vitrine de la tolérance, "le portail de l'Europe centrale vers les Balkans". Mais une droite aux pulsions autoritaires, éperonnée par une extrême droite agressive, s'apprête à conquérir une écrasante majorité au Parlement de Budapest. Que restera-t-il, après ce raz-de-marée, des bonnes intentions de Pécs ?" La suite de l'article sur lemonde.fr du 8 avril 2010

La Hongrie, mauvaise élève en matière de santé selon l’OMS

"A l’occasion de la Journée Mondiale de la Santé, le 7 avril, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a dressé un tableau bien peu reluisant des conditions sanitaires et de l’état de santé général de la population hongroise. Alcool, tabac, nourriture grasse et manque d’activité physique, sont les premiers responsables de cet état de fait. Autant dire qu’en Hongrie, cette journée mondiale est passée totalement inaperçue…" La suite de l'article sur hu-lala.org

L’extrême droite pourrait faire une entrée en force au Parlement hongrois

"Les élections législatives hongroises qui auront lieu dimanche 11 avril devraient voir une large victoire de la droite conservatrice, talonnée par la droite extrême, qui pourrait devenir la deuxième force politique du pays

Les sondages annoncent une large victoire de Viktor Orban, le chef de la droite conservatrice, lors des élections législatives de dimanche 11 avril en Hongrie. Après huit années passées dans l’opposition, il devrait obtenir une majorité absolue au Parlement et redevenir ainsi premier ministre.

Son parti, le Fidesz, vise même une majorité des deux tiers, espérant pouvoir ainsi conduire seul des réformes constitutionnelles. Il n’est pas sûr, cependant, que le Fidesz y parvienne. Ce ne sont pas tant les socialistes, actuellement au pouvoir, qui pourraient lui faire de l’ombre, mais la droite extrême." La suite de l'article sur la-croix.com du 9 avril 2010

jeudi 8 avril 2010

Les jeunes Roms font lentement changer l’image de leur communauté

"Douze millions de Roms comptent parmi les exclus des sociétés européennes. Alors que le vieux continent fête jeudi 8 avril la journée internationale des Roms, une nouvelle génération parvient à étudier, à s’insérer et à s’organiser pour mettre fin aux politiques discriminatoires à leur égard

Ils sont Roms. Ils ont moins de trente ans. Ils sont bardés de diplômes. Ils parlent parfaitement l’anglais, manient l’informatique, ont déjà une riche expérience professionnelle. Et ils se dévouent sans compter à la défense de leur minorité." La suite de l'article sur la-croix.com

Les vrais enjeux du scrutin

"Le vainqueur des élections législatives est déjà connu. Ce sera la Fédération des jeunes démocrates, la FIDESz de Viktor Orban. Deux autre partis sont quasi-certains d’obtenir des sièges au Parlement : le parti socialiste MSzP au pouvoir et, pour la première fois, l’extrême-droite Jobbik. Les vraies inconnues sont ailleurs : la FIDESz va-t-elle atteindre la majorité des deux-tiers ? Combien de partis vont entrer au Parlement ?Quel score va réaliser l'extrême-droite ?" La suite de l'article sur hu-lala.org

Le site de l'Institut hongrois de Paris victime d'un hacker

"Hacker est à l'origine un mot anglais signifiant bricoleur, bidouilleur, utilisé pour désigner en informatique les programmeurs astucieux et débrouillards. Plus généralement il désigne le possesseur d'une connaissance technique lui permettant de modifier un objet ou un mécanisme pour lui faire faire autre chose que ce qui était initialement prévu." Source Wikipédia
Ce jour, 8 avril à 10 h, le site de l'Institut est en réparation

L’intolérance vis-à-vis des Roms gagne du terrain en Hongrie

"La population rom de Hongrie a été visée par une série d’agressions mortelles, organisées par des extrémistes. Et ce type de violence tend à se banaliser

Jeno Koka, 53 ans, était un homme sans histoires. Il vivait à Tiszalök, un village du nord de la Hongrie, et travaillait en service de nuit à l’usine pharmaceutique de Tiszavasvari, une petite ville proche. Il a été tué par balles dans la nuit du 22 avril 2009, au moment où il s’apprêtait à se rendre à son travail, alors qu’il sortait sa voiture de son garage. Tout indique que le seul motif est qu’il était rom.

« Les relations avec les Hongrois deviennent très difficiles. Il y a sans cesse des actes de vengeance, et tout cela ne se produisait pas avant », déplore Ferenc Poczkodi, neveu de la victime, par ailleurs président du Conseil rom local, une organisation représentative destinée à faciliter le dialogue avec la municipalité. Des meurtres identiques, il s’en est en effet produit toute une série, en Hongrie, depuis trois ans." La suite de l'article sur la-croix.com

mercredi 7 avril 2010

Législatives hongroises : les enjeux électoraux

"Dimanche 11 avril, les citoyens hongrois se rendront aux urnes pour élire leurs nouveaux députés. Ces élections, 3 ans et demi après le scandale lié aux déclarations de l’ancien Premier ministre Ferenc Gyurcsany devraient servir de prétexte catalyseur aux nombreuses frustrations des Hongrois. Des frustrations qui dans un contexte économique et social difficiles se sont réveillées douloureusement et qui seront à n’en pas douter l’enjeu de ces élections : l’économique prendra le pas sur le politique, faisant ainsi le lit au populisme face à une gauche qui a démérité." La suite de l'article sur podcastjournal.net

"La comtesse" un film de Julie Delpy

"A la mort de son mari, la comtesse Elizabeth Bathory se trouve à la tête d'un vaste domaine et d'une immense fortune. Aidée de sa confidente, la sorcière Anna Darvulia, Elizabeth étend progressivement son influence, suscitant chez chacun crainte, admiration et haine, pour devenir la femme la plus puissante de la Hongrie du XVIIe siècle - dictant ses conditions jusqu'au roi lui-même. Elle rencontre alors un séduisant jeune homme dont elle tombe éperdument amoureuse mais celui-ci l'abandonne. Certaine d'avoir été délaissée car elle n'était plus assez jeune et belle, sombrant progressivement dans la folie, Elizabeth, à la suite d'un accident, se persuade que le sang de jeunes vierges lui procure jeunesse et beauté. Elle commence à prendre des bains dans le sang des jeunes filles du château puis de la région. Débute alors une série d'actes sanglants et diaboliques..." Source evene.fr
Sortie en salles le 21 avril 2010

Une hirondelle ne fait pas le printemps

"Les hirondelles sont en voie de disparition en Hongrie. Un triste constat attesté par les résultats des recherches menées par l’Association hongroise de l’ornithologie et de la protection de l’environnement." La suite de l'article sur le Journal francophone de Budapest

Pécs, capitale européenne de la culture


"À moins de trois heures de Budapest, la ville universitaire aux couleurs méditerranéennes est le dernier carrefour culturel de l'Europe centrale. Cinq envies d'y aller." La suite sur lefigaro.fr

lundi 5 avril 2010

Zsuzsanna Várkonyi au Studio de l'Ermitage lundi 12 avril 2010 à 21 heures


avec:
Csaba Palotai - guitare
Fred Norel - violon
Jeff Hallam - basse
Sylvain Lemêtre - percussion.
entrée: 8/12€

8 rue de L'Ermitage, 75020 Paris, M° Jourdain
res: 01 44 62 02 86

Groupe IPARTERV - Le progrès de l’illusion La troisième génération de l’avant-garde hongroise 1968-1969 à l'Institut hongrois de Paris

Vernissage : Jeudi 15 avril 2010 à 19h00
Institut hongrois de Paris / Galerie Vasarely


D’avril à juillet 2010 la Galerie Vasarely de l’Institut hongrois de Paris présente IPARTERV, une exposition; mais aussi un témoignage d’une époque. La preuve de l’existence d’une volonté de liberté, malheureusement condamnée dès sa naissance et étouffée par le régime totalitaire.

GROUPE IPARTERV (1968-1969)
Le nom « IPARTERV » désigne la troisième génération des artistes avant-garde en Hongrie. Il a été donné au groupe d’après celui d’une société de construction de Budapest, où l’exposition a eu lieu. Après les années 50, caractérisées par une fermeture totale du pays, onze jeunes artistes cherchaient à rejoindre les courants avant-garde internationaux les plus importants de l’époque. Ils s’inspiraient de diverses tendances : de l’expressionisme abstrait, du surnaturalisme, ou encore du pop-art ; et du groupe hongrois Ecole européenne. Pour l’exposition IPARTERV II, organisée le 24 octobre 1969, quatre nouveaux membres ont adhérés au groupe.

A noter : l’exposition organisée à l’Institut hongrois de Paris n’est pas une reproduction de celle de 68-69, mais une sélection des œuvres des artistes qui faisaient partie du groupe. Les œuvres exposées arrivent de cinq collections publiques hongroises: du Musée Ludwig Budapest – Musée d'Art Contemporain, du Musée d'Histoire de Budapest, de la Galerie d'Art de Szombathely, du Musée Jannus Pannonius de Pécs et de la Galerie Nationale de Hongrie.
Le catalogue de l’exposition IPARTERV, sous la direction de Csaba Varga, est édité aux Editions de l’Institut hongrois de Paris.
L’exposition s’inscrit au projet "Pécs 2010", Capitale européenne.

Institut Hongrois de Paris, 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 06 44
Métro: Saint-Sulpice ou Mabillon
Bus: 58, 84, 89
info@instituthongrois.fr
http://www.instituthongrois.fr/

dimanche 4 avril 2010

L’ancien porte-parole de Gyurcsány s’est suicidé

"Dávid Daróczi, ancien porte-parole du gouvernement de Ferenc Gyurcsany, du 18 juin 2008 au 24 avril 2009, et figure éminente de la communauté rom hongroise, s’est suicidé vendredi soir. Il remplissait aussi depuis quelques temps les pages de la presse "people" pour sa liaison avec une personnalité hongroise." La suite de l'article sur hu-lala.org du 3 avril 2010

samedi 3 avril 2010

Le FMI a nourri la crise en Europe de l'est /Responsable tchèque

"Le Fonds monétaire international (FMI) a alimenté la crise économique en Europe de l'est et centrale en 2009, créant une situation qui aboutirait à ce qu'on sollicite son aide, a déclaré le vice-gouverneur de la banque centrale tchèque.

Le Fonds, qui a piloté le sauvetage de la Hongrie, de la Lettonie, de l'Ukraine et de la Roumanie, a mal interprété les données afin de se donner une tâche à accomplir, a dit Mojmir Hampl, dans un entretien publié vendredi par le quotidien autrichien Der Standard." La suite de l'article sur fr.reuters.com

Dossier : la Hongrie et le trafic d’êtres humains

Le site d'actualités hongroises en français, hu-lala.org publie un dossier en trois partie intitulé "La Hongrie et le trafic d'êtres humains".
1 - Profession : trafiquants d'être humains
2 - Travailler comme esclave sur des chantiers au Canada
3 - Interview avec Bálint Dóra, "Regional Programme Assistant" pour l’organisation inter-gouvernementale International Organization for Migration (IOM), en charge notamment de la question des nouvelles formes d'esclavage.

vendredi 2 avril 2010

Hongrie : Bajnai demande au prochain gouvernement de maintenir la rigueur

"Dans un discours d'adieu, le Premier ministre sans étiquette hongrois Gordon Bajnai, en place depuis un an et qui ne briguera pas un nouveau mandat à l'issue des élections législatives ce mois-ci, a demandé à ses successeurs de poursuivre sa politique de rigueur économique.
"Il y a deux leçons à retenir de cette crise: la première est de ne pas dépenser plus que l'on ne gagne, et la deuxième est que l'on récolte ce que l'on sème", a déclaré le chef de gouvernement devant des journalistes au parlement hongrois dans sa dernière intervention avant le scrutin.
Le premier tour aura lieu le 11 avril et l'opposition de droite part grande favorite...

...Il a souligné que son gouvernement, en optant pour des mesures souvent douloureuses -- comme la suppression du 13e mois pour les salariés et les retraités ou des subventions pour le gaz -- a été obligé d'"agir à contrecoeur"." Extraits de l'article paru dans lesechos.fr du 1er avril 2010

Hongrie : le déficit public 2009 légèrement supérieur aux objectifs

"Le déficit public hongrois a atteint en 2009 4,0% du Produit intérieur brut (PIB), contre un objectif gouvernemental de 3,9%, selon les chiffres provisoires publiés jeudi par le Bureau central des statistiques KSH.
"Le déficit en 2009 a atteint 1.056 milliards de forints (3,98 milliards d'euros) soit 4,0% du PIB selon les chiffres provisoires", a annoncé KSH, précisant que le rapport a été envoyé à Bruxelles suite à l'ouverture d'une procédure pour déficit excessif contre la Hongrie." La suite de l'article sur lesechos.fr

jeudi 1 avril 2010

Le Fou de l’autre, par Sophie Képès


Ce truculent recueil de sept nouvelles sur l’amour porte en exergue une phrase de Ferdinando Camon : « Il est difficile d’être une femme, toutes s’en plaignent. Il est impossible d’être un homme, aucun n’y parvient. »

La narratrice est une femme d’aujourd’hui, entre trente et quarante ans. En une série de vignettes, elle compose un tableau drôle, sensible et intelligent de son rapport aux hommes : le mari qui devient l’ex-mari, l’alcoolique qu’elle enivrera toute une nuit de poésie, l’homme infidèle descendu par sa femme (trois coups de revolver), l’amant d’un jour qui l’obsède longtemps, le dragueur tellement surdimensionné qu’elle doit y renoncer, le salaud qui fait bien l’amour, mais aussi le père réac auquel, un jour, elle fait baisser la garde... Sophie Képès a le don de faire vivre des personnages de chair et de sang, et si elle parvient souvent à nous faire rire, ce n’est jamais par la caricature. Voici un livre où le corps parle beaucoup, et bien souvent pour contredire la raison, ou pour trahir le cœur : on s’aime, mais ça ne colle pas ; ça décolle, mais on ne s’entend pas ; on méprise, mais l’emprise est trop forte ; on se jure bien que jamais plus, et pourtant.
En librairie le 1er avril 2010

Collection Littérature
176 pages
12 €
ISBN 9782882502315

Sophie Képès est romancière (Un Automne à Budapest, Seuil, 1984, L’Empêchement d’Izare, Arcantère, 1988, Dans le tourbillon de la vie, Le Pommier, 2002, Un Café sur la colline, Noir sur Blanc, 2007). Elle a traduit en français de grands auteurs hongrois contemporains (Péter Esterhazy, Julia Székely, Dezsö Kosztolanyi...). Elle collabore régulièrement à des films documentaires, et enseigne l’écriture créative à l’Université. « Le Fou de l’autre » est son premier recueil de nouvelles.
Source libella.fr

mercredi 31 mars 2010

Der Springt noch auf ! La dernière marche de Miklos Radnoti sur France Culture le mardi 6 avril 2010


MARDI 6 AVRIL, à 17h
Sur France Culture (93.5 FM)
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/sur_docks/

Der Springt noch auf ! La dernière marche de Miklos Radnoti
Un docufiction de Martin Quenehen et Vanessa Nadjar

Miklos Radnoti est mort.
Miklos Radnoti est mort assassiné, le 9 novembre 1944. Un milicien hongrois – un compatriote – l’a abattu au bord d’une route et jeté son corps dans un charnier.
Radnoti est alors enterré dans une fosse qu’il avait lui-même creusée, au terme de 900 kilomètres de marche forcée. De la mine serbe de Bor jusqu’à Abda, en Hongrie, il avait suivi la débâcle de l’armée allemande sur le front de l’Est, parmi des milliers de prisonniers, dont seule une poignée a survécu.
Miklos Radnoti est mort, mais on a retrouvé son corps. Dans la poche de son imperméable élimé, ses derniers poèmes attendaient, tapis, têtus, obstinés. Ses derniers poèmes attendaient Fanni.

Razglednice (« Carte postale »)
La canonnade en Bulgarie, intense, gronde,
percute la montagne, hésite, puis s'effondre ;
chaos d'hommes, de bêtes, de pensées, d'attelages,
la route cabrée hennit sous la crinière des nuages.
Mais ton image demeure dans ce grand bousculement,
au fond de moi lumineuse, et stable éternellement,
tel l'ange qui fait silence devant le monde détruit,
l'insecte qui fait le mort au creux de l'arbre pourri.
30 août 1944
(trad. Jean-Luc Moreau)

Tissé de poèmes, de témoignages, de fiction et d’archives, Der Springt noch auf ! est un lange et un suaire : un voile. Il invente autant qu’il relate les derniers jours de Miklos Radnoti.

Miklos Radnoti est mort. Mais aujourd’hui sa poésie est enseignée dans les écoles de Hongrie.
Miklos Radnoti est mort, mais il remue encore.

Avec :
Charles Chany et Yvan Landler, survivants de la marche forcée.
La voix d’Attila Toth, pour les poèmes de Miklos Radnoti, et celles d’Anne-Lise Heimburger, Fabien Orcier et Vincent Nemeth, pour les textes de fiction écrits par Martin Quenehen.

Cette émission peut être écoutée et podcastée à l’adresse suivante: http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/sur_docks/

L’Europe autour de l’Europe Florilège de courts métrages jeunes auteurs européens - Mercredi 31 mars 2010 à 20h00 Institut hongrois de Paris

L’Europe autour de l’Europe

Florilège de courts métrages jeunes auteurs européens Hommage à Inforg Studio
Mercredi 31 mars 2010 à 20h00

Institut hongrois de Paris / Cinéma V4

Tarif unique 5€

László Nemes Jeles : Avec un peu de patience

András György Dési : Poupé N° 639

Bálint Kenyeres : Avant l’aube

Attila Bertóti : Le fil d’Ariadne

Can Togay : Le train

Gergely Cziráki : Immesurable

Cecília Felméri : Cuckoo

László 2 Hegedûs : Mozzzart

www.inforgstudio.hu

Institut Hongrois de Paris, 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 06 44
Métro: Saint-Sulpice ou Mabillon
Bus: 58, 84, 89
info@instituthongrois.fr
http://www.instituthongrois.fr/

Sándor Márai et sa fortune littéraire - Colloque international les 15 et 16 avril 2010 à l'Institut hongrois de Paris

Colloque international co-organisé par la Section d'études hongroises (Département Europe centrale et orientale, INALCO), le Centre d’études sur l’Europe médiane (CEEM,INALCO), l’Institut hongrois de Paris et le Musée Petőfi de Budapest.

La marque infaillible du large succès en France d’un écrivain étranger est sans doute sa parution en format poche. Or, peu de Hongrois ont réussi cet exploit : Sándor Márai, lancé par la maison d’édition Albin Michel, fait partie, avec Dezső Kosztolányi, Imre Kertész et Magda Szabó, du quatuor magyar à avoir réussi une telle percée. Pour commémorer son 110e anniversaire, l’Inalco, en partenariat avec l’Institut hongrois de Paris et le Musée Littéraire Petőfi de Budapest, a décidé d’organiser un colloque international pluridisciplinaire. Articulé autour de quatre axes majeurs : réception, histoire littéraire, poétique et intertextualité , ce colloque a l’intention de réunir des spécialistes francophones travaillant sur l’auteur et de s’interroger, au XXIe siècle, sur l’héritage de l’oeuvre de Márai.

Programme

Jeudi 15 avril

9h30 Ouverture du colloque et de l’exposition Márai intitulée «Vagabondages d’une auberge à l’autre » réalisée en collaboration avec
le Musée Littéraire Petőfi de Budapest

Matin : L’Occident et Márai

10h Dominique Autrand (Albin Michel, Paris) : L’édition de Márai en France

10h20 Dóra Faix (ELTE, Budapest) : Les secrets du succès de Sándor Márai en Espagne
et en Amérique latine

10h40 Chiara Fumagalli (Paris 3) : Le succès italien de Márai

11h/11h20 : Discussion puis pause café

11h50 Mihály Szegedy-Maszák (ELTE, Budapest): Márai dans le monde anglo-saxon

12h10 Tiborc Fazekas (Université de Hambourg): The literary Reception of Sándor
Márai’s Novels in Germany

12h30 : Discussion

Après-midi : Poétique de Márai

15h Georges Kassai (CNRS, Paris) : Problèmes de traduction de Márai en français

15h20 János Szávai (ELTE, Budapest) : Márai entre fiction et auto-fiction

15h40/16h : Discussion puis pause café

16h20 Gabrielle Napoli (Paris 3) : Le monologue chez Sándor Márai

16h40 Catherine Mayaux (Université Cergy-Pontoise) : Miroirs décalés et écriture du
malentendu dans « Premier amour » de Márai

17h Catherine Géry (Inalco) : « Les Confessions d'un bourgeois » de Sándor Márai et les soleils noirs de la mélancolie

17h20 : Discussion

Vendredi 16 avril 2010

Matin : Márai et l’Occident

10h Tibor Mészáros (Musée Littéraire Petőfi, Budapest): The Wanderer of the twentieth century

10h20 Jean-Léon Muller (CEEM) : Márai et la France: regard d’un écrivain hongrois sur
la France et les Français dans l’entre-deux-guerres

10h40 Danielle Risterucci-Roudnicky (Université d’Orléans) : L’Allemagne dans le prisme de l’oeuvre de Sándor Márai

11h/11h 20 : Discussion puis pause café

11h40 Antonio Sciacovelli (Université de Hongrie occidentale, Szombathely) : Márai et l'Italie: phénoménologie de l’exil et perte d’identité (Voir Naples et mourir)

12h György Tverdota (ELTE, Budapest) : La patrouille occidentale de Márai

12h20 : Discussion

Après-midi : Márai l’intertextualité

14h30 Silvia D’Amico (Université de Chambéry) : Márai lecteur d’Homère

14h50 Ákos Cseke (Université Pázmány, Budapest) : Márai lecteur de Krúdy

15h10 Ádám Szabó (Université de Lille) : « Soyez raisonnable, demandez
l'impossible ». La guerre de Canudos dans le roman de Sándor Márai

15h30 András Kányádi (Inalco) : L’hypotexte casanovien de Schnitzler dans
la « Conversation de Bolzano »

15h50 : Discussion et clôture

Institut Hongrois de Paris, 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Tél. : 01 43 26 06 44
Métro: Saint-Sulpice ou Mabillon
Bus: 58, 84, 89
info@instituthongrois.fr
http://www.instituthongrois.fr/

Source : http://litteraturehongroise.fr/



La Menuiserie à Pantin : Musique, cinéma, débat, restaurant


Avec mes enfants et un cercle de bénévoles nous animons à Pantin un lieu associatif qui a des activités chaque fin de semaine : un concert le vendredi un le samedi et en plus il y a un restaurant où on peut manger, avant ou après le concert, pour 12 euro des délicieux repas préparés par moi, plutôt de coloration hongroise car c'est ce que je sais le mieux faire mais pas seulement quelques fois je m'égare dans d'autres contrées exotiques comme la cuisine française ou bien chinoise... Le dernier jeudi de chaque mois il y a ciné débat à 20h30, projection de films engagés politiquement ou sur l'écologie, etc...

Le programme pour le mois d'avril:
- 2 avril: Le Collectif Markus (bal)
- 3 avril: La mine de rien
- 9 avril: Simon Drouin et David Delabrosse
- 10 avril: Miva Boïka
- 16 avril: Carte blanche à Fanch - Projection du film Le Tour de Fanch
- 17 avril: Orly Chap
- 23 avril: Reno
- 24 avril: Pierre Grammon et Atch
- 29 avril: Cinédébat - Pretty Diana
- 30 avril: Tout finira bien

Concerts 20h30 PAF 6 euro
Restauration maison à partir de 19h
www.myspace.com/lamenuiserie
Renseignements/réservations: 01 48 40 56 53
77, rue Jules Auffret 93500 Pantin
Métros Eglise de Pantin ou Mairie des Lilas
ou bus 61 arrêt Place Séverine ou bus 249 arrêt Pommiers

Roxane et Nicolas Joseph mes enfants ont créé le Festival TaParole qui va avoir sa 8ème édition en juin de cette année, et nous avions aussi les Auberges à Chanson pendant plusieurs années avant de prendre ce lieu à Pantin où Vàrkonyi Zsuzsanna a été programmée.

Zsuzsi Vásárhelyi

Compagnie Cosmopolite du Pierrot Lunaire Fous d’exil


Szandra Deáky, Catherine Denis, Rodrigo Franco, Xavier Lescoat, Pilar Navas, Laura Rocherieux

6 comédiens, 4 nationalités (française, hongroise, espagnole, brésilienne)
5 langues (texte en français, interventions en hongrois, espagnol, portugais, anglais, chinois)

Mise en scène de Sylvaine Hinglais
Décor de Jean-Claude Mattei
Musique originale du groupe Silicate
Costumes de Anna Le Reun
Lumières de Margot Olliveaux

Six personnages sur une plage polluée, dont quatre partagent le même secret espoir : partir ;
ils attendent un bateau clandestin. Phaéta aime le soleil ; fille de joie sans famille, elle se
cherche une identité. Séléné, la femme lunaire, hantée par un amour perdu, rompt avec le
souvenir. Gilgamesh, l’idéaliste, est poursuivi comme terroriste. Il emmène avec lui Pétronille,
brisée par un passé de maltraitance. Et puis il y a Yin et Yang, les exilés de la raison, arrivés
par hasard sur cette plage. Face au large, ils se laissent emporter par le souffle des mythes,
dans un voyage où l'exil n'a plus de sens.

Espace culture Bertin Poirée
8-12 rue Bertin Poirée
Métro Châtelet
Réservations : 01 44 76 06 06
www.lepierrotlunaire.com du 13 au 17 avril
du 4 au 7 mai
du 18 au 21 mai
du 25 au 29 mai à 20 h 30

Szandra Deáky (hongroise)
Szandra Deaky est arrivée de Budapest il y a un an. Elle a suivi trois ans de formation théâtrale à l'école artistique de Goor Nagy Maria où elle a étudié la danse. Par la suite, elle a intégré la compagnie de théâtre Worosmarty et a joué différents rôles dans des pièces contemporaines et classiques. Quelques mois après son arrivée en France, elle rejoint la Compagnie Cosmopolite du Pierrot Lunaire pour interpréter son premier rôle en français.


Catherine Denis (française)
Licenciée en Arts du Spectacle, Catherine suit les ateliers pratiques sur le jeu de l’acteur dirigés par Alain Astruc et Claude Buchwald, puis complète sa formation au théâtre-école de Montreuil, et au théâtre du Lierre. Depuis, elle joue régulièrement, avec une prédilection pour les auteurs contemporains. Elle rejoint en 2008 la Compagnie Cosmopolite du Pierrot Lunaire pour la création de Le Roi c'est moi.


Rodrigo Franco (brésilien)
Né dans la ville de São Paulo au Brésil, Rodrigo Franco Veloso s’est intéressé très tôt aux jeux et danses
populaires de ce pays, pratiquant la Capoeira, jeu-danse-lutte d’origine afro-brésilienne. En France depuis 2005, il a joué des pièces d’auteurs français, tels que Hugo et Feydeau, sous la direction de Claude Coulon. Il rejoint en 2009 la Compagnie Cosmopolite du Pierrot Lunaire.


Xavier Lescoat (français)
Xavier navigue dans divers univers artistiques, allant de l’audiovisuel à la littérature. Au sein de la Compagnie Cosmopolite du Pierrot Lunaire, il a participé au spectacle Etre là en 2008. Avant cette rencontre, il avait tenu des rôles clés dans un répertoire d’auteurs reconnus, dont Tchékov et Jean Genet. Ses interprétations s’appuyaient sur une complémentarité entre certaines techniques japonaises comme l’Onnagata et les visions occidentales, sous la direction de Junji Fuseya, au Théâtre du Temps (Paris 11ème ).


Pilar Navas (espagnole)
D’origine espagnole, Pilar Navas, passionnée de danse et de théâtre, est entrée dans la Compagnie Cosmopolite du Pierrot Lunaire dès son arrivée à Paris. Elle a participé à plusieurs créations, dont Babel la tête en bas, Folie Pure, et À Poil Monchat !? joué au Guichet Montparnasse à Paris ( 14ème ).


Laura Rocherieux (française d’origine britannique)
Avant d'intégrer la Compagnie Cosmopolite du Pierrot Lunaire en 2008 pour la création de Le roi c’est Moi, Laura Rocherieux a suivi le cours de mimodrame et théâtre gestuel de Natalie Stadelmann, ancienne assistante de Marcel Marceau. Pendant 6 ans, elle a été membre de la Cie du Zèbre dont l'objectif est de donner à voir la forte intimité entre le tragique et le comique à travers des textes classiques et contemporains.

lundi 29 mars 2010

Kertész Imre a párizsi könyvszalonon - Imre Kertész au Salon du livre de Paris

"Óriási érdeklődés övezte a Kertész Imrével folytatott beszélgetést szombaton Európa egyik legrangosabb könyvkiállításán és -vásárán, amelynek a Nobel-díjas író művei és élete közti összefüggés volt a témája.

A fennállásának 30. évfordulóját ünneplő párizsi könyvszalon kivételesen nem egy országot, hanem harminc világhírű írót helyezett a március 26. és 31. között a Porte de Versailles vásárvárosban zajló könyves találkozó középpontjába.

A magyar díszvendég a mustra születésnapi pódiumán színpadi beszélgetés keretében találkozott francia közönségével. Több százan voltak kíváncsiak Kertész Imrére, sokaknak már csak állóhely jutott. A 2002-ben irodalmi Nobel-díjat kapott magyar író valamennyi regénye megjelent franciául az Actes Sud kiadó gondozásában." La suite en hongrois sur Népszava.hu du 27 mars 2010

dimanche 28 mars 2010

Imre Kertész au Salon du livre le 27 mars 2010

Photo : Juli Faloux

On aperçoit ici Imre Kertész sur le stand hongrois du Salon du livre entouré de deux gardes du corps et sous la surveillance de Dezső Kosztolányi.

Comment sont élus les parlementaires hongrois?

"Six partis politiques ont pu inscrire leurs listes nationales pour les élections d'avril. Pas moins de 58 sièges au parlement (sur un total de 386) seront issus de ces listes.
Comment fonctionnent les élections parlementaires hongroises ?" Les explications sur le site hu-lala.org
Un système qui semble bien complexe. Les électeurs s'y retrouvent-ils ?

18H00 Neo Geo by Bintou Simpore Paris - Budapest

Aujourd'hui 28 mars 2010 journée hongroise sur Radio-Nova
101.5 à Paris
Cette semaine, le Néo Géo de Bintou Simporé sera placé sous le signe de la Hongrie!
Au programme, Bintou invitera notamment Toma Marothy, animateur producteur de Tilos Radio, à Budapest, une radio amie, créative et indépendante, active à Budapest depuis 1991.

A noter qu'en ce moment se tient à l'Institut Hongrois de Paris le festival "L'Europe Appelle L'Europe". Plus d'infos ici.

Ma egész nap Magyar Nap a párizsi Radio Nova rádión.

Salon du livre de Paris : Conférence avec Imre Kertész

Fanny Cottençon lit des extraits de "Kaddish pour l'enfant qui ne naîtra pas" d'Imre Kertész

Conférence animée par Manuel Carcassonne




Judith Karinthy interprète d'Imre Kertész

Sénégal: perpétuité pour trois mercenaires hongrois accusés d'assassinat

Trois mercenaires hongrois ont été condamnés samedi à Dakar aux travaux forcés à perpétuité pour l'assassinat de leur chauffeur sénégalais en 2006, a constaté une journaliste de l'AFP.

Trois mercenaires hongrois ont été condamnés samedi à Dakar aux travaux forcés à perpétuité pour l'assassinat de leur chauffeur sénégalais en 2006, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les trois hommes ont été reconnus coupables par la Cour d'assises de Dakar des crimes d'association de malfaiteurs, d'assassinat et de délit de vol en réunion. La défense a quinze jours pour faire appel du verdict.

Gal Geza (29 ans), Zoltan Nazy (32 ans) et Feher Tamas (34 ans) étaient accusés d'avoir tué par strangulation, en avril 2006, un chauffeur sénégalais qui leur avait loué un véhicule 4x4. " La suite de l'article sur lematin.ch

samedi 27 mars 2010

Frigyes Karinthy : Danse sur la corde


Fiction échevelée, roman d’un onirisme luxuriant, foisonnant de personnages, il serait bien difficile de résumer Danse sur la corde. Ainsi le guérisseur et hypnotiseur Rudolf Jellen, le spirite Darman, le dictateur Raganza, apparaissent tour à tour, avatars d’un seul héros à l’identité changeante. Plus fuyantes encore, plus insaisissables, les figures féminines qui traversent le livre, séductrices ou maternelles, innommées, nimbées d’une blancheur symbolique, femmes-papillons, sorties de chrysalides, semblent surgir d’un monde fantasmatique archaïque. On se souviendra qu’à l’époque, les recherches freudiennes mettaient en ébullition le petit cercle des écrivains de Nugyat, fréquenté par Karinthy…

Poème monstrueux, Danse sur la corde s’affranchit de la narration rationnelle pour rejoindre la logique du délire et du rêve. L’écriture tangue sur un fil, au risque de la folie : Karinthy signe là un de ses textes les plus audacieux et les plus inventifs, l’un de ses plus brillants certainement.

Paru aux Éditions Cambourakis
Prix : 12 €

István Kemény : Deux fois deux


Né à Budapest en 1961 István Kemény est l’une des voix les plus marquantes de la jeune poésie hongroise. Ses poèmes associent le questionnement personnel aux méditations sur l’Histoire. Alliance originale d’émotion et d’ironie, ils vivifient nos représentations et nous apprennent à les voir avec distance. István Kemény est l’auteur de huit recueils de poèmes, d’un roman expérimental, d’un essai, de court récits du quotidien et d’une pièce de théâtre signée avec Attila Bartis.

Poèmes traduits du hongrois et présentés par Guillaume Métayer illustrations d’Ana Kozelka.
Paru aux éditions Caractères

Littérature hongroise

La littérature hongroise en langue française a désormais son site que je viens de découvrir.
http://litteraturehongroise.fr/

A signaler aussi la librairie hongroise en ligne où l'on peut se procurer quelques-unes des dernières parutions

vendredi 26 mars 2010

Le spectre des passions nationalistes hante toujours

"Le spectre des passions nationalistes ne cesse de polluer les relations slovaco-hongroises. Les conflits ont même une tendance à s’exacerber sous le vent des élections législatives approchant dans les deux pays. Celles en Hongrie auront lieu le 11 avril, quant au scrutin slovaque, il se tiendra le 12 juin. Récemment, c’est le président du Parti national slovaque Ján Slota dont les propos ont suscité un sentiment de mécontentement. Celui-ci a vivement incité les Slovaques, lors d’une conférénce de presse, à être sur leurs gardes et à accroître leur capacité de défense." La suite sur Radio Slovakia International

jeudi 25 mars 2010

Romano Drom le 26 mars 2010 à Marseille

"Dans le cadre du Festival Lacho Divano du 26 mars au 10 avril 2010, la Cité de la Musique de Marseille reçoit Romano Drom.
Romano Drom s'est formé autour d'un père et de son fils. Les deux Antal Kovács, dissidents du groupe Ando Drom, dans lequel ils ont joué pendant une quinzaine d'années, sillonnent les routes avec leurs compagnons depuis 1999, emportant avec eux l'univers des tsiganes olah de Hongrie." La suite sur frequence-sud.fr

La Hongrie décline les 2,4 Mds du FMI

"Le Fonds monétaire international vient d'annoncer avoir débloqué une nouvelle tranche de son prêt à la Hongrie, d'un montant de 2,4 milliards d'euros, que le pays a déjà déclinée.

La plus haute instance de décision du Fonds, son conseil d'administration, a voté le déblocage de cette tranche qui "contribuera à donner une assurance contre les conséquences de toute détérioration imprévue des conditions de financement international", a indiqué le FMI dans un communiqué.

Le 15 février, le gouvernement hongrois et la Commission européenne avaient indiqué que le pays comptait toujours se passer des sommes que pourrait mettre à sa disposition l'institution multilatérale." La suite sur lefigaro.fr du 24/03/2010

mardi 23 mars 2010

Campagne électorale sur Internet

"Alors que la population semble moins intéressée de suivre les campagnes électorales à travers les média traditionnels, les partis politiques cherchent à se moderniser et suivre des tendances souvent dictées par la jeune génération des électeurs. Internet, et Facebook en particulier, s’impose alors comme le nouveau moyen pour toucher cette population qui fera toute la différence dans les urnes. En Hongrie, comme partout ailleurs, l'accès à Internet s’est répandu à grande vitesse et les sites communautaires rencontres un succès grandissant. Encouragés par ce phénomène, les hommes politiques sont donc de plus en plus actifs sur la toile. Certains y gagnent en popularité, même si certains internautes préfèrent ne pas voir la politique envahir cet espace qu'ils voudraient voir réserver à leur vie privée" La suite de l'article sur le Journal francophone de Budapest

Gyula, François, Paul et les autres…

"La fête de la francophonie nous donne l’occasion de dresser un panorama de la littérature francophone en langue hongroise. De Jules Verne à Amélie Nothomb en passant par Robert Merle, la littérature francophone se porte bien en Hongrie. Des arbres qui cachent toutefois une forêt d’auteurs incontournables dans leur pays et qui restent méconnus des Hongrois.

Anna Gavalda ou Amélie Nothomb font partie des auteurs à la mode dont les œuvres ont toutes été traduites en hongrois. Un succès en librairie que renforce voire précède la sortie en salle de films adaptés de certains romans, comme Ensemble, c'est tout, adapté au cinéma par Claude Berri en 2007, ou encore Stupeur et tremblements par Alain Corneau en 2002." La suite de l'article sur le Journal francophone de Budapest du 22 mars 2010

Festival: Je suis Rom

"Une vraie thérapie culturelle attend le public du festival de printemps cette année. Outre des programmes consacrés au Danemark, à Chopin et au compositeur de l’hymne national hongrois, Ferenc Erkel, d’autres ont trait à la plus importante des minorités hongroises avec une série de programmes intitulés «Je suis Rom». Il était temps car, jusqu’à présent, l’offre culturelle liée à la culture rome durant ce festival se limitait en général aux célèbres 100 violonistes tziganes. Ils monteront évidemment sur scène cette année encore, cependant un vaste pan inconnu de la culture tzigane sera également présenté dans le cadre de cette série. «Je suis Rom» a le mérite de lutter contre certaines mauvaises représentations de l’art tzigane, contrebalancées par des programmes contemporains et des créateurs moins connus du grand public." La suite de l'article sur le Journal francophone de Budapest du 22 mars 2010

Mara Oláh: Scènes de vie romes
Salon Karinthy (Karinthy Frigyes út 22, XIe arrt.)
Du 24 mars au 17 avril

Rodrigó Balogh: Plumage
Théâtre Thália (Nagymezô u. 22-24., VIe arrt.)
Le 2 avril, 20:00

András D. Hajdú: Le quotidien d’un village sans espoir
Théâtre Thália (Nagymező u. 24., VIe arrt.)
Du 19 mars au 5 avril

Orchestre de Chambre Rom
Cinéma National Uránia (Rákóczi út 21, VIIIe arrt.)
Le 24 mars, 19:30

En Hongrie, l’épuisement de l’alternance

"Lettre de Budapest par Thomas Schreiber paru dans le Blog du Monde diplo

Lors des élections législatives qui se tiendront le 11 avril, on s’attend à un très bon score de l’extrême droite. Celle-ci prospère sous une nouvelle forme, mêlant nationalisme classique et fibre sociale, sur fond de stigmatisation persistante des Roms.

La réécriture de l’Histoire est à la mode à Budapest. Le rôle des acteurs principaux de la transition pacifique vers un régime parlementaire, après la fin de l’Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), à plus forte raison s’il s’agit de communistes réformateurs, est passé sous silence ou déformé. Mais cette réécriture concerne aussi le bilan de la première période de la transition post-communiste, au cours de laquelle gouvernements de droite et de gauche se sont succédé au pouvoir." Lire la suite de l'article sur le Blog du Monde diplo du 22 mars 2010

lundi 22 mars 2010

Salon du livre de Paris Stand hongrois - 26 mars - 31 mars Porte de Versailles



Après cinq ans de silence, en 2010, la Hongrie se présente de nouveau au Salon du livre de Paris. Le stand hongrois offre une large gamme de la littérature hongroise éditée en français. Romans, poèmes, nouvelles, pièces de théâtre, contes, essais et ouvrages scientifiques, albums artistiques, bandes dessinées, livres de cuisine et livres CD constitueront l’offre du stand.

Programmes :
Au stand hongrois :
Alberto Manguel présente Le dernier hublotgirafe, roman de Péter Zilahy
Le samedi 27 mars, 17h - 18h

Le hublotgirafe était un livre d’images dans lequel nous avons appris à lire lorsque nous ne savions pas encore lire. Moi, je savais déjà lire, mais j’ai dû apprendre quand même, sinon à quoi ça sert l’école...
Le dernier hublotgirafe est un succès mondial. Traduit en 22 langues, livre de l’année en Ukraine, c’est le roman dictionnaire de l’écrivain hongrois Péter Zilahy, qui cherche un éditeur français à son œuvre.

András Kányádi présente Ivresse de l’aube, recueil de poésie de Dezső Kosztolányi
Le dimanche 28 mars, à 15h

Connu en France pour ses romans (Alouette, Anna la Douce), et ses recueils de nouvelles (Le traducteur cleptomane, Esti Kornél), le poète et écrivain hongrois Dezső Kosztolányi est né le 29 mars 1885. Son premier recueil de poèmes, paru en 1907, dénote l’influence de la poésie française, le dernier, l’exaltation et le vers libre. Sa maladie (un cancer) lui inspire les grands poèmes de ses dernières années, dont Ivresse de l’aube.

Ailleurs :

Rencontre avec Imre Kertész
Le samedi 27 mars, 17h - 18h
Pavillon des 30 ans - Théâtre (U89)

Dans un de ses romans, l’auteur hongrois Prix Nobel 2002 de littérature disait : « Une vie vécue dans le bonheur, est une vie vécue dans le silence ». Imre Kertész brise ce silence le temps d’un dialogue intime sur sa vie et sur son œuvre.
Lecture par Fanny Cottençon
Animé par Carcassonne Manuel (Éditions Grasset)

Après la rencontre, Imre Kertész dédicace ses livres à la librairie du pavillon.

György Dragomán dédicace Le roi blanc
Le mardi 30 mars, 17h -18h
Stand Gallimard

Le roi blanc
nous plonge dans une société amorale diminuée par la terreur et la peur, mais le point de vue adopté ici donne au livre une couleur très particulière, tragi-comique et universelle. La justesse de ton, la légèreté de la langue et la puissance d’évocation du récit sont tout simplement exceptionnelles.

Catherine Horel sera le samedi 27 mars de 14h à 17h au Salon du livre sur le stand Ile de France (librairie Tschann), pavillon 1 n° H72. Elle y dédicacera son livre "Cette Europe qu'on dit centrale" paru chez Beauchesne.

Porte de Versailles | Entrée 9€



Zsuzsanna Várkonyi au Studio de l'Ermitage le 30 mars 2010


Chers Amis,

"Here comes the sun little honey, here comes the sun and I say: dou dou dou dou dou dou dou dou dou dou!!!!"

Notre prochain Concert au Studio de L'Ermitage, aura lieu le 30 Mars, à 21h.

Studio de L'Ermitage,
8 rue de L'Ermitage, 75020, Paris, M° Jourdain

Notre invité special : Le Soleil et une belle surprise dans l'air par : Sophie Sciuto

En première partie:
Mister Jeff Hallam from Portland -Oregon.

Zsuzsanna Varkonyi: - chant, accordéon
Csaba Palotaï - guitare
Fred Norel - violon
Jeff Hallam- basse

SOYEZ LES BIENVENUS!!!