"Une semaine après son triomphe électoral, le tombeur de Viktor Orbán pose sans fard les jalons du « changement de régime » qu’il souhaite mettre en place après seize ans de pouvoir national-populiste.
Péter Magyar (Tisza) arrive déterminé au siège de l’audiovisuel public hongrois, MTVA, orbánisé depuis 2010. Nous sommes le matin du 15 avril, trois jours après avoir renversé Viktor Orbán lors des élections législatives. Le futur Premier ministre règle ses comptes sur Kossuth Rádió, puis sur la chaîne M1, qui l’ont, selon lui, calomnié en continu pendant deux ans. Sur M1, Magyar affirme vouloir « en finir » avec « l’usine à mensonges » une fois son exécutif aux commandes, et annonce qu’il en suspendra l’activité le temps d’en rétablir l’indépendance.
A la sortie du studio, des employés l’applaudissent. Leur calvaire sera bientôt terminé et les médias publics « seront dirigés comme le peuple hongrois le mérite » au terme de la transition, assure Magyar. L’après-midi même, l’agence de presse nationale MTI, elle aussi placée sous le joug de l’audiovisuel d’Etat, sonne la révolte et réclame le retour de sa liberté éditoriale. Depuis l’avènement de Magyar, les médias publics qui encensaient Orbán changent de ton pour sauver (en vain) leur tête." La suite sur lesoir.be
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