L’accord gazier conclu entre Budapest, Ankara et Moscou n’est pas un détail marginal dans les statistiques énergétiques européennes. C’est un signal politique et stratégique net, qui met à nu une fracture de plus en plus visible entre la politique énergétique de l’Union européenne, la cohésion formelle de l’OTAN et les contraintes très concrètes imposées par la géographie. Derrière les discours sur l’indépendance et la solidarité, réapparaît une réalité ancienne : les États agissent d’abord pour survivre.
La logique des petits États enclavés
L’histoire l’a montré à maintes reprises : les pays de taille moyenne ou réduite, surtout lorsqu’ils sont enclavés, ne peuvent se permettre ni rigidité idéologique ni posture morale abstraite. La Hongrie applique cette règle avec un réalisme froid. Sans accès à la mer, sans alternatives crédibles et abordables au gaz russe, Budapest a choisi la continuité, le prix soutenable et la sécurité des approvisionnements. Pour elle, la sécurité énergétique n’est pas un slogan politique, mais une condition de souveraineté." La suite sur lediplomate.media
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