"Dépendance à l’industrie allemande en crise depuis des années, formation d’une bourgeoisie de clientèle de plus en plus contestée, campagne électorale peu crédible autour du thème de la paix, bras de fer avec l'Union européenne, l’économiste Joachim Becker décortique dans cet article l’économie politique de la défaite de Victor Orban.
Les années sous Orbán ont néanmoins produit des effets durables, en particulier le glissement vers la droite nationaliste de tout le spectre politique du pays, ce que le nouveau parlement reflète parfaitement. Si le vainqueur Péter Magyar se démarque d’Orbán par une posture pro-Union européenne (UE), sa ligne ne sortira pas le pays de la dépendance économique.
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Le gouvernement du Fidesz [le parti d’Orbán], au pouvoir depuis 16 ans, représente un modèle pour beaucoup de partis de droite nationaliste en Europe et au-delà. Les élections parlementaires du 12 avril y ont mis un terme. Avec 38,7 % des voix, la droite nationaliste dure du Fidesz se trouve nettement derrière la droite nationaliste un peu plus modérée de Tisza et son candidat Péter Magyar qui en réunit 52,9 %. De plus, forte de son score de 5, 8 %, l’extrême droite de Mi Hazank réussit à franchir le seuil des 5 %.
En termes de sièges, la défaite du Fidesz est amplifiée. 106 des 199 sièges de l’Assemblée hongroise sont réservés aux gagnants des 106 circonscriptions du pays. Tisza en remporte 93. Avec un total de 138 sièges, le parti dispose d’une majorité des deux tiers." La suite sur contretemps.eu
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