mercredi 23 février 2022

Hongrie : Perquisition au refuge pour sans-abri du charismatique pasteur Iványi

"Lundi matin, un groupe d'une trentaine d'agents du fisc a perquisitionné le refuge pour sans-abri de Budapest, rue Dankó dans le 8e arrondissement, dirigé par le pasteur Gábor Iványi . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

En Hongrie, des enseignants privés de droit de grève entrent en désobéissance civile

"Ce sont maintenant plusieurs établissements scolaires en Hongrie qui font de la désobéissance civile pour faire respecter leur droit de grève, qu'ils jugent bafoué . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Vu de Hongrie - La crise ukrainienne doit réveiller l’Europe centrale

"Tandis que Vladimir Poutine envoie ses troupes dans le Donbass, l’heure est venue pour la région de faire valoir son poids et de revendiquer son rôle entre Washington et Moscou, estime un éditorial du site d’opinion magyar Azonnali.

Alors que l’intensification de la crise russo-ukrainienne accentue le fossé entre l’Occident et Vladimir Poutine, le site hongrois Azonnali estime qu’il est temps pour l’Europe centrale d’affirmer sa singularité au-delà des grandes puissances. L’actuel maître du Kremlin “n’acceptera jamais que l’Ukraine intègre l’Otan” mais Budapest et Varsovie “ne peuvent pas omettre que l’agrandissement de l’Alliance atlantique résulte d’une validation démocratique par les peuples de la région”. En novembre 1997, rappelle Azonnali, “85 % des quatre millions de votants hongrois avaient approuvé l’entrée dans l’Otan” lors d’un référendum." La suite sur courrierinternational.com

Conflit en Ukraine : la Hongrie renforce sa frontière

"La Hongrie va déployer des troupes à sa frontière avec l’Ukraine par crainte d’un exode de réfugiés en cas d’escalade de la crise avec la Russie, a déclaré mardi le ministre de la Défense Tibor Benko.

M. Benko a dit aux soldats à Szentendre, au nord de Budapest, que "la frontière" devait "être renforcée".

Les forces armées hongroises ont fermé la frontière entre l’Ukraine et la Hongrie "pour s’assurer qu’aucun groupe armé ne puisse entrer sur le territoire", a déclaré M. Benko." La suuite sur rtbf.be

mardi 22 février 2022

Anna Stein expose ses oeuvres à la galerie Agnès Szaboova du 23 février au 27 mars 2022


Anna Stein expose ses oeuvres à la galerie Agnès Szaboova du 23 février au 27 mars 2022 😀

Le vernissage de l'exposition collective des œuvres de Florence Marie et de Anna Stein aura lieu

Le SAMEDI 26 février à 18 h 00

Agnès Szaboova Gallery 87-89 rue Emile Zola, 76600 Le havre

CONTACT: 06 79 32 26 42

Horaires d'ouverture

Mercredi au samedi 10h00 - 12h30/14h30-20h00

Dimanche 13h30 - 19h00

Lundi et mardi sur RDV uniquement

Opinion - Le “J’accuse !” de la droite hongroise après la décision de la Cour de justice de l’UE

"Mercredi 16 février, la Cour de justice de l’Union européenne rejetait les recours de Budapest et de Varsovie contre un dispositif liant le versement de fonds européens au respect des principes de l’État de droit. Scandalisé par ce verdict, le quotidien conservateur Magyar Nemzet prononce un violent réquisitoire contre Bruxelles.

Le quotidien Magyar Nemzet dénonce vertement le rejet des recours de la Hongrie et de la Pologne auprès de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), annoncé mercredi 16 février, contre un dispositif liant l’attribution des fonds européens au respect de l’État de droit. Selon un article au vitriol, ce jugement “scandaleux” montre que le “mainstream libéral” de l’Union entend “faire chanter financièrement” la Hongrie et la “forcer” à adopter les “valeurs mondialistes”. S’inspirant du “J’accuse !” d’Émile Zola, le journal prononce un réquisitoire en douze points contre l’Union." La suite sur courrierinternational.com

L'UE estime que le veto de Budapest à la vente de la branche hongroise d'Aegon est contraire à la réglementation

"La Commission européenne a déclaré lundi que la décision de la Hongrie d'opposer son veto à l'acquisition par Vienna Insurance Group (VIG) de la branche hongroise de l'assureur néerlandais Aegon enfreignait la réglementation européenne sur les concentrations." La suite sur zonebourse.com

lundi 21 février 2022

En Hongrie, Péter Ungár, député gay et fortuné, en campagne contre Viktor Orbán

"Avec une coalition de partis d’opposition, le député Vert espère renverser le gouvernement nationaliste aux élections législatives du 3 avril. Le trentenaire, héritier et fils d’une intellectuelle pro-Orbán, est le premier parlementaire de son pays à avoir fait son coming out. 

Le député arrive avec ses baskets jaune pétant, dans un de ces bars branchés de Budapest où il évolue comme un poisson dans l’eau. « Je viens d’une famille très freudienne », lance-t-il en forme de présentation dans un anglais parfait, avant de répondre aux questions au rythme d’une mitraillette, mais en écartant systématiquement les plus intimes. « Je comprends que ça vous intéresse, mais vous n’êtes pas mon psychologue. »

A 30 ans, Péter Ungár, élu d’opposition du Parti vert de Hongrie (LMP), est une des plus grandes énigmes de la vie politique hongroise. Bien que fils de la principale figure intellectuelle alliée à Viktor Orbán – Maria Schmidt, la directrice du Musée de la terreur de Budapest –, il est l’un des leaders de l’alliance inédite de six partis d’opposition qui espère renverser le premier ministre nationaliste, au pouvoir depuis douze ans, lors des élections législatives du 3 avril.

Choix courageux d’assumer

A cela s’ajoute qu’il est le premier responsable politique hongrois en activité à avoir assumé ouvertement son homosexualité. Un choix courageux à l’heure où Viktor Orbán a décidé de faire du sujet le principal axe de sa campagne. Le même jour que les législatives, les Hongrois sont en effet invités à se prononcer par référendum sur « la protection des enfants », avec des questions aussi biaisées qu’« êtes-vous favorable à l’enseignement de l’orientation sexuelle aux mineurs sans le consentement des parents ? » ou « êtes-vous favorable à la promotion de la thérapie de changement de sexe pour les enfants mineurs ? »

« Un référendum homophobe, mais qui n’aura aucune conséquence juridique vu la formulation des questions », veut rassurer Péter Ungár, dans un contexte où de nombreux homosexuels ont quitté la Hongrie ces dernières années face au climat de haine et aux messages gouvernementaux confondant homosexualité et pédophilie.

Né en 1991 dans une riche famille de Budapest, Péter Ungár assure avoir découvert son homosexualité à la fin des années 2000, « à une époque où l’extrême droite s’en prenait violemment à la Gay Pride », rappelle-t-il.

Après avoir fait fortune dans l’immobilier, son père meurt en 2006, en lui laissant en héritage sa fortune et son judaïsme. Peu après, Péter Ungár commence à s’intéresser à la politique « par rébellion contre [sa] mère » et pour contrer « cette atmosphère où tout est devenu trop hystérique, trop divisé et trop émotionnel » sous l’influence de Viktor Orbán." La suite sur lemonde.fr (article payant)

Prochaine rencontre des Mardis hongrois de Paris le 1er mars 2022 à partir de 20 h à la brasserie Le Saint-André

 

Prochaine rencontre

le mardi 1er mars 2022
à partir de 20 h 

à la brasserie Le Saint-André
2, rue Danton 75006 Paris
Métro Saint-Michel

 

Kedves Mardis Hongrois-látogatók,
A legközelebbi összejövetel 2022 március 1. este 8-kor kezdődik
Le Saint-André kávéházban
2, rue Danton 75006 Paris
Métro Saint-Michel
 





 

dimanche 20 février 2022

En juillet 2022, embarquez pour une croisière exceptionnelle sur le Danube

"Entre le 12 et 23 juillet 2022, Le Courrier des Balkans et Le Courrier d’Europe centrale vous invitent à une croisière exceptionnelle sur le Danube, de l’Allemagne à la Roumanie, en passant par Vienne, Budapest et Belgrade. Avec la présence à bord des rédacteurs en chef des deux sites.

Tous renseignements et réservation : 01 83 96 83 50 / info@rivagesdumonde.fr

Plus d'information sur courrierdeuropecentrale.fr

L’UE enfin armée pour défendre l’Etat de droit face à la Hongrie et la Pologne

"La Cour de justice européenne a validé, mercredi, le dispositif soumettant l’octroi de fonds européens au respect des règles de droit. Il faut espérer que la Commission ne tardera pas à mettre en œuvre, à l’encontre des dirigeants récalcitrants, ce mécanisme obtenu de haute lutte.

Editorial du « Monde ». Dans la saga des défis posés à l’Union européenne (UE) par deux de ses Etats membres, la Pologne et la Hongrie, sur le non-respect de l’Etat de droit, Bruxelles vient de marquer un point important. La décision de la Cour de justice de l’UE, rendue mercredi 16 février, valide on ne peut plus clairement le dispositif adopté en décembre 2020 par les dirigeants de l’Union afin de soumettre l’octroi de fonds européens au respect des règles de droit par les bénéficiaires." La suite sur lemonde.fr

samedi 19 février 2022

Vu de Tchéquie - Pourquoi donc Bruxelles attache tant d’importance à l’État de droit ?

"Le rejet par la Cour de justice de l’UE de la plainte de la Pologne et de la Hongrie contre le fait de conditionner l’attribution des fonds européens au respect de l’État de droit a, dans l’ensemble, été bien accueilli dans la presse européenne. Le quotidien économique tchèque Hospodarské Noviny explique pourquoi ce jugement est une bonne nouvelle.

Si vous vouliez en savoir davantage sur les questions d’État de droit mais n’osiez pas le demander, l’arrêt rendu, mercredi 16 février, par la Cour de justice de l’Union européenne, défavorable à la Pologne et à la Hongrie, est une bonne occasion pour cela.

Que s’est-il passé ? Les juges de Luxembourg ont rejeté les recours polonais et hongrois contre la nouvelle sécurité juridique qui subordonne le versement des fonds européens au respect des principes de l’État de droit. Selon eux, si le gouvernement d’un pays membre de l’UE détruit l’État de droit chez lui, le reste de l’Union peut refuser de lui verser une partie ou la totalité des recettes du budget européen.

La réalité est que, bien que Viktor Orbán étouffe en toute impunité la démocratie et l’État de droit en Hongrie avec l’aide des milliards de l’UE, le robinet duquel coule l’argent en provenance de Bruxelles n’a encore jamais été coupé. Jusqu’à présent, les possibilités de sanctions n’ont toujours relevé que du domaine théorique en raison de la nécessité d’un vote à l’unanimité au Conseil pour faire aboutir ce type de procédure.

De même, le système judiciaire polonais est désormais une succursale de facto du..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

La merveilleuse aventure de Georg Solti

"Decca publie « Solti London, The Orchestral Recordings », un coffret retraçant le parcours enregistré à Londres par le chef hongrois naturalisé britannique Georg Solti. C’est une mine d’or couvrant plus de quatre décennies.

Le nom de Georg Solti (1912-1997) est étroitement attaché à la ville de Chicago, dont il a dirigé le fameux orchestre de 1969 à 1991. Il fut un acteur musical au moins aussi important de la capitale anglaise, en tant que directeur musical de l’Opéra royal de Covent Garden de 1961 à 1971. Il a fait accéder cette très bonne scène européenne au rang de grande institution lyrique internationale.

Solti avait reçu la proposition de prendre la tête de l’opéra londonien en décembre 1959 après des représentations du Chevalier à la rose. Il n’était pas un inconnu dans la capitale anglaise. Le Philharmonique de Londres fut le second orchestre que lui avait confié Decca en 1949 pour un enregistrement en tant que chef symphonique. C’est l’une des grandes raretés que l’on retrouve ici." La suite sur ledevoir.com

Szia Budapest! Une expo photo à Paris consacrée à la capitale hongroise


"Le journaliste Daniel Psenny a posé son stylo et ressorti son appareil photo pour montrer les différents visages de Budapest, sa ville d’adoption. Il exposera ses photographies à Paris fin février.

« A Budapest, j’ai parfois l’impression de revivre les années soixante-dix en France avec cette forme d’insouciance, de plaisir et de solidarité », nous dit Daniel Psenny. Installé depuis quelques années dans la capitale hongroise, l’ancien journaliste du « Monde », aujourd’hui contributeur du Courrier d’Europe centrale, montre à Paris la Budapest qu’il aime. Ce sera lors d’une exposition intitulée « Szia Budapest! » et qui se déroule du 23 février au 1er mars à la galerie Médicis (6e arrondissement)." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Covid-19 : La vague Omicron reflue en Hongrie

"La cinquième vague de l’épidémie a culminé la dernière semaine de janvier et stagne depuis, selon l’épidémiologiste Ágnes Galgóczi.

S’exprimant sur la télévision M1, Ágnes Galgóczi a déclaré que la concentration de coronavirus dans les eaux usées stagne mais que le nombre de personnes infectées est en baisse constante.

Il y a moins de 5 000 malades hospitalisés pour cause de Covid-19 et environ 200 personnes placées sous assistance respiratoire en soins intensifs." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Week-end romantique à Budapest : quel budget prévoir ?

"Budapest est une très belle ville à visiter en amoureux et notamment en hiver, pour goûter aux charmes de la vieille ville de Buda, avant de plonger dans l’atmosphère chaleureuse des thermes.

Capitale de la Hongrie, Budapest est une ville aux multiples facettes. On y vient pour profiter d’une croisière sur le Danube, pour admirer le somptueux palais du Parlement ou pour arpenter la vieille ville de Buda. Sans oublier un détour aux bains Széchenyi, les plus grands bains thermaux de la ville. Une institution.

Vol pour Budapest : combien ça coûte ?

De Strasbourg, comptez 196 € pour un vol aller-retour et une durée de voyage de 5 heures, escales comprises. Pour les plus petits budgets, des vols à partir de 130 € sont accessibles, mais avec un temps de trajet supérieur à 10 heures.

De Lyon, un aller-retour en avion pour Budapest vous coûtera 115 € en fourchette basse. A ce prix, il vous faudra une dizaine d’heures de voyage pour rejoindre votre destination.

Plus chers, les billets affichés à partir de 165 € vous permettront de voyager en seulement 5 heures, escales comprises, vers Budapest.

Partir de Genève constitue également un très bon compromis, avec des vols directs, facturés à partir de 130 € aller-retour." La suite sur leprogres.fr

Le pouvoir hongrois prêt à toutes les manipulations

"Un journal hongrois, porte-voix du premier ministre Viktor Orbán, publie de prétendues révélations censées mettre au jour un complot contre la Hongrie, avant les élections du 3 avril. Mais il s’agit d’une opération de désinformation, qui a utilisé notamment un billet de blog du Club de Mediapart.

Budapest (Hongrie).– Une forte odeur de barbouzerie imprègne la campagne électorale hongroise, à l’issue de laquelle le premier ministre Viktor Orbán espère rempiler pour un quatrième mandat d’affilée." La suite sur mediapart.fr (article payant)

vendredi 18 février 2022

Revoir Béla Tarr - du 28 au 30 mars 2022 Lieu: Université Paris 8 et Institut Liszt

Colloque international, projections, rencontres
du 28 au 30 mars 2022

Alors que les premiers films de Béla Tarr s’apprêtent à ressortir en salles, ce colloque international vise d’abord à identifier et à analyser ce qui se situe aux origines de son cinéma. Il s’agira notamment de revenir sur les contextes de création au sein desquels il s’est inscrit, en s’interrogeant par exemple sur le rôle joué par le Balázs Béla Stúdió dans l’éclosion du cinéaste. Ce sont ensuite des influences esthétiques, directes ou indirectes, qui seront mises en évidence à travers plusieurs études consacrées aux relations que l’œuvre de Tarr entretient à la littérature, la philosophie ou les arts plastiques. Elles reviendront sur les différentes collaborations dont ses films sont empreints, en particulier ses relations avec l’écrivain László Krasznahorkai et l’artiste Gyula Pauer. Enfin, une grande partie du colloque sera dédiée aux résonances qu’il est possible de déceler entre la démarche de Tarr et celles d’autres réalisateurs (Andreï Tarkovski, Šarūnas Bartas, Hu Bo…), que ce soit sur le plan des formes (le plan long en mouvement), des motifs (la ruine, les territoires désolés) ou des thèmes (l’effondrement). Il sera aussi bien question de l’inscription de ce cinéma dans l’espace soviétique et postsoviétique que de la manière dont il a pu contribuer à forger un imaginaire contemporain de la catastrophe.

Réunissant des chercheurs européens et états-uniens, le colloque s’accompagne d’un programme de projections-débats et se termine par la masterclass du cinéaste Bálint Kenyeres (en sa présence).

Ce programme se tient en écho à la rétrospective Béla Tarr organisée par le Festival Toute la mémoire du monde (Cinémathèque française, 30 mars-4 avril 2022) et au cycle Béla Tarr — Le maître du temps (Carlotta Films, en salles à partir du 6 avril 2022).

Le colloque aura lieu les 28 et 29 mars à l’Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis (Maison de la recherche, 2 rue de la Liberté, 93200 Saint-Denis). La troisième journée du colloque (30 mars) aura lieu à l’Institut Liszt !

Programme des événements parallèles

BALÁZS BÉLA STÚDIÓ 1960-1980 : AUX SOURCES DU CINÉMA DE TARR
le 28 mars 2022 à 19h30
Institut Liszt (92 Rue Bonaparte, 75006 Paris)

Programmation de rares courts métrages issus du BBS, lieu d’expérimentations cinématographiques où Tarr, comme de nombreux cinéastes hongrois, a fait ses premières armes.

Présentation : Gábor Gelencsér (universitaire) et Federico Rossin (programmateur)

Entrée libre (avec masque et pass sanitaire)
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr | 01 43 26 06 44

LE CINÉMA DE BÁLINT KENYERES
29 mars 2022 à 20h
Cinéma Les 3 Luxembourg (67 rue Monsieur le Prince, 75006 Paris)

En présence du cinéaste Bálint Kenyeres

Réservation : lestroisluxembourg.com

MASTERCLASS DU CINÉASTE BÁLINT KENYERES
Le cinéma hongrois : identité, transmission, filiation ?

le 30 mars 2022 à 14h30
Institut Liszt

La masterclass de Bálint Kenyeres sera l’occasion d’interroger les rapports que le cinéaste entretient avec le cinéma hongrois en général et avec l’œuvre de Béla Tarr en particulier.

Modérée par Damien Marguet

Entrée libre (avec masque et pass sanitaire)
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr
01 43 26 06 44

Après sa visite à Poutine, Bolsonaro rencontre Orban en Hongrie

"(Budapest) Le président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro a été reçu jeudi en Hongrie, terre de son allié souverainiste Viktor Orban, au lendemain d’une rencontre avec Vladimir Poutine en pleine crise russo-occidentale sur l’Ukraine.

M. Bolsonaro, très affaibli après trois ans de mandat et isolé diplomatiquement, avait affiché mercredi sa « solidarité » avec le président russe, qui s’est félicité de son côté de discussions « constructives ».

En Hongrie, il a été accueilli dans la matinée par son homologue Janos Ader avant une entrevue avec le premier ministre Orban.

Lors d’une conférence de presse, Jair Bolsonaro a salué son « frère » hongrois, « petit par la taille, mais grand par les valeurs que nous représentons, que nous pouvons résumer en quatre mots : Dieu, patrie, famille et liberté »." La suite sur lapresse.ca

«L'UE fait une interprétation discutable de ses compétences dans le but de sanctionner la Hongrie et la Pologne»

"FIGAROVOX/ENTRETIEN - La Cour de justice de l'UE a rejeté les recours de la Hongrie et la Pologne contre le mécanisme budgétaire qui autorise des sanctions contre ces pays pour «violation de l'État de droit». Max-Erwann Gastineau critique l'état d'esprit des institutions européennes à l'égard de Budapest et Varsovie.

Diplômé en histoire et en science politique, Max-Erwann Gastineau est essayiste. Il a publié Le Nouveau procès de l'Est (Éditions du Cerf, 2019).

LE FIGARO. - La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté les recours de la Hongrie et la Pologne contre le mécanisme budgétaire sur l'État de droit. Que vous inspire cette décision ?

Max-Erwann GASTINEAU. - Cette décision marque un nouveau pas vers l'affirmation d'une Europe institutionnelle toujours plus désireuse de conditionner la souveraineté des États aux canons du nouvel ordre politique qu'elle dessine.

Comme je l'explique dans mon livre dédié aux causes du clivage Est-Ouest, la focalisation des élites occidentales sur la notion - fondamentale - de l'Etat de droit en dit bien plus sur nos propres lignes de force idéologiques et les évolutions psycho-politiques, concernant notre rapport à la démocratie (que nous avons appris à dissocier de l'idée de souveraineté populaire) ou à la liberté, que sur les pays de l'Est accusés de remettre en cause «nos valeurs»." La suite sur lefigaro.fr

L'équipementier automobile chinois Baolong va investir 16 millions de dollars en Hongrie

"L'équipementier automobile chinois Shanghai Baolong Automotive Corporation va investir 5 milliards de forints (16 millions de dollars américains) dans un nouveau site de production de capteurs automobiles dans le centre de la Hongrie, a annoncé jeudi le ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce, Peter Szijjarto.

"Une nouvelle usine sera construite à Szigetszentmiklos (au sud de Budapest). Elle sera le siège européen de la division capteurs automobiles du groupe Baolong", a déclaré M. Szijjarto dans un message vidéo publié sur sa page Facebook.

Le nouveau site de production, d'une superficie de 7.500 m2, comprendra des espaces de bureaux et de stockage. La nouvelle installation devrait être opérationnelle début 2023." La suite sur china.org.cn

Orbán et Vučić main dans la main pour les élections du 3 avril

"Le 3 avril prochain, les électeurs hongrois et serbes se rendront le même jour aux urnes, une échéance que le Premier ministre Viktor Orbán et le Président Aleksandar Vučić préparent en étroite collaboration. Les deux hommes s’appuient sur l’importante minorité hongroise de Voïvodine, qui vote dans les deux pays, pour se soutenir mutuellement.

Traduit et adapté par Milica Čubrilo-Filipović (Article original) Le 3 avril, les Hongrois se rendront aux urnes pour renouveler leur Parlement, le même jour que les Serbes, qui éliront leur Président et leurs députés. Selon Péter Szijjártó, le ministre hongrois des Affaires étrangères, il s’agit du « Jour J », dont dépend l’avenir de la minorité magyare de Serbie, mais aussi celui des Serbes de Hongrie, et plus largement de la poursuite de la bonne coopération entre Belgrade et Budapest. Si le nombre des Serbes en Hongrie est très faible, on compte à l’inverse environ 250 000 Hongrois en Serbie selon le dernier recensement, ce qui en fait la (...)" La suite sur courrierdesbalkans.fr (article payant)

État de droit en Hongrie: les décisions de la justice européenne au cœur des législatives?

"La Pologne dénonce « un élargissement des compétences » de l’Union européenne « très dérangeant et dangereux ». La Hongrie parle d'un « abus de pouvoir » après le rejet des plaintes déposées par les deux pays devant la cour de justice de l’Union européenne. La décision valide de fait le mécanisme liant le versement des fonds de l’UE au respect de l’État de droit. En Hongrie, la question devrait être un thème central de la campagne pour les élections législatives.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté ce mercredi 16 février les recours introduits par la Hongrie et la Pologne, qui contestaient un nouveau dispositif de sanctions liant versement de fonds européens et respect de l'État de droit.

En Hongrie, la question devrait être un thème central de la campagne pour les élections législatives, dont le scrutin aura lieu le 3 avril. Et profiter au Premier ministre Viktor Orban. « Cette décision sera de toute manière utilisée par le pouvoir actuel et monsieur Orban, pour se présenter comme un martyr de l’Union européenne. Les opposants à monsieur Orban vont, bien sûr, mettre en avant le fait que le comportement de monsieur Orban, en politique intérieure et en termes institutionnels, nuit à la position de la Hongrie », explique Paul Gradvohl, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris I en charge de l’Europe centrale, au micro de Nicolas Feldmann, du service international de RFI." La suite sur rfi.fr

Économie - En Hongrie, le gel des prix de l’essence plombe les petites stations-service

"Après avoir plafonné une première fois les tarifs à la pompe pour trois mois en novembre, le gouvernement Orbán prolonge la mesure jusqu’à la mi-mai. Un coup de pouce pour les automobilistes dans un contexte inflationniste, mais un drame financier pour les stations-service les plus modestes, relate la presse magyare.

Le 15 novembre 2021, le gouvernement de Viktor Orbán gelait pour trois mois le prix des carburants à 480 forints (1,35 euro) le litre afin de contenir l’inflation en Hongrie, l’un des pays européens les plus durement touchés par le phénomène. Le 12 février dernier, lors du discours de lancement de la campagne pour sa réélection, le Premier ministre magyar, qui brigue un quatrième mandat successif, prolongeait la mesure jusqu’à la mi-mai. Un drame pour les stations-service les plus modestes, qui se considèrent pénalisées par ce dispositif.

Certaines stations ont “déjà mis la clé sous la porte”, d’autres ont “imposé des quantités maximales de 5 ou 10 litres”, et des gérants “supplient les clients de ne pas faire leur plein chez eux” pour ne pas accentuer leurs difficultés, rapporte un article du portail en ligne 24.hu. Dans le comitat de Komárom-Esztergom, frontalier de la Slovaquie, les automobilistes du pays voisin “affluent” pour profiter de l’essence à prix plafonné, et les petites stations “fonctionnent à perte” car elles achètent le carburant plus cher qu’elles ne peuvent le revendre, raconte, dans un reportage, le quotidien national Népszava.

Faire tenir le système “jusqu’aux élections”

Même constat dans une station-service du comitat de Somogy, dans le..." La suite sur courrierinternational.com (article payant)

De la presse hongroise à « Mediapart », une vaste opération de déstabilisation en faveur de Viktor Orban

Menée de façon ultraprofessionnelle, l’entreprise de désinformation lancée depuis l’outil de propagande du pouvoir hongrois rappelle furieusement celle ayant déjà eu lieu juste avant les législatives de 2018. 

A quelques semaines des élections législatives hongroises du 3 avril, qui s’annoncent les plus serrées en douze ans pour le premier ministre nationaliste Viktor Orban, tous les coups bas semblent permis. Depuis le 7 février, une vaste opération de désinformation et de déstabilisation des ONG a été lancée depuis le Magyar Nemzet, le principal quotidien du pouvoir hongrois. Menée de façon ultraprofessionnelle, elle rappelle furieusement celle ayant déjà eu lieu juste avant les législatives de 2018, et qui avait été attribuée par le site Politico à l’agence de renseignement privée israélienne Black Cube.

Tous les jours où presque, un nouvel article est publié dans le Magyar Nemzet se basant sur des enregistrements secrets de militants qui avoueraient l’existence d’un soi-disant « réseau Soros », du nom du milliardaire et philanthrope américain d’origine hongroise George Soros dont Viktor Orban a fait l’ennemi numéro un. Ce prétendu réseau serait destiné à affaiblir l’image de la Hongrie et de Viktor Orban dans les grands médias internationaux. Visiblement effectués à l’insu de leurs participants, tous ces enregistrements seraient parvenus « à la rédaction en provenance d’une adresse électronique inconnue », affirme cet ancien quotidien prestigieux, devenu sous l’influence d’Orban le principal outil de propagande du pouvoir.

Le premier à ouvrir le bal de cette opération « SorosLeaks » le 7 février était Andrej Nosko, ancien cadre de la fondation Open Society de M. Soros. Dans un bref extrait d’une conversation Skype dénuée de tout contexte, il affirme ainsi que « la couverture médiatique » sur la Hongrie « est biaisée », parce que « les journalistes étrangers me demandaient des contacts ». Dans la foulée sont apparues d’autres vidéos avec des anciens journalistes ou des activistes d’association luttant pour l’Etat de droit. L’un d’entre eux affirme par exemple « avoir l’impression que, dans les pays occidentaux, il existe un récit étrange qui amène à penser que la Hongrie est un endroit où la démocratie est inexistante ».

Dans ses articles traduits en anglais, français et allemand, le Magyar Nemzet en déduit que « les agents de Soros se font pincer les uns après les autres : il n’y a pas une ombre de dictature en Hongrie » et que « l’image que la presse internationale donne de la réalité hongroise est faussée ». Un message repris dans les instants suivant la publication par les médias proches du pouvoir, et sur le blog du gouvernement en anglais." La suite sur lemonde.fr (article payant)

jeudi 17 février 2022

Pourquoi l'Union européenne est-elle si hésitante à sanctionner la Pologne et la Hongrie ?

"Malgré les infractions répétées de la Hongrie et de la Pologne au droit européen, l'Union européenne disposait jusqu'ici de peu d'outils crédibles pour les sanctionner. Elle vient d'en créer de nouveaux, mais limite leur utilisation par crainte de réveiller des fractures politiques anciennes.

L'Union européenne dispose d'une nouvelle arme dans son arsenal, mais sera-t-elle suffisante ? La justice européenne a validé, mercredi 16 février, un mécanisme permettant de bloquer les fonds européens allant aux pays qui remettent en cause l'Etat de droit. Cibles principales : la Pologne et la Hongrie, où la corruption est répandue et l'indépendance de la justice régulièrement remise en cause. Mais entre les sommations des institutions européennes et les sanctions effectives, l'écart est flagrant. Cinq ans après le début des tensions, les deux pays font toujours partie de l'UE et disposent des mêmes prérogatives. Pourquoi l'Union européenne hésite-t-elle autant à mettre ses menaces à exécution ?" La suite sur francetvinfo.fr

« La Hongrie sous Orban », un livre pour comprendre la Hongrie d’aujourd’hui

"Critique
L’ouvrage collectif, écrit sous la direction de Corentin Léotard, rédacteur en chef du Courrier d’Europe centrale et correspondant de La Croix à Budapest, présente l’état de la Hongrie à un mois et demi des élections générales, le 3 avril.

Que sait-on de la Hongrie et des Hongrois ? Les uns gardent en tête un week-end à Budapest, les thermes, les rives du Danube. Les amateurs de politique ont retenu le nom de l’actuel premier ministre, Viktor Orban, l’enfant terrible de l’Europe, chantre de la démocratie illibérale, pointé du doigt par Bruxelles pour ses dérives autocratiques.

« Je crois que maintenant tout le monde sait qui je suis », a-t-il lâché samedi 12 février alors qu’il se lançait officiellement dans sa campagne des législatives, paraphrasant le « Vous me connaissez » d’Angela Merkel. La profondeur du pays magyar, elle, reste largement méconnue. La Hongrie sous Orban se charge de faire d’utiles présentations, à un mois et demi des élections générales, le 3 avril." La suite sur la-croix.com


 

État de droit.La Cour de justice de l’UE déboute la Hongrie, un camouflet pour Orbán

"La cour de Luxembourg a rejeté le recours de Budapest et de Varsovie contre la conditionnalité de l’attribution des fonds européens au respect de l’état de droit. La presse magyare commente largement ce verdict à un mois et demi du scrutin d’avril, lors duquel le dirigeant hongrois briguera un quatrième mandat de suite.

Régulièrement critiquées par Bruxelles pour leurs dérives antidémocratiques, la Hongrie et la Pologne avaient déposé le 11 mars 2021 un recours contre la conditionnalité de l’attribution des fonds européens au respect de l’État de droit." La suite sur courrierinternational.com

Débat au Parlement européen sur l’Etat de droit: le pouvoir hongrois crie au «verdict politique»

"Le Premier ministre, Viktor Orbán, qui brigue un quatrième mandat, parle de riposte à la législation anti-LGBTQI+. L’opposition et les ONG sont ravies de ce tacle contre les dérives antidémocratiques.

En lançant sa campagne samedi dernier, le Premier ministre magyar, Viktor Orbán, briguant un quatrième mandat consécutif le 3 avril prochain, savait la Hongrie condamnée d’avance et dénonçait un « djihad de l’Etat de droit » mené par l’Union. Selon l’exécutif national-conservateur menant la Hongrie depuis 2010, la décision de la CJUE relève d’un « verdict politique ». « La preuve vivante que Bruxelles abuse de son pouvoir », tonne Judit Varga, ministre de la Justice et des Affaires européennes." La suite sur lesoir.be (article payant)

Etat de droit: la justice européenne rejette les recours de la Hongrie et de la Pologne

"Ce mercredi, la Cour de justice de l’Union européenne a statué sur le mécanisme permettant de conditionner le versement des fonds européens au respect de l’Etat de droit.

La Cour de justice de l’Union européenne a appuyé mercredi la conformité du nouveau mécanisme conditionnant les versements du budget de l’UE à un État membre au respect des principes de l’État de droit, en rejetant les recours de la Pologne et de la Hongrie qui le contestaient.

« Ce mécanisme a été adopté sur une base juridique adéquate, est compatible avec la procédure prévue à l’article 7 (du traité sur l’Union européenne) et respecte en particulier les limites des compétences attribuées à l’Union ainsi que le principe de sécurité juridique », selon la CJUE." La suite sur lesoir.be

Hongrie : un cheval de Troie en Europe

"Ancien pourfendeur du communisme et par extension de Moscou, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a opéré depuis plusieurs années un rapprochement diplomatique et idéologique avec Vladimir Poutine. Une aubaine pour la Russie qui exploite cet alignement pour accroitre son influence en Europe.

En pleine crise à la frontière ukrainienne, l’amicale visite du chef de gouvernement hongrois Viktor Orban à Moscou, le 1er février, est venue illustrer une nouvelle fois sa proximité avec Vladimir Poutine. Des grandes manœuvres géopolitiques en cours, il a à peine été question ce jour-là, l’essentiel des discussions ayant porté sur un spectaculaire accord gazier consenti par Moscou à Budapest. Il s'agit d'un atout de poids pour le dirigeant hongrois dans la campagne pour sa réélection, qui vient de s’ouvrir. Coopération économique, mais aussi proximité idéologique autour de la défense d’un ordre moral chrétien, et de plus en plus, alignement géopolitique : la relation des deux pays est aujourd’hui au beau fixe. Pourtant, tout cela n’allait pas forcément de soi, car non seulement la Hongrie est un membre à part entière de l’OTAN, mais Viktor Orban en particulier s’est lancé en politique, au tournant des années 1990, avec comme mot d’ordre la lutte contre le communisme, et l’émancipation d’une forme de tutelle qui avait survécu à l’effondrement de l’URSS.

Comment la Hongrie a-t-elle renoué avec Moscou ? Comment la Russie a-t-elle imposé sa marque sur la Hongrie de Viktor Orban ? A quel point s’articule-t-elle avec le soutien apporté par le Kremlin aux autres extrêmes-droites européennes ? Et que pense l’opinion hongroise de tout cela ?

A partir de 2014 [et de la signature d’un accord nucléaire de grande ampleur avec la Russie], la Hongrie a remis entre les mains de Moscou l’ensemble de son futur énergétique. Il s’agit d’un choix personnel de Viktor Orban et on constate depuis ce moment-là une orientation favorable à un engagement pour la Russie, voir à une dépendance. Paul Gradvohl

La droite hongroise est encore très imprégnée par le touranisme, un mouvement anti-occidental affirmant que la Hongrie doit se rapprocher de ses racines qui sont situées à l’est. (…) Cette imprégnation explique en partie le choix fait par Victor Orban depuis son arrivée au pouvoir de se rapprocher politiquement et économiquement des puissances orientales comme la Chine, la Russie ou la Turquie. Corentin Léotard

Florian Delorme reçoit Paul Gradvohl, professeur d’histoire de l’Europe centrale à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, et Corentin Léotard, journaliste basé en Hongrie et rédacteur en chef du Courrier d’Europe centrale."

A écouter (58min) sur franceculture.fr

La Hongrie et la Pologne, privées des fonds du plan de relance, menacent de bloquer les institutions de l’UE

"Depuis plusieurs mois, Varsovie et Budapest font de l’obstruction. Dans plusieurs capitales, on redoute qu’ils finissent par déclencher une crise à haut risque politique.

A la veille du sommet entre l’Union européenne (UE) et l’Union africaine, prévu jeudi 17 et vendredi 18 février, Varsovie menace de ne pas s’associer aux conclusions qui seront publiées dans la foulée de la rencontre. Ce faisant, le gouvernement de Mateusz Morawiecki envoie un message clair à ses partenaires : tant que la Pologne sera privée des fonds du plan de relance européen auxquels elle peut prétendre (23,9 milliards d’euros de subventions et 12,1 milliards d’euros de prêts), elle ne se montrera pas coopérative.

« D’ici au début du sommet, la Pologne peut encore changer d’avis. Mais, si elle ne le fait pas, tant pis. On pourra toujours écrire dans les conclusions qu’un Etat membre, pour des raisons qui ne sont pas liées à la substance du texte, ne s’y associe pas », relativise un diplomate. En l’espèce, il s’agit d’une déclaration politique, pas d’un acte législatif, et les réticences polonaises ne sont, pour l’heure, qu’une manifestation de mauvaise humeur.

Certes. Mais cela fait plusieurs mois que Varsovie menace de bloquer les institutions communautaires en faisant de l’obstruction. Le plus souvent, Budapest, qui n’a pas non plus touché le premier des 7,2 milliards d’euros de subventions que la Commission a mis à sa disposition pour faire face à la crise due au Covid-19, est également de la partie.

Ainsi, en décembre 2021, les deux pays ont fait savoir que la directive de la Commission pour une fiscalité minimale des grandes entreprises ne leur convenait pas, alors qu’ils avaient signé l’accord conclu au sein de l’Or­ganisation de coopération et de développement économiques dont ce projet de loi découle. Le 15 mars, date à laquelle les ministres des finances européens doivent se réunir sur le sujet, « on pourra mesurer leur détermination », lance un diplomate.

« On peut rendre plus compliqués les débats »

Autre exemple, lors du Conseil européen du 16 décembre 2021, Varsovie et Budapest sont montés au créneau sur les sujets liés à la hausse des prix de l’énergie et à la transition écologique, alors que les Vingt-Sept cherchent à atteindre la neutralité carbone en 2050. Face à leur offensive conjointe et afin d’éviter un blocage, le président du Conseil européen, Charles Michel, a finalement décidé de ne pas évoquer ces sujets dans les conclusions publiées à l’issue du sommet.

« La ­Pologne et de la Hongrie disent à leurs homologues : “On est membres du Conseil, on peut rendre plus compliqués les débats” », confie un diplomate. Elles espèrent ainsi infléchir la position de la Commission qui exige de leur part – en vain pour l’instant – des réformes pour faire progresser l’Etat de droit, en préalable à tout versement dans le cadre du plan de relance européen. A Budapest, Bruxelles demande de lutter contre une corruption devenue endémique et à Varsovie d’assurer l’indépendance d’une justice aujourd’hui à la solde du pouvoir." La suite sur lemonde.fr (article payant)

mercredi 16 février 2022

Soirée des Mardis hongrois de Paris du 15 février 2022 - Quelques images

 


























L’économiste Péter Róna candidat à la présidence de la République de Hongrie

"Péter Róna, un avocat et économiste âgé de 79 ans, a été désigné symboliquement par les six partis de l’opposition pour succéder à l’actuel président János Áder.

Le geste est purement symbolique car, le 10 mars prochain, c’est l’ex-ministre de la Famille Katalin Novák qui sera choisie par la majorité Fidesz-KDNP au parlement pour remplacer János Áder." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Bolsonaro, premier président du Brésil à se rendre en Hongrie

"La venue annoncée du président brésilien Jair Bolsonaro jeudi à Budapest est devenue officielle, rapporte Telex . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Budapest inaugure sa "Maison de la musique hongroise"


Maison de la musique Hongroise Budapest• Crédits : Palkó György

"La Hongrie, pays de Béla Bartok et de Franz Liszt, terre passionnée de musique s’offre une nouvelle salle de concerts spectaculaire : la "Maison de la musique hongroise". Cette Maison de la musique est l’un des éléments du grand parc muséal voulu par le premier ministre Viktor Orban. A l’instar de Vienne, la capitale autrichienne, Budapest aura bientôt son quartier des musées dans le Bois de Budapest, le grand parc de la capitale. Les travaux sont en cours et la Maison de la musique hongroise dont le bâtiment est signé de l’architecte japonais Sou Fujimoto est le premier édifice à ouvrir ses portes.

Florence La Bruyère, notre correspondante à Budapest s'est rendue sur place pour rencontrer le directeur Andras Batta et Sou Fujimoto, l'architecte.

"On peut voir cet édifice sous des angles différents. Si vous marchez dans le parc, sous les arbres, vous allez voir un toit apparaître au-dessus du bois. Ce n’est pas une transition brutale, on passe en douceur d’une forêt à une autre, car la Maison de la Musique est une sorte de forêt architecturale. Vous êtes dans un bâtiment intégré dans la nature et ouvert sur la forêt." Sou Fujimoto, l’architecte"

A écouter sur franceculture.fr (5min)

Saint-Valentin : Un happening pro-LGBT dans des restaurants en Hongrie

"Des associations pour les droits des homosexuels en Hongrie ont organisé une petite action, lundi à l’occasion de la Saint-Valentin.

« Ági et Kati fêtent la Saint-Valentin à la maison. Comme elles, il y a des milliers d’amoureux en Hongrie aujourd’hui qui n’osent pas sortir au restaurant, se prendre la main ou s’embrasser publiquement. Cette table vacante leur est dédiée. Nous les aurions accueillis. »" La suite sur courrierdeuropecentrale.fr

Pour l’Etat de droit, l’UE frappe la Pologne et la Hongrie au portefeuille

"La Cour de justice de l’Union européenne devrait lever ce mercredi le dernier obstacle qui empêchait la Commission de prélever dans les subventions dues à Varsovie et Budapest.

Des longues négociations européennes de l’été 2020 étaient sorties deux avancées majeures : la création d’une dette commune au bloc et la mise en place d’un mécanisme de conditionnalité qui liait l’attribution des subventions au respect de l’Etat de droit. Un an et demi plus tard, l’endettement a servi à financer en partie le plan de relance mais la conditionnalité est toujours au point mort. Le principe de ce nouveau règlement européen est pourtant simple. Il donne à la Commission les moyens de réduire les subventions destinées aux Etats membres si des entorses à l’Etat de droit menacent la bonne utilisation de l’argent des citoyens européens. En clair, Bruxelles pourrait couper les fonds destinés à Budapest et Varsovie si la glissade démocratique ne s’interrompt pas.

Le Parlement européen et plusieurs Etats dits «frugaux», comme les Pays-Bas, se sont fait les principaux défenseurs du projet. En face, la Hongrie et la Pologne ont tout fait pour l’empêcher de voir le jour, d’abord en menaçant pendant des mois de..."  La suite sur liberation.fr (article payant)

Szia Budapest!, une exposition photo de Daniel Psenny

"Ex-journaliste au Monde installé désormais à Budapest, Daniel Psenny expose ses photos de la capitale hongroise dans une galerie parisienne. Il nous parle de sa démarche, de ses découvertes de la ville et de son admiration des nombreux photographes hongrois exilés à Paris qui, avant la Seconde guerre mondiale, ont écrit la légende du photojournalisme et influencé de nombreuses générations de photographes. 

Eva Vamos : Spécialiste des médias, vous avez écrit pendant plusieurs années dans de nombreux journaux français dont Le Monde. Pourquoi avez-vous abandonné l’écriture pour la photographie ?

Daniel Psenny : Je n’ai pas abandonné totalement l’écriture car je continue à collaborer à quelques journaux français, selon la demande. Mais, il est vrai qu’en me promenant dans Budapest que je découvre chaque jour, j’ai plus de réflexe de sortir mon appareil photo que mon stylo. C’est une ville magnifique, pleine de surprises. Il suffit de lever le nez pour apercevoir une façade Art Déco ou une architecture raffinée aux allures viennoises ou ottomanes, de pousser une porte pour s’aventurer dans des cours magnifiques ou de  déambuler dans des coursives (les fameux gangs) incroyables. C’est la singularité de cette ville avec ses bains, ses jardins, ses grandes avenues, ses monuments et son passé que l’on devine ancré jusque dans les murs. Budapest possède une atmosphère particulière qui offre un immense terrain de jeu pour un photographe." La suite sur jfb.hu

Transavia rouvre sa ligne Nantes-Budapest

"À Nantes, la compagnie low-cost, filiale d’Air France, rouvre une ligne qui n’était plus opérationnelle depuis 2019. Le tarif d’un aller simple pour la capitale hongroise démarre à 40 €.

Transavia rouvre sa ligne Nantes-Budapest, au départ de l’aéroport Nantes-Atlantique, entre le 28 mars et le 28 octobre 2022. La filiale low-cost d’Air France propose jusqu’à deux vols par semaine vers la capitale hongroise. Cette ligne n’avait plus été opérationnelle depuis 2019 !

« Capter des visiteurs hongrois »
Les vols à destination de Budapest sont disponibles à la vente depuis ce mardi 15 février à 14 h (www.transavia.com). Le prix ? À partir de 40 € l’aller simple." La suite sur ouest-france.fr

András Türke : « La France reste au cœur de nos centres d’intérêt même si elle se positionne loin derrière l’Allemagne ou les États-Unis »

"L'historien et politologue András Türke, docteur HDR en histoire des relations internationales de l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, chercheur associé de plusieurs universités et instituts hongrois, publie avec une vingtaine d'universitaires de son pays un volumineux ouvrage intitulé A jelenkori Franciaország, « La France contemporaine ». Rencontre.

Le Courrier d’Europe centrale. Sous votre direction, la filiale des éditions L’Harmattan en Hongrie, fait paraître ce volumineux ouvrage en deux tomes, « La France contemporaine ». Comment sont composés ces livres ? Qu’y trouve-t-on précisément ?

András István Türke – Il s’agit de deux tomes d’un livre inédit assez volumineux – 840 pages – consacré à la Ve République écrit par une vingtaine d’auteurs parmi les meilleurs experts hongrois. Le projet a été réalisé sous la direction de l'Europa Varietas Institute en Suisse et du Centre universitaire francophone (CUF) de l’Université de Szeged.
Le premier volume du livre suit un fil conducteur chronologique scandé par les différentes présidences de la République en France. Les chapitres présentent . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

mardi 15 février 2022

György Cziffra, le pianiste aux 50 doigts (1/5)

György Cziffra à son piano en 1962 ©Getty - Erich Auerbach
"Résumé

D’origine hongroise comme son légendaire compatriote Franz Liszt, György Cziffra n’est pas seulement un pianiste aux pouvoirs extraordinaires, c’est aussi et surtout un homme de cœur dont la vie est une destinée jalonnée de résurrections.

En savoir plus

György Cziffra est ce qu'on appelle un virtuose, même s'il n'aimait pas tellement le mot.  Dès son plus jeune âge, il témoigne d'une oreille musicale. Il naît en 1921 à Budapest et c'est son père qui lui donne ses premiers cours de piano à l'âge de quatre ans et à seulement 9 ans, il intègre la prestigieuse Académie Franz Liszt de Budapest. Comme bien des artistes de sa génération, Cziffra est frappé par la Deuxième Guerre Mondiale. Il doit alors cesser d'étudier et rejoindre les troupes hongroises sous commandement nazi, âgé de 20 ans seulement, marié et père de famille.

En 1950, opposé au régime communiste hongrois, il tente de traverser la frontière clandestinement. Il est fait prisonnier politique pendant 3 ans. En 1953, le pianiste exceptionnel est reconnu par le ministère hongrois des Affaires Culturelles ce qui lui vaut une carrière d'interprète virtuose à travers de nombreux concerts en Hongrie. En 1956, c'est le début de l'Insurrection Hongroise, Cziffra fuit le pays pour s'exiler en Autriche où il demande l'asile politique et part ensuite pour la France avec sa femme et son fils de 14 ans." La suite et à écouter (29') sur radiofrance.fr

Hongrie : Le bras de fer se poursuit entre les enseignants et le gouvernement

"Un décret publié vendredi restreint encore les possibilités de se mettre grève pour les enseignants hongrois, qui menacent le gouvernement d'une grève illimitée à partir du 16 mars . . ." La suite sur courrierdeuropecentrale.fr (article payant)

Hongrie: 685 migrants irréguliers empêchés d'entrer dans le pays au cours des trois derniers jours

"Selon la police, 1 872 migrants ont été empêchés d'entrer dans le pays du 31 janvier au 6 février, et 1 501 autres du 7 au 13 février.

Les forces de sécurité hongroises ont empêché 685 migrants irréguliers d'entrer dans le pays au cours des trois derniers jours, a déclaré la police lundi.

Le communiqué de la police a indiqué qu'au moins 23 personnes ont également été arrêtées pour suspicion de trafic d'êtres humains au cours de la semaine dernière.
" La suite sur aa.com.tr

lundi 14 février 2022

Cinéma - Miklós Jancsó : Rouges et Blancs le 8 mars 2022 à 19:30 Lieu: Institut Liszt

Institut Liszt 92 Rue Bonaparte, 75006 Paris 

 Rouges et Blancs, réalisé par Miklós Jancsó, 1967, 90 minutes, sous-titré en français

Dans Rouges et Blancs, Jancsó porte un regard critique sur le passé soviétique à partir de la Guerre civile qui a opposé bolchéviques et tsaristes après la Révolution d’octobre 1917. À travers l’histoire de László, internationaliste hongrois venu prêter main-forte à ses camarades communistes, le film brouille les lignes ennemies pour interroger la violence de la guerre et sa représentation.

Dans la région de la Volga russe, retrouvant les vastes paysages ruraux du cinéma de Jancsó, le film explore esthétiquement l’expérience des soldats. Co-production soviéto-hongroise, entreprise dans le cadre du jubilé de la révolution, le film échappe à une vision célébratoire du régime. Il fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes en 1968.

Présenté par Bia Rodovalho

Au cours des cinq décennies où Miklós Jancsó (1921-2014) a été artistiquement actif, son œuvre cinématographique a beaucoup évolué. Des codes du « réalisme socialiste » à ceux du « film de genre », sa production est le reflet de son cheminement à travers les mutations politiques et sociales de la Hongrie. Pourtant, cette diversité a été largement éclipsée par l’aura de quelques chefs-d’œuvre réalisés dans les années 1960 et 1970. La radicalité de son esthétique, introduisant un nouvel usage du travelling et du plan long au service d’un lyrisme subversif, a marqué le public et la critique en France et à l’étranger. Le cinéma protéiforme de Jancsó s’est ainsi trouvé associé à un style qui ne correspond qu’à un moment de son parcours, lui qui par ailleurs a investi plusieurs champs d’étude (le droit, l’histoire de l’art et l’ethnologie) et mouvements politiques (le collège populaire, le socialisme) avant de se consacrer au cinéma.

Le cycle Jancsó que nous proposons pour cette année a pour but, d’un côté, de mieux comprendre au sein de ses films la prééminence de l’horizon, du territoire, des corps déambulant dans la plaine, en inscrivant le « style Jancsó » dans un parcours artistique et politique long et complexe. D’un autre côté, il s’agira d’aborder les divers contextes où prend ancrage l’imaginaire qu’il déploie, de la Hongrie à la Yougoslavie, en passant par l’Italie et la France. La question sera notamment de savoir comment le cinéaste s’est intéressé à plusieurs événements marquants de l’histoire hongroise et européenne, et de questionner leur faculté à continuer d’éclairer le présent. Enfin, cette nouvelle exploration de la filmographie de Jancsó doit permettre de jeter un éclairage sur certains pans méconnus de son œuvre (premiers courts métrages, derniers films) et de la faire résonner avec celles d’autres cinéastes hongrois. 

Entrée libre (avec masque et pass sanitaire)
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr | 01 43 26 06 44

Regardez ce film en ligne dans notre groupe Facebook : Ciném'à la Maison, disponible uniquement pendant la projection !

Concert du groupe Makám à l'occasion de la fête nationale du 15 mars 2022 à 19 h 30 Lieu: Institut Liszt

Institut Liszt 92 Rue Bonaparte Paris 6ème 

 Photo : Marcell Krulik

L’un des plus anciens représentants de l’ethno-folk et de la world music en Hongrie, le groupe Makám a donné près de 2000 concerts dans plusieurs pays européens et en Inde. Tradition et modernité, cette double attache caractérise leur musique depuis leurs débuts. Les influences d’Extrême-Orient, balkaniques ou africaines y font bon ménage avec des réminiscences du jazz et de la musique contemporaine. Leurs créations les plus récentes sont placées sous le signe de la redécouverte des formes archaïques de la musique traditionnelle hongroise et du chant.

Le répertoire du concert sera composé, entre autres, des poèmes mis en musique d’Endre Ady, László Nagy, Sándor Weöres et de Sándor Petőfi.

Bori Magyar (chant)
Barbara Kuczera (violon)
Dávid Eredics (instruments à vent)
Zoltán Krulik (guitare, composition)
Attila Boros (basse)
László Keönch (percussions)

Entrée libre (avec masque et pass sanitaire)
Réservation obligatoire : reservation@instituthongrois.fr
01 43 26 06 44